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Imaginez un facteur solitaire, marchant chaque jour plus de trente kilomètres, arpentant les routes de la Drôme, entre Tersanne et Hauterives. Un homme simple, modeste, qu’aucun destin particulier ne semblait attendre. Et pourtant, cet homme, Ferdinand Cheval, allait laisser derrière lui l’une des œuvres les plus insolites et poétiques de l’art naïf : le Palais Idéal, un monument qui fascine et interroge depuis plus d’un siècle.
Tout commence en 1879. Ferdinand Cheval, alors âgé de 43 ans, trébuche sur une pierre aux formes étranges. Cette pierre réveille en lui un rêve longtemps oublié : celui de construire un palais imaginaire, peuplé de créatures exotiques et de décors venus d’ailleurs. Chaque jour, pendant ses tournées, il ramasse des pierres, les transporte dans ses poches, puis dans une brouette. Jour après jour, pierre après pierre, le rêve prend forme.
Le Palais Idéal ne répond à aucune règle d’architecture classique. Cheval s’inspire de cartes postales, de gravures, de magazines illustrés, mais aussi de sa propre imagination foisonnante. Il mélange les styles : influences orientales, hindoues, égyptiennes et médiévales se côtoient dans un joyeux désordre. Le résultat est un édifice surréaliste, où se dressent tours, grottes, galeries, cascades pétrifiées, temples et sculptures étranges. Pendant 33 ans, de 1879 à 1912, Ferdinand Cheval a transporté ses pierres à la main puis avec une simple brouette. Il parcourait parfois plus de 10 kilomètres chaque soir après sa tournée pour ramasser encore d’autres cailloux. Il consacre ses soirées, ses nuits et ses rares moments libres à cette construction titanesque. Sans plan, sans formation et sans aucune aide, il façonne, sculpte, décore, et inscrit sur ses murs des citations, des maximes et ses propres pensées philosophiques. Tout y est message, tout y est symbole. Ne pouvant pas acheter de matériaux modernes, il fabriquait lui-même ses propres mortiers à partir de chaux, de ciment et parfois même de la terre locale. Le palais mesure environ 26 mètres de long, 14 mètres de large et jusqu’à 10 mètres de haut. Sa façade est ornée de créatures fantastiques : géants, fées, chimères et animaux mythologiques veillent sur l’œuvre de leur créateur. À l’intérieur, des niches, des galeries et des escaliers invitent à la promenade et à la méditation. Chaque détail semble raconter une histoire, chaque recoin surprend. Malgré les moqueries de ses contemporains, Cheval ne renonce jamais. Pour lui, ce palais est plus qu’une construction : c’est un message d’amour pour sa fille Alice, décédée jeune, et un témoignage adressé aux générations futures. Il y inscrit même cette devise touchante : "À cœur vaillant, rien d’impossible." Partout sur le Palais, on trouve des phrases qu’il a lui-même gravées. Parmi elles : "1879-1912 : 10 000 journées, 93 000 heures, 33 ans d’épreuves."
Le Palais Idéal finit par attirer l’attention. Des artistes comme André Breton et les surréalistes voient en Cheval un "poète du béton " et saluent son génie instinctif. Plus tard, Picasso, Max Ernst ou encore Tinguely reconnaîtront l’importance de son œuvre. Quand les surréalistes ont découvert son œuvre, Cheval ne se considérait toujours pas comme un artiste, mais comme "un simple facteur qui a fait ce qu’il avait dans le cœur". En 1969, sous l’impulsion d’André Malraux, ministre de la Culture, le Palais Idéal est officiellement classé Monument Historique, une consécration inédite pour une œuvre construite par un simple facteur autodidacte.
Aujourd’hui, le Palais Idéal attire chaque année des dizaines de milliers de visiteurs venus du monde entier. Ils viennent admirer l’œuvre unique d’un homme humble, mu par une passion démesurée et une détermination sans faille. Dans ce lieu hors du temps, on ressent encore l’âme de Cheval, sa poésie et sa folie douce. Ce n’est pas seulement une curiosité touristique. C’est la preuve éclatante qu’un rêve, aussi fou soit-il, peut devenir réalité. Le Palais Idéal nous rappelle qu’il n’y a pas de limites à la créativité humaine, que la volonté peut déplacer non pas une montagne, mais des milliers de pierres pour élever un chef-d’œuvre. Ferdinand Cheval avait aussi un autre rêve : construire son propre tombeau. Après avoir achevé son palais, il se consacra à ériger, au cimetière d’Hauterives, son Tombeau du Silence et du Repos sans Fin, qu’il acheva en 1922. Il y repose depuis 1924.
Plus qu’un simple monument, le Palais Idéal est un hymne à la persévérance, à la poésie et à la force des rêves. En le visitant, on entre un peu dans l’esprit d’un homme qui n’a jamais cessé de croire en la beauté et en l’imaginaire.
Plongez au cœur des Fêtes de Bayonne avec ce flash mob géant, un moment unique de joie, de danse et de convivialité qui rassemble chaque année des milliers de participants.
Départ de Nice en car... Onze heures et demi de route, des kilomètres de paysages changeants, des aires d’autoroute, quelques cafés pas toujours fameux, mais l’excitation est là : cap sur le sud-ouest, direction Saint-Pée-sur-Nivelle, au cœur du Pays basque français.
Quand on arrive enfin, un peu fatigué mais curieux, l’atmosphère change immédiatement. L’air est plus doux, plus humide aussi, et les collines verdoyantes encadrent les maisons blanches et rouges... Pas de doute, le dépaysement commence ici !
L’installation se fait à l’hôtel Le Trinquet, une adresse familial, simple mais chaleureuse, avec ce charme régional où l’on sent qu’on va bien manger, bien dormir, et peut-être même découvrir ce fameux sport basque dont l’établissement porte le nom. Une petite chapelle à côté, un fronton ou les jeunes s'amusent et s'entrainent à la pelote basque.
