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5 juillet 2025

Voyage : Quelques jours en Normandie







  Réveil aux aurores, valises calées dans le coffre, playlists prêtes et un dernier regard à la Promenade des Anglais encore endormie. À 7h du matin, nous quittons Nice, direction Auxerre, première étape avant la Normandie. La route est longue, près de 700 km, mais on la savoure par petites bouchées. Au fil du trajet, on admire les paysages du sud-est qui laissent peu à peu place aux collines plus douces de la vallée du Rhône. Vers 11h, première pause sur une aire d’autoroute : on craque pour un panini jambon-fromage tout simple, accompagné d’un café brûlant. Rien de gastronomique, mais ça fait partie du charme du road trip ! On reprend la route, et on traverse le centre de la France en voyant défiler les panneaux qui font déjà rêver : Lyon, Beaune, Dijon, La Bourgogne se rapproche, et avec elle ses vignes légendaires. En fin d’après-midi, on arrive enfin à Auxerre, jolie ville traversée par l’Yonne et célèbre pour ses maisons à colombages et sa magnifique cathédrale Saint-Étienne. On profite d’un petit tour à pied dans le centre historique pour s’imprégner de l’ambiance, entre pavés, ruelles étroites et façades médiévales. Pour la nuit, on pose nos valises au Ibis Styles d’Auxerre, confortable et moderne, parfait pour recharger les batteries avant d’attaquer la Normandie dès demain.


  Après un petit-déjeuner simple à l’hôtel (viennoiseries et jus de pomme), on quitte Auxerre direction Giverny, petit village devenu légendaire grâce à Claude Monet. Claude Monet est né en 1840 à Paris, mais c’est en Normandie, au Havre, qu’il passe son enfance et découvre très tôt la magie des lumières changeantes de la côte. Il se fait remarquer jeune par ses caricatures, puis se tourne vers la peinture de paysage. Giverny, c’est un écrin de verdure où le temps semble s’être figé. On visite la fameuse maison rose aux volets verts du maître de l’impressionnisme. À l’intérieur, on découvre des pièces restées intactes, un salon lumineux tapissé d'estampes japonaises, une cuisine aux faïences jaunes et bleues, et l’atelier où Monet travaillait. Mais le vrai trésor, ce sont les jardins, divisés en deux parties : le Clos Normand, foisonnant de fleurs colorées plantées avec un sens inouï de la lumière et des contrastes, et surtout le jardin d’eau, avec son célèbre pont japonais et ses nénuphars flottant à la surface de l’étang. C’est ici même que Monet a peint ses légendaires "Nymphéas", ces immenses toiles où il a capturé le reflet changeant du ciel sur l’eau, une prouesse picturale devenue un symbole universel. Monet s’installe à Giverny en 1883. Passionné de jardinage, il conçoit lui-même ses jardins comme de véritables toiles vivantes. Il fait même détourner un petit bras de l’Epte pour créer l’étang aux nénuphars, devenant ainsi à la fois peintre et architecte paysagiste. Dans ses dernières années, presque aveugle à cause d’une cataracte, il continue de peindre, comme s’il voyait le monde avec les yeux de la mémoire et du cœur. Monet entretenait une amitié profonde avec Georges Clemenceau, surnommé "le Tigre", figure majeure de la politique française et Président du Conseil pendant la Première Guerre mondiale. Tous deux partageaient une passion pour la nature, l’art et la liberté. Après la mort de Monet en 1926, c’est encore Clemenceau qui veilla à l’installation de ces gigantesques panneaux à l’Orangerie à Paris, offrant au monde ce chef-d’œuvre unique où la peinture devient immersion. 

  Le petit bras de l’Epte que Monet fit détourner pour créer son jardin d’eau n’est pas anodin : cette rivière, longue d’environ 112 km, a été pendant près de deux siècles une frontière historique entre deux puissances médiévales. En 911, après les invasions vikings, le roi de France Charles le Simple signe le traité de Saint-Clair-sur-Epte avec le chef viking Rollon. Ce traité accorde aux Normands la possession de la région qui deviendra le duché de Normandie, en échange de leur conversion au christianisme et de la protection contre d’autres invasions. Dès lors, l’Epte devient la frontière naturelle entre le royaume de France (à l’est) et le duché de Normandie (à l’ouest) Cette frontière, tracée il y a plus de mille ans, a marqué l’histoire de France et de la Normandie, et explique pourquoi la vallée de l’Epte est si riche en châteaux forts, abbayes et fortifications. A midi, œufs en meurette, nappés d’une sauce au vin rouge parfumée, servis avec du pain croustillant. Après cette immersion artistique, on reprend la route vers la côte normande. Les paysages changent encore : vergers, prairies et colombages annoncent déjà la Normandie. En fin de journée, arrivée à Honfleur, perle du Calvados. On s’installe au Best Western Eden Spa, élégant et moderne, parfait pour rayonner dans la région les jours suivants. Pour le dîner, on mise sur la fraîcheur, filet de daurade simplement grillé, accompagné d’un petit écrasé de pommes de terre et d’un verre de cidre brut local. Nuit...


