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29 juillet 2025

Sport : Le Bed Racing, quand la course au lit devient un sport national

 






  Dans un pays où l’on ne manque ni d’humour ni de créativité, le Bed Racing s’impose comme l’un des événements les plus fous du calendrier festif finlandais. Cette course de lits sur roues, aussi sérieuse qu’amusante, attire chaque année des centaines de participants... et encore plus de spectateurs hilares. Né dans les années 1980 à Sonkajärvi (la même ville connue pour le portage de femmes) le Bed Racing est une épreuve loufoque où des équipes déguisées propulsent un lit roulant sur un parcours chronométré. Une personne est allongée sur le lit, pendant que les autres membres de l’équipe le poussent à toute allure. Le concept s’est depuis exporté dans d'autres villes, comme Kerava ou Helsinki.


  Plus qu'une simple course, c’est un carnaval à ciel ouvert. Les participants rivalisent d’imagination pour décorer leur lit, souvent selon un thème décalé : hospitalisation comique, lit de princesse, soucoupe volante... L’ambiance est bon enfant, entre éclats de rire, musique, et encouragements du public. Les règles sont claires : le lit doit avoir un matelas, quatre roues (au minimum), un occupant allongé et passer la ligne d’arrivée intact. Certaines courses ajoutent des obstacles ou des virages spectaculaires, histoire de pimenter l’épreuve.


  Le Bed Racing reflète l’esprit finlandais : un savant mélange de tradition, d’autodérision et de convivialité. C’est une manière unique de braver la routine, de renforcer la cohésion locale, et de prouver qu’un lit n’est pas seulement fait pour dormir. Ce genre de sport, né de la fantaisie nordique, nous rappelle que le rire, la créativité et la folie douce sont aussi essentiels que les performances physiques. En Finlande, on ne dort pas sur ses deux oreilles, on court dessus !



7 juillet 2025

Sport : Moustique Catching, le sport improbable qui fait buzz 








  Le Moustique Catching n’est pas qu’une simple activité estivale pour les vacanciers agacés, c’est devenu, dans certains pays, un véritable sport, à mi-chemin entre réflexe, patience et stratégie. L’idée est simple, attraper à mains nues ces petits vampires ailés avant qu’ils ne se régalent de votre sang.


  Ce sport singulier a connu son heure de gloire en Asie, notamment au Japon, où des compétitions amicales sont parfois organisées. Les règles varient, mais le principe reste le même : chaque moustique attrapé rapporte un point, et le gagnant est celui qui en capture le plus grand nombre dans un temps imparti. Au Japon, lors d’un concours organisé en 2010, un participant est parvenu à attraper 40 moustiques vivants en 5 minutes, à mains nues, sans les tuer. En Thaïlande, on raconte qu’un homme aurait attrapé sept moustiques d’un seul coup en frappant ses deux mains juste au-dessus de son épaule, là où ils s’étaient regroupés.


  Derrière ce passe-temps un brin loufoque, se cache un exercice étonnamment complet, il faut de la rapidité, un bon sens de l’observation, et surtout beaucoup de sang-froid. Certains adeptes développent même des techniques dignes des arts martiaux pour piéger le moustique en plein vol. Et certains champions recommandent de ne pas frapper trop fort, mais d’utiliser un mouvement lent et précis des deux mains pour piéger l’insecte dans une sorte de "bulle d’air". Dans certaines régions rurales d’Asie du Sud-Est, des familles s’affrontent le soir à la lueur des lampes, et le perdant doit offrir le dessert ou faire la vaisselle.


  Si le Moustique Catching peut faire sourire, il révèle aussi, à sa manière, la cohabitation parfois tendue entre l’homme et cet insecte minuscule mais redoutable. Entre compétition bon enfant et véritable combat contre les piqûres, ce hobby insolite a trouvé sa place parmi les sports les plus inattendus du monde.


  Au fond, le Moustique Catching n’est pas seulement un passe-temps farfelu ou une revanche légère sur ces insectes agaçants. C’est un petit geste de résistance face à la nuisance, une preuve que même les combats les plus minuscules peuvent révéler courage, patience et ingéniosité. Car qu’on les attrape pour rire, pour se protéger, ou pour battre un record, ces moustiques nous rappellent qu’il y a toujours, dans le quotidien le plus banal, une part de défi et de victoire.



