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27 avril 2025

Culture : Jean de la Valette, le chevalier qui sauva l'Europe







  Jean Parisot de la Valette (1494-1568) est l’une des figures majeures de l’histoire méditerranéenne du XVIᵉ siècle. Né dans une famille noble du Quercy, dans le sud-ouest de la France, il entre dès son adolescence dans l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, plus connu sous le nom d'ordre des chevaliers de l’Hôpital. À l’époque, cet ordre militaire et religieux est entièrement tourné vers la protection des pèlerins et la défense du monde chrétien contre les attaques musulmanes.


  Formé au combat naval et terrestre, Jean de la Valette se distingue d’abord lors des nombreuses escarmouches contre les corsaires musulmans en Méditerranée. Il est capturé en 1541 par les Ottomans lors d’un combat et passe un an comme esclave sur les galères ennemies, une épreuve terrible qui ne fait que renforcer sa détermination. À sa libération, il poursuit son ascension au sein de l’ordre jusqu’à être élu Grand Maître en 1557. Jean de la Valette parlait couramment plusieurs langues, dont l’italien, l’occitan, et l’arabe, appris pendant sa captivité. 


  Son destin bascule au mois de mai 1565 avec l’événement qui va forger sa légende : le Grand Siège de Malte. Face aux ambitions du sultan Soliman le Magnifique, qui veut s’emparer de cette position stratégique au cœur de la Méditerranée, Jean de la Valette organise la résistance avec une détermination farouche. Les forces ottomanes, menées par le célèbre corsaire Dragut (qui mourra durant le siège, retenez ce nom), comptent environ 30 000 à 40 000 hommes. En face, à peine 6 000 défenseurs, dont beaucoup de civils et dont seulement 500 chevaliers. Lors du siège, les défenseurs de Malte avaient tellement peu de munitions qu’ils recyclaient les boulets ennemis pour tirer à nouveau. Malgré des bombardements incessants et des vagues d'assauts, les défenseurs tiennent bon. Fort Saint-Elme tombe après une résistance héroïque, mais au prix de lourdes pertes ottomanes. 


  Jean de la Valette coordonne habilement la défense depuis Birgu (Vittoriosa), la ville principale fortifiée. Sous un soleil écrasant, la lutte est féroce. Les chevaliers et les habitants de Malte se battent pied à pied, dans des conditions d’extrême violence. Jean de la Valette, malgré ses 71 ans, combat sur les remparts, harangue ses hommes, soigne les blessés, et refuse toute reddition. Grâce à sa stratégie d’attrition et à sa foi inébranlable, il parvient à briser l’élan ottoman. En septembre, après des mois d’épuisement, de maladies et de combats sanglants, l'armée ottomane, décimée et démoralisée, abandonne le siège lorsque des renforts chrétiens débarquent de Sicile. . Cette victoire retentissante sauve non seulement Malte, mais aussi l’Europe occidentale d’une possible expansion ottomane en Méditerranée.  


  Après cette épreuve, Jean de la Valette décide de fortifier encore plus l’île. Il fonde La Valette, l'actuelle capitale, conçue comme une ville imprenable, dotée de bastions ultramodernes pour l’époque. Malheureusement, il meurt en 1568, avant d’assister à l’achèvement de son œuvre. Il est enterré dans la co-cathédrale Saint-Jean de La Valette, qu’il avait initiée. Son épée et sa dague sont aujourd'hui conservées dans le Palais des Grands Maîtres à La Valette, devenues de véritables symboles nationaux pour Malte. 


  Malte devient un symbole de résistance chrétienne et stratégique en Méditerranée. Jean de la Valette est acclamé en héros à travers toute l’Europe.



11 mars 2025

Culture : Le Chevalier Bayard

 




  Né au château de Bayard, près de Pontcharra dans Isère actuelle (ancienne région du Dauphiné). Il vit le jour dans une famille de la basse noblesse. Pierre Terrail de Bayard (1476 1524) est l'exemple type du chevalier médiéval, surnommé "le chevalier sans peur et sans reproche". Au fil du temps, au fil des batailles il s'est forgé une réputation qui font de lui la référence ultime en terme de chevalerie. Sa fidélité et sa loyauté aux rois de France (Charles VIII, Louis XII, François 1er) n'est pas usurpée, sa bravoure et son efficacité au combat non plus. Il a gagné bien des bataille, mais c'est tout seul que Bayard rentre véritablement dans l'histoire (pour ne pas dire dans la légende). 

  Tout le monde pense que, si Bayard était un tel combattant il aurait été placé en première ligne systématiquement, c'est mal connaître la stratégie de l'époque, Bayard surveillait souvent les arrières et parfois participait aux assauts. Les batailles les plus célèbre où il a a combattu sont les suivantes :  

  En 1495, à la bataille de Fornovo di Taro, il défend la retraite de l'armée française. 

  En 1503, une bataille va le rendre célèbre, à partir de ce moment là il deviendra un modèle de chevalerie, un sujet de littérature, et un sujet de discussion. Un des plus hauts faits militaire de tout les temps. La bataille du pont de Garigliano, il affronte une armée de soldats espagnols aguerris, bien nourris, bien équipé. Au cour de cette bataille les espagnols veulent prendre ce pont pour prendre l'armée française dans un mouvement d'étau. Bayard s'est battu bravement, il a tué à lui seul plus de 200 soldats ennemis et à mis une armée en déroute. Je répète, un des plus hauts faits militaires de tout les temps. Les soldats étaient envoyé sur le pont par groupe de 15 et furent massacrés groupes après groupes, les uns après les autres. Grâce à son aptitude au combat, pendant cette bataille l'armée française à pu se replier en bon ordre, en évitant la catastrophe. 

  Au siège de Gênes, en 1507 il monte à l'assaut des remparts et contribue à la victoire française.

  En 1509, à Agnadel, il participe à la bataille, il charge et écrase l'armée vénitienne. 

  A la prise de Brescia en 1512, il épargne les habitants des pillages, et aide à soigner les soldats ennemis blessés.

  En 1515, après la bataille de Marignan, il entre triomphalement à Milan et remet la ville entre les mains de François 1er.


"Vive Bayard ! Qui ne le ferait ?" Devise de la famille Bayard