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Le Moustique Catching n’est pas qu’une simple activité estivale pour les vacanciers agacés, c’est devenu, dans certains pays, un véritable sport, à mi-chemin entre réflexe, patience et stratégie. L’idée est simple, attraper à mains nues ces petits vampires ailés avant qu’ils ne se régalent de votre sang.
Ce sport singulier a connu son heure de gloire en Asie, notamment au Japon, où des compétitions amicales sont parfois organisées. Les règles varient, mais le principe reste le même : chaque moustique attrapé rapporte un point, et le gagnant est celui qui en capture le plus grand nombre dans un temps imparti. Au Japon, lors d’un concours organisé en 2010, un participant est parvenu à attraper 40 moustiques vivants en 5 minutes, à mains nues, sans les tuer. En Thaïlande, on raconte qu’un homme aurait attrapé sept moustiques d’un seul coup en frappant ses deux mains juste au-dessus de son épaule, là où ils s’étaient regroupés.
Derrière ce passe-temps un brin loufoque, se cache un exercice étonnamment complet, il faut de la rapidité, un bon sens de l’observation, et surtout beaucoup de sang-froid. Certains adeptes développent même des techniques dignes des arts martiaux pour piéger le moustique en plein vol. Et certains champions recommandent de ne pas frapper trop fort, mais d’utiliser un mouvement lent et précis des deux mains pour piéger l’insecte dans une sorte de "bulle d’air". Dans certaines régions rurales d’Asie du Sud-Est, des familles s’affrontent le soir à la lueur des lampes, et le perdant doit offrir le dessert ou faire la vaisselle.
Si le Moustique Catching peut faire sourire, il révèle aussi, à sa manière, la cohabitation parfois tendue entre l’homme et cet insecte minuscule mais redoutable. Entre compétition bon enfant et véritable combat contre les piqûres, ce hobby insolite a trouvé sa place parmi les sports les plus inattendus du monde.
Au fond, le Moustique Catching n’est pas seulement un passe-temps farfelu ou une revanche légère sur ces insectes agaçants. C’est un petit geste de résistance face à la nuisance, une preuve que même les combats les plus minuscules peuvent révéler courage, patience et ingéniosité. Car qu’on les attrape pour rire, pour se protéger, ou pour battre un record, ces moustiques nous rappellent qu’il y a toujours, dans le quotidien le plus banal, une part de défi et de victoire.
Les kayans, aussi appelés padaungs, ont fui la Birmanie dans les années 80-90, à cause du conflit avec la junte militaire birmane, beaucoup se sont installés en Thaïlande, dans l'état de Karen. Ils on le même socle civilisationnel que les hmongs, ainsi que la plupart des autres ethnies montagnardes du Sud-Est Asiatique (nourritures, religion et croyances tournée vers les esprits, le feux sacré, la façon de construire avec les mêmes matériaux, etc). (voir l'article sur les hmongs). Les kayan, composent une ethnie dont la langue appartient au groupe linguistique tibéto-birman. La société Kayan est de type patrilinéaire, les chefs traditionnels prennent les grandes décisions. Leur chants, accompagnés de flutes, de tambours et autres instrument traditionnels racontent la création du monde, les exploits de leurs ancêtres, l'histoire des animaux symboliques. Beaucoup d'entre eux ont abandonnés le mode de vie traditionnel, de ce fait, dans ces pays, dire d'une personne qu'elle est une padaung est devenu péjoratif. Beaucoup d'entre eux se sont convertit au christianisme une minorité est restée animiste ou bouddhiste. L'ethnie ne compte tout au plus que 150 000 personnes de nos jours.
Cette ethnie montagnards bien qu'elle soit semblable aux autres ethnies de la région, se distingue avec ses femmes, qui portent des anneaux de laiton autour du coup, on les appellent "les femmes girafes". Contrairement à une idée reçue, les anneaux ne poussent pas le cou, ils abaissent les épaules et compriment la cage thoracique, ce qui donne l'illusion d'un long cou. Les premiers anneaux sont portés à partir de cinq ans. Les raisons de cette pratique sont variés, ils correspond au standard de beauté de la culture Kayan, mais c'est aussi une protection contre les morsures de tigres paraît-il, enfin, c'est un marqueur, une façon de se distinguer des autres peuples. Il n'y a pas d'explication "officielle". C’est un mélange d’esthétique, de tradition, de légendes et de codes sociaux. Cette tradition soulève des questions d'éthiques autour de l'identité, du tourisme et des droits humains.
De nos jours il y a de moins en moins de femmes qui veulent porter les anneaux pour bien des raisons, comme l'éducation classique, ou simplement une volonté de s'ouvrir au monde. Le problème, c'est que cette ethnie, blottie à cheval sur deux pays souffre d'abord du manque de droits civiques, en Thaïlande, beaucoup vivent sans papiers ni reconnaissance officielle. Alors certains voient l'ouverture au tourisme comme un moyen de subsistance, un moyen de gagner de l'argent tandis que d'autres y voient un genre de zoo humain où les femmes sont maintenues dans une tradition qu’elles n’auraient peut-être pas poursuivie spontanément. A cela s'accompagne l'exil volontaire ou forcé. La culture et la langue sont en pertes de vitesses, surtout chez les jeunes.