18 juin 2025

Sport : Le portage de femme, l'Eukonkanto







  Au cœur de la campagne finlandaise, dans le paisible village de Sonkajärvi, se déroule chaque été l’un des événements sportifs les plus improbables d’Europe : le championnat mondial de portage de femme, ou Eukonkanto en version originale. L'idée semble sortie tout droit d'un sketch, et pourtant, elle mobilise des dizaines de couples chaque année, prêts à en découdre dans une course d'obstacles hilarante et redoutablement physique. Le principe ? Un homme (le plus souvent) porte une femme (sa compagne, une amie ou parfois une volontaire rencontrée sur place) sur ses épaules, dans un parcours chronométré truffé d’embûches. Mais attention, il ne s’agit pas d’une promenade romantique : boue, sable, haies, bassin d’eau glacée, rien n’est épargné aux compétiteurs.


  Ce sport déjanté trouve son origine dans une légende locale remontant au XIXe siècle. Un célèbre brigand de la région, Herkko Rosvo-Ronkainen, aurait entraîné ses hommes en leur faisant courir dans les bois avec de lourdes charges... Parfois même des femmes enlevées dans les villages voisins. Ce passé trouble a été détourné avec humour pour donner naissance à un événement aussi loufoque que bon enfant. Depuis 1992, l’Eukonkanto s’est structuré autour d’un règlement officiel : le parcours fait exactement 253,5 mètres, la femme portée doit peser au minimum 49 kilos (sinon, on ajoute un sac de sable pour équilibrer), et la chute entraîne des pénalités de temps. Quant à la position la plus utilisée, dite "estonienne" elle implique que la femme s’accroche par les jambes au cou de son porteur, sa tête ballottant dans le dos. Mais ce qui rend cette épreuve encore plus savoureuse, c’est la récompense : le vainqueur remporte le poids de sa partenaire en bière. Oui, littéralement. Une tradition qui pousse certains à revoir leurs priorités, et d’autres à s’entraîner toute l’année avec passion et fous rires. L’ambiance, elle, est à la fête : déguisements loufoques, couples dégoulinants de boue, encouragements déchaînés et public hilare font de l’événement un moment unique en son genre. Et comme souvent en Finlande, le sérieux de l’organisation n’empêche jamais une bonne dose d’autodérision.


  Depuis quelques années, ce sport absurde a franchi les frontières : on trouve désormais des compétitions similaires en Allemagne, aux États-Unis, en Estonie ou encore en Australie. Mais la finale mondiale reste à Sonkajärvi, haut lieu de la glissade amoureuse et de la performance burlesque. L’Eukonkanto est devenu un symbole à la fois du folklore finlandais, de son humour froid et de cette capacité à transformer les choses les plus improbables en rituels collectifs. Derrière les cris, les gamelles et la bière bien méritée, c’est toute une culture de la convivialité qui s’exprime, avec un zeste d’absurde et un sacré sens de l’équilibre.



28 mai 2025

Nature : Les Aurores boréales, invitation à l’émerveillement

 






  Tout commence à des centaines de kilomètres au-dessus de nos têtes. Les aurores boréales, aussi appelées "aurores polaires", sont le fruit d'une rencontre spectaculaire entre le vent solaire et la magnétosphère terrestre. Chargées de particules électrisées, ces bourrasques venues du Soleil entrent en collision avec les atomes de notre haute atmosphère, provoquant une libération d’énergie sous forme de lumière. Résultat : des drapés verts, parfois rouges ou violets, qui ondulent dans le ciel nocturne comme un voile vivant. Ce phénomène naturel, à la fois scientifique et mystique, fascine l’humanité depuis l’aube des temps. Les peuples nordiques ne sont pas restés indifférents à ce spectacle céleste. Chez les Samis (voir l'article : Anthropologie : Le peuple Sâme au nord de la Scandinavie), les aurores boréales étaient considérées comme des âmes ou des esprits, et il fallait éviter de les montrer du doigt, sous peine de mauvaise fortune. En Islande, on disait que les femmes enceintes ne devaient pas les regarder, au risque de donner naissance à des enfants strabiques. Les Inuits du Groenland, eux, croyaient que les aurores étaient les âmes des morts jouant au football avec un crâne de morse ! Même les Romains y voyaient parfois des signes divins ou des présages de guerre.