Le lendemain matin, après une bonne nuit au Trinquet et un petit-déjeuner simple mais revigorant, direction Espelette, l’un des villages les plus emblématiques du Pays basque. Et à peine arrivé, on comprend pourquoi ! Le rouge vif des piments suspendus aux façades blanches donne à ce lieu une identité visuelle unique, presque théâtrale.
Le village est vivant sans être oppressant, avec ses ruelles pavées, ses échoppes d’artisans, et son atmosphère authentique. On y flâne sans but précis, le nez en l’air, les yeux attirés par chaque détail : un balcon fleuri, une boutique de produits locaux, une façade traditionnelle joliment conservée.
Vers onze heures, c’est une autre facette du village qui s’offre à moi : la découverte d’une exploitation agricole spécialisée dans le piment d’Espelette. Là, le décor change, on quitte un peu les ruelles pour entrer dans l’univers concret et passionnant de cette culture typique.
Les propriétaires, passionnés et fiers de leur savoir-faire, expliquent avec simplicité les différentes étapes de la culture : du semis à la récolte, en passant par le séchage traditionnel des piments, suspendus aux façades ou dans les greniers, comme pour mieux capter le soleil et la chaleur. Cette visite, à la fois didactique et authentique, donne une toute autre saveur à la balade.
Pour finir, la cerise sur le gâteau : la dégustation à l’atelier du piment, la boutique où l’on peut goûter sauces, épices, confitures ou même chocolat au piment. Une explosion de saveurs, parfois piquantes, parfois douces, mais toujours très fines. Une expérience sensorielle parfaite pour garder un souvenir épicé du Pays basque.
Le piment d’Espelette (ou Ezpeletako biperra en basque) est bien plus qu’une simple épice : c’est un véritable symbole culturel et gastronomique du Pays basque. Originaire du Chili, ce petit fruit rouge a été introduit en Europe au XVIᵉ siècle grâce aux explorateurs, avant de s’adapter parfaitement au climat doux et ensoleillé d’Espelette et ses environs. Depuis 2000, il bénéficie d’une Appellation d’Origine Protégée (AOP), garantie de qualité et d’authenticité. Pour obtenir ce label, le piment doit être cultivé dans un périmètre bien défini, selon des méthodes traditionnelles strictes, notamment le séchage à l’air libre, suspendu en guirlandes appelées "txikitxurri". Dans la cuisine basque, le piment d’Espelette est partout : il relève les plats sans les dominer, apportant chaleur et parfum. On le trouve en poudre dans le fameux piperade, on l’incorpore aux marinades, aux soupes, aux fromages, et même dans certains desserts comme le chocolat au piment, mariage audacieux de douceur et de piquant. Ce qui rend ce piment encore plus exceptionnel, c’est que seules une dizaine d’exploitations environ sont officiellement reconnues et engagées dans la culture AOP, garantissant une production de qualité, souvent artisanale et familiale. Ce nombre limité assure un suivi rigoureux des méthodes de culture, ainsi qu’un respect profond des traditions, faisant du piment d’Espelette un produit rare et précieux.
L’après-midi, cap sur Saint-Jean-Pied-de-Port, petite cité médiévale posée au pied des Pyrénées, à la frontière espagnole. Dès l’arrivée, l’ambiance change : les ruelles pavées, les maisons à colombages et les remparts anciens racontent une histoire riche, mêlée de pèlerinages, de commerce et de traditions.
Se perdre dans les rues étroites, c’est comme remonter le temps. Le bruit des pas sur les pavés, les volets colorés, les petites places ombragées… Tout invite à la flânerie. La montée vers la citadelle offre un panorama splendide sur la vallée, entre montagnes et toits rouges.
Saint-Jean est aussi une étape incontournable pour les pèlerins sur le chemin de Compostelle, un lieu chargé d’émotions et de rencontres. Les artisans locaux, les boutiques de produits basques et les cafés invitent à prendre son temps, à goûter à la douceur de vivre basque.
Une pause bien méritée, entre patrimoine, nature et culture, pour savourer l’après-midi.
En flânant dans les ruelles de Saint-Jean-Pied-de-Port, impossible de ne pas penser à ces chaussures simples mais emblématiques : les espadrilles. Autrefois fabriquées localement à la main, ces chaussures en toile et corde de jute étaient un véritable artisanat traditionnel basque. Jusqu’au milieu du XXᵉ siècle, de nombreuses petites manufactures et ateliers familiaux animaient la ville, fournissant des espadrilles solides et colorées, parfaites pour le travail dans les champs comme pour la vie quotidienne. Chaque paire était un petit chef-d’œuvre, mêlant savoir-faire, robustesse et élégance rustique. Aujourd’hui, même si la production locale s’est largement réduite, l’espadrille reste un symbole fort de la région, portée avec fierté et vendue dans les boutiques touristiques comme un souvenir authentique du Pays basque. Aujourd’hui, plusieurs marques prestigieuses continuent de faire vivre cette tradition avec passion et savoir-faire. Parmi elles, Castañer, fondée en 1927, est sans doute la plus célèbre, alliant élégance et confort tout en respectant les méthodes artisanales. Autre incontournable, La Espadrille, qui fabrique des modèles à la main, souvent colorés et typiques, prisés tant par les locaux que par les visiteurs du monde entier. Ces maisons contribuent à maintenir l’espadrille comme un symbole vivant du Pays basque, mélangeant héritage historique et tendances contemporaines.
Après cette après-midi riche en découvertes à Saint-Jean-Pied-de-Port, retour à l’Hôtel Trinquet Mendionde. Le moment est idéal pour savourer un dîner typique à base de morue accompagnée de riz, un plat simple mais réconfortant, qui rappelle l’importance des produits de la mer dans la cuisine locale.
La soirée s’achève calmement, dans le silence doux de la campagne basque. Une nuit paisible avant de reprendre la route.