Les Hmongs viennent du sud de la Chine où ils sont appelés Miao, beaucoup d'entre eux ont migrés au nord du Vietnam et du Laos au XVIIIe siècle pour fuir les persécutions et l'acculturation imposée par les empereurs de Chine. D'ailleurs, de nos jours, moins de la moitié des 6 millions de gens de cette ethnie vivent toujours en Chine. Les hmongs sont partout dans le monde, en occident ils sont pour beaucoup aux USA et en France. Ils sont montrés du doigt pour avoir collaboré avec les américains et les français durant les guerres au Vietnam et au Laos. En échange d'aide et de protection, les USA ont recrutés des milliers d'entre eux. Mais après la victoire des communistes, ils ont été violement réprimés et poussés à l'exil. Des milliers d'entre eux ont fuit leur contrée pour aller en Thaïlande, en traversant la jungle et le Mékong au péril de leur vie. Beaucoup sont morts de maladies, de noyades, ou ont été victimes de mines anti personnelles. Une fois sur place, ils ont été cantonnés à des camps de réfugiés, pendant des années, avant d'être expulsés. En France les hmongs sont un modèle d'adaptation, ils travaillent dans les champs, et de nos jours il existe toujours un marché hmong à Avignon.
La langue hmong est une langue tonal, divisée en plusieurs dialectes. La culture hmong se distingue par ses fêtes, ses vêtements, sa spiritualité et ses traditions. En quelques mots, je dirais que c'est une ethnie complexe et complète.
Ils ne sont rentrés dans l'histoire dans les années 1950, auparavant la langue hmong se transmettait uniquement à l'oral. Au début des années 50, un groupe de missionnaire leur ont créé un alphabet latin, connu sous d'alphabet romanisé du Hmong. Aujourd'hui il est le plus populaire au sein de l'ethnie, bien qu'il existe aussi des systèmes d'écriture alternatifs.
Il existe des variations sociétales au sein de la communauté, on parle de hmongs blancs, hmongs verts, rouges, etc... Leurs vêtements sont confectionnés avec soin, souvent en chanvre, souvent colorés et finement brodés. Certains groupes utilisent des couleurs voyantes et d'autres des couleurs plus sobres. Les hommes portent souvent des vestes courtes et des pantalons larges. Les femmes portent des vêtements brodés principalement avec des fleurs des montagnes et des papillons Sur le plan spirituel, beaucoup d'entre eux pratiquent l'animisme, le culte des ancêtres et celui de la nature. Le chamanisme joue toujours un rôle précis dans la guérison des maladies et la vie dans la communauté. Leurs rites funéraires sont assez poussés. Lorsqu'un hmong meurt, il est guidé vers le monde de ses ancêtres à l'aide de rituels et de cérémonies. On joue aussi de la flute (qeej) pour accompagner l'âme du défunt.
Leurs habitats traditionnels sont fait de bois et de bambous avec des toits en chaumes. Construite sur pilotis à certains endroit, la maison n'est pas seulement un lieu de vie, c'est aussi là qu'ont lieux des rituels et des offrandes, là encore le feu possède un rôle primordiale.
La gastronomie hmong est très simple, à base de riz, de maïs, porc et de volailles principalement. et en Asie il pratiquent l'agriculture sur brûlis pour étendre leurs terres cultivables. Ils pratiquent aussi mais de moins en moins, la culture du pavot (Opium).
Encore une ethnie où le rôle des hommes et des femmes sont complémentaires, l'homme chasse, construit, et mène les rituels religieux. La femme s'occupe des enfants, de l'artisanat et de la cuisine. Les anciens, hommes et femmes prennent les décisions les plus fondamentales.
Il y a trois types de fête importantes :
- Le Noj Peb Caug qui est le nouvel an des hmongs. Au cours duquel les jeunes jouent à un jeu appelé le "Pov Pob". Il s'agit un jeu de balle en tissus, simple, se joue entre jeunes hommes et jeunes femmes. Le but de ce jeu est de se trouver un partenaire amoureux. Les jeunes échangent des regards et des sourires, et parfois cela mène à un mariage.
- Les cérémonies animistes
Et enfin :
- Les mariages, souvent traditionnels, souvent arrangés. Il fut un temps ou un homme pouvait kidnapper la femme qu'il voulait épouser, on appelait ça le "zij". Ce genre d'actions ne se pratique plus, il est devenu anecdotique du passé des hmongs.
Les hmongs, bien que légèrement différents ça et là, ont des légendes en commun. Le mythe créateur de la civilisation c'est un frère et une sœur qui ont survécus à un déluge en se cachant dans un tambours creux. Ils auraient demandé à leurs ancêtres comment repeupler le monde, ce à quoi ils ont répondu qu'ils devaient se marier. Pour éviter l'inceste, ils ont pratiqué un rituel qui consistait à faire rouler deux meules de riz du haut du colline, si elles se rejoignaient c'était un signe, ce qui arriva. Et voilà comment le peuple Hmong fut créé. Une autre légende, appelé "L'épée sacrée et le royaume oublié" on raconte qu'un roi possédait une épée qui le rendait complètement invincible face aux armées chinoises. Un jour elle fut volée et cachée dans une montagne, et c'est à partir de là que le peuple fut obligé de fuir. On dit que, la retrouver, permettrait de retrouver la grandeur passée des hmongs.