  Pour observer ces phénomènes, il faut se rendre dans les régions proches des cercles polaires, notamment au nord de la Norvège, en Finlande, en Islande, au Canada, en Alaska ou encore au Groenland. Des lieux comme Tromsø, Abisko ou Yellowknife sont devenus des sanctuaires pour les chasseurs d’aurores. Plus le ciel est sombre, dégagé et éloigné de toute pollution lumineuse, meilleures sont les chances d’admirer ce ballet céleste. L’hiver, avec ses longues nuits, est la meilleure saison, même si certaines aurores peuvent être visibles dès septembre. Le photographe français Paul Zizka raconte avoir attendu plus de trois semaines en Alaska pour capter “l’aurore parfaite”, celle qui envahit tout le ciel en un déferlement d’ondes vertes et roses. D'autres aventuriers, comme les explorateurs polaires du XIXe siècle, notaient dans leurs journaux des descriptions si poétiques qu'elles semblent tirées d’un rêve : "Le ciel s’ouvrit comme un rideau d’émeraude, et les étoiles semblèrent s’éteindre devant la lumière nouvelle". L’astronaute canadien David Saint-Jacques, quant à lui, a même observé une aurore depuis l’espace, la décrivant comme “une pulsation vivante de la Terre elle-même”.

  Les couleurs varient selon le type d’atome heurté : le vert provient de l’oxygène, tout comme le rouge (à plus haute altitude), tandis que l’azote donne du bleu ou du violet. Ce dialogue entre Soleil et Terre est si puissant qu’il peut perturber les GPS, les communications radio, voire provoquer des pannes d’électricité lors d’éruptions solaires particulièrement intenses. L’aurore est donc à la fois un spectacle féerique et un rappel de notre fragilité technologique. Le célèbre orage solaire de 1859, dit "événement de Carrington", provoqua des aurores visibles jusqu’à Rome, et fit exploser des lignes télégraphiques.

  Assister à une aurore boréale en direct, c’est vivre un instant suspendu, entre science et magie. Certains la décrivent comme une révélation, d’autres comme une forme d’hypnose visuelle. Elle rappelle que notre planète, bien qu’enfermée dans ses habitudes et ses technologies, reste profondément liée aux forces cosmiques. Pour les amoureux de la nature, les rêveurs et les passionnés de ciel, les aurores sont plus qu’un phénomène : ce sont des messagères de lumière, venues nous rappeler que l’univers danse, et que parfois, la Terre danse avec lui.



8 mai 2025

Sport : Mobile Phone Throwing, le lancer de téléphone portable








  Le lancer de téléphone portable a été inventé en 2000, dans la petite ville de Savonlinna, en Finlande. Le pays est souvent associé à des compétitions décalées et ce nouveau sport s’inscrit dans cette tradition d’humour nordique et d’originalité. L’idée : recycler de vieux téléphones tout en organisant une compétition absurde et divertissante.


  Il existe des catégories comme le "Lancer Classique" qui est la distance maximale, chaque concurrent lance un vieux téléphone.  Ou le "Style Libre", dont on juge la créativité, la posture, l’originalité. Le record du monde masculin avoisine les 100 mètres, un exploit étonnant si l'on considère la forme irrégulière du téléphone. Ce sport a inspiré des compétitions en Angleterre, en Allemagne, en Estonie et même au Japon. Il existe un championnat du monde, organisé chaque été.


  Au-delà de l’amusement, le lancer de téléphone véhicule un message écologique et anti-consumériste : se moquer de notre obsession pour la technologie, tout en promouvant le recyclage. C’est aussi une forme de catharsis : quoi de mieux que jeter un vieux téléphone, source de stress quotidien ?