Le lendemain matin, un petit-déjeuner copieux et convivial donne des forces pour repartir à l’aventure, prêt à découvrir la suite du Pays basque avec curiosité et énergie.
Cap sur Bayonne, ville d’histoire au charme authentique, où la culture basque s’exprime à chaque coin de rue. Dès les premiers pas dans le centre, on ressent ce mélange unique entre architecture médiévale et influences maritimes. Les ruelles pavées invitent à la balade, avec leurs maisons à colombages colorées, leurs balcons fleuris et leurs petites places animées. Impossible de passer à côté des halles de Bayonne, véritables temples gourmands où l’on déguste avec plaisir une sélection de charcuteries basques : jambon de Bayonne, saucisson, pâtés maison… autant de saveurs intenses qui racontent l’histoire d’un terroir généreux. À l’heure du déjeuner, direction une cidrerie traditionnelle, une "sagardotegi" comme on dit ici. L’ambiance y est simple et conviviale, les grandes tables en bois accueillent des groupes venus partager un bon repas arrosé de cidre basque à volonté, tiré directement des tonneaux. Au menu : omelette à la morue, côte de bœuf, fromage de brebis et confiture de cerises noires — un vrai festin dans la pure tradition basque.
Les Fêtes de Bayonne, qui se déroulent chaque année fin juillet, sont célèbres pour leur ambiance festive et leurs événements spectaculaires.Parmi les moments les plus mémorables, on trouve les flash mobs géants qui rassemblent des milliers de participants dans les rues de la ville. Ces flash mobs sont des danses improvisées organisées via les réseaux sociaux, où les participants se retrouvent soudainement pour exécuter une chorégraphie commune.L'un des plus emblématiques a eu lieu en 2010, où plus de 2 000 personnes ont dansé sur le tube des Black Eyed Peas, "I Gotta Feeling", sur la place de la Liberté.Les participants, vêtus de blanc avec des foulards rouges, ont créé une mer de danseurs synchronisés, incarnant l'esprit joyeux et communautaire des fêtes. Ces événements sont devenus une tradition incontournable des Fêtes de Bayonne, attirant aussi bien les locaux que les visiteurs, et illustrent parfaitement l'énergie et la convivialité qui caractérisent cette célébration basque.
Après le déjeuner bien arrosé de cidre, direction la côte pour découvrir Biarritz, véritable joyau du littoral basque. Dès l’arrivée, on perçoit cette ambiance unique, mélange de raffinement balnéaire et de nonchalance chic. Station de villégiature prisée depuis le XIXe siècle, Biarritz fut d’abord l’un des repaires favoris de l’impératrice Eugénie, avant de devenir une destination internationale, fréquentée par les têtes couronnées, les artistes, les écrivains… et plus tard, les surfeurs du monde entier.
Les boutiques de luxe, les palaces historiques comme l’Hôtel du Palais, les spas haut de gamme et les restaurants étoilés témoignent encore aujourd’hui de cet héritage élégant. On se promène dans un décor de cartes postales, entre bâtiments Belle Époque, villas art déco et balcons fleuris tournés vers l’océan.
La balade nous mène naturellement jusqu’au Rocher de la Vierge, emblème de la ville, avec ses vues spectaculaires sur le large. En chemin, on croise les terrasses animées, les galeries d’art contemporain et les visiteurs venus flâner, cocktail à la main ou lunettes de soleil vissées sur le nez. Ici, tout est douceur de vivre et art de recevoir à la basque, avec ce petit supplément d’âme qui rend Biarritz à la fois sophistiquée et profondément attachante.
On dit même que l’air marin de Biarritz est l’un des plus riches en iode au monde, idéal pour recharger les batteries en profondeur.
Avant de rentrer à l’hôtel, une halte s’impose à Arcangues, petit village perché, à quelques kilomètres seulement de Biarritz. C’est un endroit hors du temps, où l’on ressent immédiatement le charme discret du Pays basque intérieur, loin du tumulte de la côte. Les volets rouges, les colombages blancs, le calme de la place centrale : ici, tout invite à la contemplation. On visite l’église Saint-Jean-Baptiste, posée en haut du village, et son cimetière attenant, célèbre pour abriter la tombe de Luis Mariano, le célèbre chanteur lyrique, idole des années 50.
Un lieu simple, presque secret, mais empreint d’émotion.
La balade se termine par une vue imprenable sur les montagnes basques au loin, avant de reprendre la route vers Saint-Pée-sur-Nivelle. La lumière du soir adoucit les paysages, et la route offre encore quelques panoramas superbes sur les collines basques. Au dîner, on savoure un authentique poulet basquaise, mijoté avec des poivrons, tomates, oignons et épices locales. Un plat généreux et réconfortant, parfait pour clore la journée dans la chaleur de la tradition culinaire basque.
Après un petit déjeuner frugal, mais toujours agréable dans le calme basque, on prend la route direction Saint-Jean-de-Luz, nichée au fond d'une baie paisible, à deux pas de l’Espagne. Dès les premiers pas dans les ruelles pavées, on est séduit par l’élégance discrète de cette ancienne ville corsaire, qui fut aussi le théâtre du mariage de Louis XIV avec l’infante Marie-Thérèse. L’église Saint-Jean-Baptiste, où fut célébrée l’union royale, impressionne par son intérieur riche en bois sculpté et ses galeries superposées typiquement basques. La promenade se poursuit le long du port, bordé de maisons colorées, et jusque sur la plage où les familles et les promeneurs flânent au rythme des vagues. Entre les échoppes d’artisans, les pâtisseries aux effluves sucrées et les petites galeries d’art, tout ici respire la douceur de vivre basque, dans sa version la plus élégante et balnéaire.
En fin de matinée, impossible de résister à une pause sucrée chez la célèbre Maison Adam, véritable institution luzienne depuis 1660. C’est ici même, selon la tradition, que furent offerts des macarons à Louis XIV lors de son mariage, et le secret de la recette est précieusement gardé depuis.
