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5 février 2026

Culture : L’ancienne Bibliothèque d’Alexandrie, le trésor perdu du savoir antique








  La Bibliothèque d’Alexandrie, fondée au IIIᵉ siècle av. J.-C. dans la ville d’Alexandrie, en Égypte, est l’un des symboles les plus fascinants du savoir dans l’Antiquité. Initiée sous le règne de Ptolémée II Philadelphe, elle avait pour ambition de rassembler toutes les connaissances disponibles à l’époque. Selon les historiens, elle aurait pu contenir entre 400 000 et 700 000 parchemins, certains évoquant même jusqu’à 900 000 documents, provenant de l’Égypte, de la Grèce, de la Perse, de l’Inde et d’autres régions du monde connu.


  Cette bibliothèque n’était pas seulement un dépôt d’écrits : elle était un centre scientifique et intellectuel unique. Des savants tels qu’Euclide, le père de la géométrie, ou Archimède ont été associés à son rayonnement. On y enseignait les mathématiques, l’astronomie, la médecine, la philosophie et la littérature. Des chercheurs venaient de tout le bassin méditerranéen pour copier, traduire et étudier les textes. La Bibliothèque employait des dizaines de scribes pour recopier les œuvres et les rendre accessibles aux érudits. Les collections comprenaient des rouleaux de papyrus, parfois regroupés par thème ou par auteur, et certaines sources indiquent que jusqu’à 40 000 rouleaux pouvaient être stockés dans les seuls annexes de lecture et salles d’étude. Chaque navire arrivant au port d’Alexandrie était inspecté : tout manuscrit jugé important pouvait être copié et conservé dans la bibliothèque, ce qui en faisait un véritable centre de centralisation du savoir mondial.


  Le destin de la Bibliothèque reste tragiquement énigmatique. Plusieurs incendies et destructions successives ont contribué à sa disparition. L’incendie le plus célèbre, lors de la guerre de Jules César en 48 av. J.-C., aurait détruit une partie de la collection, mais d’autres destructions, sous le règne de l’empereur Aurélien au IIIᵉ siècle ou lors de conflits ultérieurs, ont probablement achevé le travail. Aucune estimation précise ne peut déterminer combien de parchemins ont été perdus à chaque épisode, mais il est certain que la quasi-totalité du savoir accumulé a disparu. Malgré sa destruction, la Bibliothèque d’Alexandrie reste un symbole universel : la quête du savoir, la curiosité intellectuelle et la volonté de rassembler la connaissance humaine. Elle a inspiré la création de centres d’étude, de bibliothèques et d’universités à travers les siècles. Son mythe illustre également la fragilité des trésors culturels face aux guerres et aux catastrophes.


  En conclusion, l’ancienne Bibliothèque d’Alexandrie demeure l’incarnation de l’aspiration humaine à la connaissance universelle. Avec ses centaines de milliers de documents perdus, elle continue d’alimenter l’imaginaire et la réflexion sur le rôle des bibliothèques et des institutions culturelles dans la transmission du savoir à travers les générations. Son héritage immatériel reste une source d’inspiration pour toutes les civilisations.



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