Ces macarons basques, bien différents de ceux de Paris, sont moelleux, parfumés, et sans ganache : un pur concentré d’amandes, de sucre et d’histoire. Difficile de n’en goûter qu’un seul ! La boutique, élégante et animée, ajoute au charme de cette halte gourmande, parfaite conclusion à une matinée déjà riche en découvertes.
Déjeuner à "Le Kaïku", un restaurant étoilé au Guide Michelin. Situé au 17 rue de la République, à seulement quelques pas de la célèbre pâtisserie, Le Kaïku est installé dans l'une des plus anciennes maisons de la ville, offrant un cadre chargé d'histoire et de charme. Le chef Nicolas Borombo y propose une cuisine d'auteur inventive, mettant en valeur les produits locaux avec créativité et finesse.La carte, inspirée des traditions basques et des saveurs de l'Atlantique, évolue au fil des saisons, offrant une expérience culinaire raffinée et authentique. Pour une expérience gastronomique exceptionnelle à Saint-Jean-de-Luz, Le Kaïku est une adresse incontournable. Comptez 100€ le Menu, sans le vin.
L’après-midi, cap sur Hendaye, dernier bastion français avant l’Espagne. Cette ville balnéaire, plus calme et moins touristique que ses voisines, séduit par sa grande plage de sable fin qui s’étire paisiblement face à l’océan. On flâne le long de la promenade, on respire l’air iodé, et on profite de la vue sur la baie, où les surfeurs débutants prennent leurs premières vagues. La forteresse d’Hendaye, vieille sentinelle surplombant la mer, mérite un détour pour son architecture et ses jardins. Une petite pause glace en terrasse avant de reprendre la route vers l’hôtel.
Après ces derniers instants de douceur basque, retour à l’hôtel Le Trinquet Mendionde pour un dîner léger et une nuit réparatrice. Le lendemain, route pour aéroport Marseille, vol pour Bastia, fin du périple.
Ce voyage au Pays Basque fut bien plus qu’une simple escapade : une véritable immersion dans un territoire où chaque paysage raconte une histoire, où chaque saveur révèle une tradition, et où chaque rencontre laisse une trace profonde. Entre les ruelles chargées d’histoire, les montagnes majestueuses, l’océan indomptable, et les visages accueillants, c’est un morceau d’âme basque que j’ai eu la chance de découvrir.
Au fil des étapes, j’ai compris que ce n’est pas seulement un lieu qu’on visite, mais une culture qu’on ressent, un art de vivre qu’on embrasse, avec ses passions, ses rythmes et ses émotions. Ce voyage m’a offert des instants de joie simple, des émerveillements sincères et des souvenirs qui réchauffent le cœur bien longtemps après le retour.
Je repars avec la conviction qu’il faudra revenir, encore et encore, pour écouter les murmures du vent sur les collines, pour retrouver le goût du piment d’Espelette, pour marcher sur les pas des anciens et pour continuer à tisser ce lien intime avec ce pays si riche, si vivant, si vibrant.
Le Pays Basque, c’est une promesse d’évasion et d’authenticité, un cadeau que l’on se fait à soi-même, et qui, à jamais, devient une part de soi.
"Certains pensent qu'Amsterdam est la ville du péché. En réalité, c'est la ville de la liberté.
Et dans la liberté, la plupart des gens trouvent le péché"
John Michael Green
En néerlandais, bonjour se dit dag et merci dank you, cependant la langue la plus courante est l'anglais.
L'étymologie Amsterdam signifie littéralement :
- Amstel, qui est la Aeme-stelle en ancien néerlandais qui est ce qu'on appelle un fleuve canalisé ( on y reviendra )
- Dam signifie "pont".
Donc, Amsterdam : Pont sur l'Amstel
Et là on y reviens, les ponts il y en a environ 1500, ils relient et ceinturent l'ensemble, de toute les îles et digues depuis le centre jusqu'aux derniers quartiers les plus éloignés.
Elle naît au XIIIe siècle, un minuscule hameau de pêcheurs qui n'a jamais cessé de s'agrandir.
En quelques mots, Amsterdam est plate et enrobée de canaux aquatiques. Un genre de labyrinthe, où l'on s'y perd et où l'on s'y retrouve à chaque fois. Ses habitants aiment faire la fête, chanter et danser.
Oh, il y a tant à dire sur cette ville, commençons par les données démographiques.
Quand vous visiterez Amsterdam vous serez dans le centre ancien, en effet, si la ville compte 2 millions d'habitants avec le Grand Amsterdam, qui se situe dans le Randstat et ses 7 millions de personnes dans un pays de 16 millions de néerlandais.
La zone touristique c'est à dire le centre historique, elle compte environ 300 000 habitants, compte un nombre incalculable de richesses. Ce qui fait d'elle une petite ville qui peut être visité durant deux à sept jours, dixit les bouquins.
Pour ma part je pense que deux ce n'est pas assez et sept c'est trop. Pour moi, cinq jours c'est l'idéal.
Ce qui est aussi cool avec Amsterdam, c'est qu'elle se laisse visiter à pieds, ou bien on peut s'aider du tramway pour faire plus vite mais les grands marcheurs n'en auront pas besoin.
La monnaie c'est l'euro, ce que vous devez savoir si vous partez à Amsterdam, c'est qu'il va vous en falloir pas mal, des euros ! Plus cher que Londres ou Paris, il va vous falloir un bon budget pour y aller, visiter, vous restaurer, et vous reposer, le tout confortablement.
Mais il existe aussi des façons alternatives de se loger et qui peuvent vraiment changer la donne :
- couchsurfing.com
- les sites d'échanges de maisons ou d'appartements
- les auberges de jeunesses
- Louer une péniche peut être sympa à plusieurs, seul c'est assez cher pour dissuader le voyageur en solo.
Que ce soit un palace, un hôtel, une péniche, une guest house, chez l'habitant, un appartement, un B&B, un lit en dortoir, ou encore une grue, l'offre d'hébergement est aussi vaste que les prix sont variés !
Pour s'y rendre tout dépends d'où vous habitez si vous êtes de Paris, c'est 3h30 en Thalys, si vous êtes de Marseille le Thalys est trop long et trop cher, optez directement pour l'avion. Ryanair, Air France KLM, Hop, c'est à peu près le même prix qu'un TGV sauf que vous gagnerez huit heures voir plus. Pour les plus fauché le bus est long mais pas cher. Oubliez la voiture il y a peux de garages même pour les hôtels, une énorme partie est piétonne, alors, pourquoi pas le vélo ? Les amstellodamois adorent les vélos, souvent ils en ont deux, celui de tout les jours et celui pour les grandes occasions. Il y a même des visites qui sont organisées à vélo.
Se restaurer sur le pouce c'est possible aussi et bon marché. Les broodjes qui sont semblables à des sandwich en forme de hamburger, et les sandwich à l'anguille ou au maatje vous enchanterons le palais. Le pain hollandais est délicieux et varié, s'accompagne aussi souvent avec du fromage (edam, gouda, maasdam et caetera...) car la Hollande c'est l'autre pays du fromage !
Mais il serai dommage de passer à côté d'un bon rijsttafel dans un restaurant indonésien, l'Indonésie étant une ancienne colonie néerlandaise, méfiez vous des piments forts. Le rijstaffel c'est du riz avec diverses sauces dans de petites assiettes (un genre de mezze).
Pour le petit déjeuner il faut absolument goûter les poffertjes et les pannekoek typiques des Pays Bas.
La pause du midi c'est casse dalle et verre de lait.
Le soir on mange généralement à 18 heures.
Les amstellodamois sont aussi de très grands buveurs de bières ( environ 100 litres par an et par habitants ). Blondes, blanches, rousses, de saisons ou pas, servies fraiches. La Kroon Pills en est la reine, beaucoup consommée, l'une des meilleurs au monde, elle prends naissance dans le houblon qui pousse dans le Brabant, l'une, si ce n'est LA région la plus réputée pour sa production qualitative.
Ceci dit, la Heineken est certainement la plus bue. Alors, comme tout bon poivrot qui se respecte, comment rater le musée Heineken ? ( le nom le plus répandu de ce musée est Heineken Experience ) Il est dans le quartier sud appelé De Pijp. Il occupe l'ancienne brasserie du même nom. Il parle de beaucoup de choses, je vous laisse découvrir par vous même, c'est plus sympa.
Pour en finir avec la bière, le mieux c'est de sauter à pieds joints dedans !
J'explique :
Dans le quartier dit des "îles orientales" se dresse un bon gros moulin à vent, un symbole de la ville d'Amsterdam, il abrite la brasserie IJ* qui y brasse encore la leur, cette marque est reconnaissable à son logo qui n'est rien d'autre qu'une autruche. On peut déguster leurs bières sur la terrasse prévu à cet effet.
Cette capitale, est non seulement l'un des endroits les plus civilisés sur terre et un lieux qui offre l'une des meilleurs qualités de vie, c'est aussi une capitale culturelle qui à donné naissance ou accueillit de grands personnages.
Alors comment ne pas citer les grands penseurs :
- Descartes,
- Erasme,
- Spinoza et bien d'autres...
Les peintres :
- Frans Hals,
- Van Gogh,
- Vermeer,
- Rembrandt,
- et Caetera...
L'architecte Berlage, la célèbre espionne Mata Hari, le chanteur Dave et le groupe Wir Sind Helden, le cinéaste Joris Ivens, le footballer star Johan Cruyff, la tristement célèbre Ann Frank.
Pour finir sur les grands personnages, il y en a tellement que si je devais en citer qu'un seul, c'est un Corse... Louis Bonaparte, mis sur le trône de Hollande en 1806 par son frère et de son règne, s'est montré plus patriote que ses sujets, en n'obéissant à quasiment aucun ordre venant de l'Empereur. Il y a une certaine reconnaissance nationale des Néerlandais vis à vis de ce roi au règne éphémère.
La culture est présente partout dans la ville, et plus particulièrement dans son quartier, le quartier des musées. Je prends des musées en exemples, en voici :
- Musée Van Gogh
- Musée Rembrandt
- Musée du sexe
- Musée de la résistance
- Musée des lunettes
- Musée National
- Musée Allard-Pierson
- Musée du haschisch et de la marijuana
- Musée maritime
- Musée des tropiques
- Musée du piano mécanique
- Musée des chats
- ...
Maintenant on va parler d'histoire, et plus particulièrement le Siècle d'Or, le reste peut se lire et se comprendre aisément sur Wikipédia.
L'âge du Siècle d'Or néerlandais c'est son apogée, la période où cette ville vie son âge d'Or. Au XVIIe siècle, à la suite de l'indépendance des Pays Bas vis à vis de l'Espagne, avec l'imprimerie, utilisée comme vecteur de libre pensée, et le commerce pour s'enrichir, voilà là les deux facteurs de cette montée en puissance. Ils créent la Compagnie des Indes et bâtissent un immense empire colonial qui s'étendait sur tout les continents et approvisionnait le reste de l'Europe en divers produits dont les épices qui se payaient très chers (ce commerce des épices ne ressort pas dans la gastronomie Hollandaise). Ils changent aussi de religion passant du catholicisme au protestantisme Calviniste. "Prenons le gain qui nous viendra comme de la main de Dieu" et la messe était dite, avec cette phrase de Jean Calvin, les grands commerçants que sont les Hollandais y adhèrent facilement et à une vitesse fulgurante.
Le calvinisme laisse libre cours : de pensée, de religion et de commerce. Néanmoins la religion catholique rappelle la tutelle espagnole, elle est donc, vraiment très mal vu par la plupart (subsiste aujourd'hui une église catholique cachée dans un grenier que l'on nomme Ons' Lieve Heer op Solder ).
Et ce n'est pas tout, depuis les colonies les marchands reviennent avec des produits brut et du savoir faire, de là, une industrie allant de la taille de diamants dont subsiste quelques magasins, à la fabrique de la soie en passant par l'art de brasser de la bière... On y produit de tout, à profusion.
Avec le Calvinisme, tout luxe, tout ce qui est ostentatoire est interdit, on l'observe encore de nos jours, de temps en temps certains écartes les rideaux et ouvrent grand leur fenêtre pour montrer qu'ils n'ont rien à cacher.
Le protestantisme délivre l'artistique du sacré, depuis cette époque l'art n'a de cesse de se diversifier, Amsterdam du XVIIe siècle au XXIe est à la fois le nids et le terreau de l'art au sens créatif du terme. Elle est à la base d'une dizaine de mouvements artistiques.
Ne subsiste que peux de très belles bâtisses de ces temps bénis.
Ce Siècle d'Or commence avec la tulipe. La tulipe est une très belle fleur, précieuse, un de leur emblème national, qui poussait d'abord en Asie centrale, fut l'objet de fascination et de spéculation qui accompagna ce siècle. A cette époque, les Turcs cultivaient déjà cette fleur depuis longtemps. En Turquie, Ferdinand Ier d'Autriche, l'a découverte et la ramène dans l'Europe des Habsbourg. En Hollande cette beauté que l'on peut classer au rangs de curiosité de nos jours, est accompagnée par les faussaires et les spéculateurs. En 1634 la tulipe est cotée en bourse, ironie du sort, sont prix chute à la suite d'un krach, pour une couleur rare ou une grotesque contrefaçon certains misent des maisons entières et se retrouvent à la rue du jour au lendemain. Elle reste cher mais à l'époque c'est un passage équivalent à 2000€ la bulbe qui chute à 20€, le prix craque mais la passion continue. A Delft près d'Amsterdam, ville réputée pour ses faïences on invente la tulipière. Façonnée pendant cinq siècles, il existe aujourd'hui près d'un milliers d'espèces différentes. Et si ce paragraphe vous à plus, rendez vous au marché flottant, le fameux marché aux fleurs situé à côté de la tour de la monnaie, pour en acheter quelques bulbes qui ne sont pas chers du tout.
De nos jours le credo n'est plus seulement "Commerce et liberté d'expression" car à cela s'ajoute : "tolérance et liberté d'agir". Là on va parler de ce nouvel adage au travers de la prostitution, des homosexuels et des drogues douces.
La prostitution saine ou malsaine je m'en fiche, et je ne veux pas entrer dans le débat. Toutefois le fait est que c'est un ancien port et l'un des plus grands, comme dans tout les ports qui se respectent il y a des prostituées. Jadis quelques centaines étaient concentrée à De Wallen, pour ne pas qu'elles trainent et racolent dans les rues, on y a emménagé des vitrines, cette coutume persiste difficilement avec le maire Cohen qui veut les voir disparaître. Toutefois ces femmes sont payées plus cher que des ministres, 250 € de l'heure. Elles paient des impôts. Et elles sont libres d'écourter une séance ou de refuser les clients et certaines pratiques. De nos jours il y a trois quartier où elles sont présentes mais la majorité sont dans De Wallen, le fameux quartier rouge, aussi appelé Red Light District.
Les homosexuels y sont aussi très présents, une des plus grande communauté au monde après San Francisco en Californie. Il y a là un grand nombre de bars et de boites de nuits gay. Cette communauté n'a jamais eut de problèmes et les Pays Bas ont été les premiers à autoriser le mariage homosexuel en Europe.
Les drogues douces sont en vente libre, aux majeurs, en petites quantités. Par drogue douce je désigne tout ce qui est cannabis, extasy naturelle et truffes magiques (champignons hallucinogènes). Si vous y allez pour ça, (je sais que certains le font) faite très attentions. Ne pas acheter dans la rue à la sauvette. Ne pas faire de mélanges. Surtout ne buvez pas d'alcools avant pendant et après les éffets. Consommez avec modération. Faites attention à ce que vous achetez dans les coffeeshops (bar à cannabis) ou dans les smartshops (autres drogues douces). Si vous voulez acheter du cannabis, privilégiez l'herbe elle est moins toxique (les plus réputées sont la K2, la white widow, la bubble gum, la purple haze)
A présent, parlons des différents quartiers et leur particularités :
- Le centrum, littéralement le centre ville ou le centre ancien, idéal pour mettre pieds à terre et sillonner la ville. Le centrum contient des micro quartiers (Chinatown et Red Light District le plus grand quartier des vitrines). Il est très riche, le plus ancien (du Moyen Age) c'est aussi un centre névralgique pour les touristes, elle compte des auberges de jeunesse, des monuments intéressants parmi eux le palais royal, la place du Dam, des églises protestantes et des musées. Pas mal de boutiques et de coffeeshops aussi.
- Le quartiers résidentiel du Plantage et le quartier juifs forment le Waterlooplein (musées, zoo, jardin botanique, marché aux puces et cætera) un des quartiers les plus calmes, le moins touristique de tous.
- Les quartiers nord, principalement le port et les îles orientales, sont en pleines mutations, le grand port étant déplacé à une vingtaine de kilomètres à l'ouest, à Ijmuiden (chose qui enlève du charme à la chanson de Jacques Brel ). Les investisseurs ne vont pas laisser table rase, ce qui fait qu'un nouveau quartier est en gestation.
- Leidseplein, est un quartier bruillant et vivant, nocturne de part ses bars, coffeeshops, pubs, boîtes de nuit, salles de concerts, c'est le plus animé des quartiers, un des favoris des autochtones.
- Le Jordaan, avec le centrum, sont de loin les quartiers les plus cools d'Amsterdam, les plus sympa, les plus charmants. LE quartier bohême, artistique et étudiant, riche en curiosités et monuments. Jeune et agréable. De Pijp est semblable au Jordaan pour son côté arty, en moins connu donc moins fréquenté des touristes !
Le carillon est le plus grand instrument de musique au monde, Amsterdam en compte pas moins de neuf. Le plus grand carillon est celui de la Vieille Eglise (Oude Kerk). Ne me demandez pas pourquoi ni comment il s'est retrouvé en plein coeur de De Wallen. 70 mètres de hauts qui offrent la plus belle vue sur la ville. 47 cloches et une acoustique exceptionnelle qui font de cette église une des "1000 lieux qu'il faut avoir vu dans sa vie"
Le symbole de Florence, c'est le Lys, mais en rouge, pour se différencier du Lys doré qui est l'armoirie des roi de France.
Citation :
"A Florence, j'appris à faire la différence entre l'art des artisans, qui était d'un grand raffinement, et l'art des artistes, dans lequel se reflétais autre chose : le génie, l'exception, la nouveauté."
Chrystine Brouillet
En italien, bonjour se dit buongiorno, ciao étant plus familier équivaut à "salut", merci se dit grazie.
Florence en français et Firenze c'est en italien ( lire : firainedzai). Le nom d'origine, Florentia, vient du latin. Fondée en -59 avant JC sur les rives de l'Arno, dans une plaine très fleurie d'où elle tire son nom.
Pendant une dizaine de siècle, elle évolue très lentement pour devenir la ville phare de l'Italie médiévale et de la renaissance dont elle est le berceau, nous y reviendrons. A cette époque Florence deviens une citée bancaire de premier plan. Il n'y avait pas vraiment de nobles dans cette ville donc peu ou pas d'impôts, et un productivisme libre de toute taxe. Tout les habitants tirent profits de cet état de fait, la ville attire alors les artistes, les artisans, les marchands, les architectes, les penseurs, et l'argent. Mais ce n'est pas tout, les cinq corporations de métiers font un travail en continue et collaborent entre elles. Chose qui crée un effet boule de neige sur l'économie et la renommée de la ville. Du XIIe siècle début de son essor, jusqu'à la fin du XVIe siècle, Florence attire tout ce dont elle à besoin pour se développer, au point de devenir LA ville la plus riche et puissante d'Europe. Comme aujourd'hui la monnaie la plus courue, qui circule le plus, est le dollar, à l'apogée de la cité, la monnaie de référence dans toute l'Europe médiévale était la monnaie florentine, le Florin.
Pourtant, une catastrophe naturelle majeur eut lieux dans la ville en 1333, des pluies diluviennes et des torrents de boues ont failli et ensevelir la ville, freinant pour quelques années son expansion. En 1966 la catastrophe se répète, mais là des milliers de volontaires, venues de toute l'Italie viennent aux secours des florentins ainsi sinistrés. On dit que Léonard de Vinci, de son temps, avait prévu la catastrophe de 1966, présentant même un plan pour dérouter l'Arno en cas de nouvelles inondations.
Parlons de la Renaissance, c'est un gros pavé, un gros morceau, et des gros bouquins ne suffiraient pas à tout résumer. Cependant on va la faire courte. On ne doit pas s'arrêter à une simple période historique, que l'on nomme Renaissance sans même savoir pourquoi. La Renaissance c'est la fin de l'âge sombre du moyen âge et le renouveau de la civilisation (romaine), la renaissance de la civilisation (romaine), le retour à la prospérité (romaine) et l'organisation de la société (romaine) qui s'était effondré à la suite des invasions barbares. Mirabeau disait de la civilisation : (...)la civilisation apparaît de plus en plus comme un processus à l'occasion duquel les sociétés passent d'un état « barbare » à un état civilisé, caractérisé par l'adoucissement de ses mœurs ». On passe d'un âge sombre à un âge de lumières. Pour ce faire, différents critères entrent en jeux. Cela passe par une révolution agricole, les champs ne sont plus en jachère, car il apparait une technique agricole nommée "rotation des cultures", de ce fait la terre ne s'use plus et produit beaucoup plus. Donc, il y a augmentation radicale de la démographie. Puis il y eut l'imprimerie de Gutenberg, l'inventeur de l'imprimerie en Europe, le savoir et l'échange de savoir explose littéralement dans toute l'Europe. L'apparition de ce nouveau mode de diffusion littéraire entraine des améliorations de toute sorte, un peu comme un vecteur d'idées nouvelles et anciennes. La culture antique est remise en valeur.
Voilà, c'est ce que fut la Renaissance, ramenée d'Italie et plus précisément de Florence, par les roi français après les guerres d'Italie. Après la France, c'est dans toute l'Europe qu'elle se diffuse.
Florence est une ville calme et douce, où il fait bon vivre en dehors du tumulte du centre historique. On y flâne tranquillement, on va dans ses musées qui contiennent des œuvres d'art à profusion, chacune d'une valeur inestimable.
Florence est la ville de l'Art, (elle contiens la moitié des œuvres d'art d'Italie) à tel point que ça peut rendre malade certain(e)s.
En effet, on parle de "syndrome de Florence" ou de "syndrome de Stendhal". Celui-ci est susceptible de toucher chaque visiteur qui parcoure les musées. Il se traduit par des hallucinations, des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations et tout ça à cause de la surexpositions aux œuvres d'arts. Dans les musées il y a même des sièges pour ceux qui veulent se poser un peu, histoire de ne pas péter un câble. Ceux qui sont le plus touchés sont les personnes vivant seules et ayant eu une éducation classique ou religieuse, indifféremment de leur sexe, ses manifestations variant beaucoup d'un individu à l'autre.
Maintenant il est temps de parler de démographie, et de géographie.
Florence est le cœur de l'Italie, dans tout les sens du terme. Environ 350 000 florentins dont 91% d'italiens, des minorités de philippins, d'albanais et de chinois. Presque quatre millions d'habitants en Toscane, 60 millions d'Italien en Italie et tout autant dans le reste du monde. Une ville moyenne mais comme la plupart des villes, le plus intéressant c'est le centre historique. De part et d'autre des rives du fleuve Arno il y a toujours des choses à voir, en témoigne le Ponte Vecchio l'une des merveilles de Florence.
La ville possède toute sorte de logement pour accueillir ses visiteurs, de l'auberge de jeunesse excentrée jusqu'au "Sofitel" avec vue sur le Duomo. L'offre est vraiment varié, mais, le nec plus ultra des logements en Italie reste bien sûr le couvent, dormir dans un couvent c'est LE must (il faut parfois réserver une année à l'avance, les réservations affichent très vite complet).
On dit que Florence mérite un voyage à elle seule. Balivernes ! les visites guidées sont peux chères et sont aussi capable de vous montrer l'essentiel de la ville en une demi journée. Vous mêmes êtes capable de voir tout les monuments les plus importants en une demi journée en préparant bien l'itinéraire.
On peut arriver et repartir de cette capitale de bien des manières, même s'il y a un aéroport, la meilleure des manières d'arriver c'est de loin le train, pourquoi ?
Tout simplement, en sortant du quai il faut prendre sur la gauche la rue sous terraine et continuer tout droit jusqu'au merveilles de la ville : La cathédrale de Sainte Marie des Fleures, troisième plus grande cathédrale derrière celle de Milan et celle de Rome. Ce parcourt est un socle, regardez sur une carte, ce parcours, puis vous verrez les différentes options de trajet pour visiter le centre ville. Monter sur les collines de Fiesole pour admirer la vue, c'est vraiment sympa. Dans les environs de Florence il y a Pise avec sa piazza dei miracoli et sa tour mondialement connue, la Tour de Pise (décevante pour certaines personnes). Il y a aussi San Giminiano la New-York du moyen âge ainsi que Sienne qui est une ville étonnante.
Florence est aussi une bonne ville pour les gourmets, mais pas très inventive, ni vraiment riche, ni vraiment varié. La plupart des gourmets préfèrent la cuisine de Ombrie ou celle des campagnes de Toscane. Le vin, est très réputé, le fameux Chianti (du nom de la campagne) est devenu un vin très réputé avec le temps. Les hors d'œuvres sont appelés antipasti, les plus couru sont les bruschette, et les crostinis, genres de tartines plus ou moins grandes. La soupe seule est à la fois bonne et variée. Comme légumes, les haricots qu'on appel fagioli sont délicieux. De manière général, on peut manger a peux près de tout sauf les produits de la mer, poissons et cætera. Si un plat devait être absolument testé dans cette ville, c'est la bistecca, une tranche de bœuf très épaisse et savoureuse. Mais attention !! Pour bien manger, des bonnes choses, de la bonne cuisine, il faut s'éloigner du périmètre touristique. Moins c'est couru, mieux c'est !! Il existe beaucoup de sorte de restaurants (ristorente). De temps en temps optez pour les bars à vins, charcuterie et fromages, le bar à vin se dit enoteca. Les osterie qui sont l'équivalent des brasseries, en plus chic. Les rosticcerie qui sont des traiteurs et les tavole calde sont des genres de cantine où l’on sert une restauration rapide et souvent de très bonne qualité.
Passons maintenant aux grands personnages natifs de Florence et des environs, car cette zone n'en est pas dépourvue, bien au contraire :
- Dante Alighieri
- Donatello
- Giotto
- Leonard da Vinci ( du village de Vinci dans l'agglomération )
- Gucci
- Vasari
- Michelangelo
- Bronzino
- Botticelli
- Matteo Renzi
- Cellini
Pour ne citer qu'eux. Bien sûr il y en a bien d'autres, ceux-ci on marqués leur époques par la voix, la plume, le pinceau, le burin.. et ainsi de suite.
Florence n'est pas très festive, peu de boîtes de nuit, peu de pubs, mais quand fête il y a, elles sont souvent impressionnantes. Il y a la Scoppio del Carro et la Festa del Grillo (qui est un lâché de grillons). Ce sont des fêtes vraiment très particulières. Mais si on ne veux n'en voir qu'une seule c'est celle qu'on appel Calcio Storico, parfois violente, souvent ultraviolente, Un mélange de football, de rugby, et de catch. Le Calcio Storico est pour ainsi dire l'ancêtre du (des?) football. 54 joueurs qui s'affronte, le but ? Mettre des buts et pour ça tout ou presque est permis.
A voir absolument :
- la cathédrale Santa Maria del Fiore (le monument le plus intéréssant de Florence)
- le Campanile de Giotto ( campanile de 400 marches offrant une vue éppoustouflante sur la ville)
- le Battistero clos les monuments a voir au même endroit, les monuments majeures de cette partie de la ville.
- la Cappela Brancacci
- les Cappelle di San Lorenzo
- l'Orsanmichele (rez de chaussé église, musée l'étage au dessus)
- l'êglise Santa Croce
- l'êglise de San Miniato al Monte
- l'êglise et cloître (chiesa e chiostro) di Santa Maria Novella
- Basilica di San Lorenzo
- Basilica di Santo Spirito
- Convento di San Marco
- Piazza della Signoria et la loggia à côté
- Piazza della Republica
- Piazzale Michelangelo (un autre point avec une belle vue)
- Palazzo Pitti (le musée le plus réputé, contiens cinq musées)
- Palazzo Vecchio
- Palazzo Strozzi
- Museo dell'Opera di Santa Maria del Fiore
- Galleria degli Uffizi
- Galleria dell'Academia
- le Giardino delle Rose (parc planté de plusieurs centaines de rosiers )
- le Giardino Bardini
- le Giardino di Bobolli
- le Ponte Vecchio
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