  Jour 3, aujourd’hui, changement d’ambiance : cap sur l’Histoire, celle gravée dans les falaises et les plages du Débarquement du 6 juin 1944. Départ matinal depuis Honfleur. Premier arrêt à Longues-sur-Mer, où se trouve l’une des rares batteries côtières allemandes encore intactes. Construite en 1944, cette batterie abritait quatre canons de 150 mm, capables de tirer à plus de 20 km. En marchant entre les bunkers de béton et les herbes folles, on imagine le fracas des bombardements et l’incroyable résistance de ces pièces d’artillerie, dont certaines tirèrent encore le matin du Débarquement malgré les frappes aériennes alliées. Puis direction Arromanches-les-Bains, petit port devenu légendaire grâce au port artificiel Mulberry construit par les Alliés. Ce port flottant permit de débarquer plus de 2,5 millions d’hommes et 4 millions de tonnes de matériel en quelques mois. Aujourd’hui, on peut encore voir au large les silhouettes sombres des caissons Phoenix, derniers témoins de cet exploit d’ingénierie militaire. Déjeuner dans un petit restaurant, Moules de Barfleur à la crème, et tarte normande aux pommes. L’après-midi, cap sur Omaha Beach, surnommée "Bloody Omaha" tant les combats y furent meurtriers. Sur cette immense plage de sable blond, on imagine les milliers de soldats américains sous le feu des mitrailleuses et des mortiers allemands. En début d’après-midi, nous arrivons au cimetière américain de Colleville-sur-Mer, sans doute l’un des lieux de mémoire les plus émouvants de Normandie. Situé sur une falaise qui domine Omaha Beach, ce cimetière s’étend sur plus de 70 hectares de pelouse impeccablement entretenue. Dès l’entrée, le silence s’impose, presque naturellement, comme si la brise venue de la Manche chuchotait le souvenir des milliers de jeunes hommes tombés ici pour libérer l’Europe. Au cœur de cet alignement parfait de plus de 9 000 croix blanches et étoiles de David, on ressent une émotion difficile à décrire, c’est à la fois un lieu de recueillement, d’admiration et de profonde tristesse. Chaque pierre porte le nom d’un soldat américain, parfois l’inscription "Known but to God" pour ceux dont on n’a jamais pu identifier l’identité. On marche lentement entre les rangées, sous un ciel souvent changeant, où la lumière joue avec les ombres, donnant au lieu une atmosphère presque irréelle. Non loin, la chapelle commémorative rend hommage aux soldats disparus, tandis qu’un mémorial en forme de demi-cercle, orné de cartes et de fresques, rappelle les grandes phases du Débarquement et de la bataille de Normandie. Depuis le cimetière, la vue porte jusqu’à Omaha Beach, où les vagues viennent mourir inlassablement sur le sable. C’est ici, le 6 juin 1944, que des milliers de soldats ont donné leur vie, souvent à peine sortis de l’adolescence, pour libérer un continent qu’ils ne connaissaient pas. Ce lieu est bien plus qu’un cimetière, c’est un sanctuaire, un témoignage éternel du courage, du sacrifice et de la liberté. En repartant, on ne peut qu’être saisi par l’ampleur du prix payé, et la nécessité de transmettre cette mémoire aux générations futures. Dernière étape de la journée : La Pointe du Hoc. Ici, un commando de rangers escalada ces falaises abruptes sous le feu ennemi pour neutraliser une batterie allemande. Le paysage porte encore les traces des bombardements : cratères géants, bunkers éventrés, tout témoigne de la violence des combats. En fin d’après-midi, retour à notre hôtel à Honfleur, les images de la journée encore en tête. Dîner du soir : soupe de poissons de la Manche et sa rouille, fromage, on termine le repas sur une note douce et réconfortante avec un riz au lait à la normande. Ce dessert simple, mais gourmand, était autrefois un plat populaire dans les fermes normandes, préparé avec du lait frais des vaches locales, riche et onctueux. Repos, Nuit


  Après un réveil tranquille à Honfleur, on démarre la journée par une visite guidée du charmant port. Honfleur, avec ses ruelles pavées et ses maisons à colombages, a inspiré de nombreux peintres impressionnistes comme Monet et Boudin. On flâne le long du Vieux Bassin, on admire les voiliers colorés, et on découvre l’histoire maritime riche de la ville, des corsaires aux peintres en passant par les explorateurs. À midi, déjeuner une cidrerie traditionnelle pour un déjeuner typiquement normand. On se régale d’une bonne galette complète : jambon, fromage et œuf, accompagnée d’un verre de cidre brut local, pétillant et frais. La galette, faite avec de la farine de sarrasin, est la star des tables normandes, simple, rustique et délicieuse. L’après-midi, on prend la route vers Étretat, en passant par le célèbre Pont de Normandie, imposant et élégant, qui enjambe l’estuaire de la Seine sur près de 2 km. De l’autre côté, on découvre les célèbres falaises d’Étretat, dont les arches naturelles sculptées par la mer et le vent fascinent depuis des siècles. On marche le long des sentiers côtiers, s’arrêtant aux points de vue pour admirer la Manneporte, l’Aiguille et la Falaise d’Amont. En poursuivant notre route, on traverse le Pont de Tancarville, autre prouesse architecturale, puis on emprunte la Route panoramique des Chaumières Normandes, un circuit charmant bordé de maisons à colombages et de paysages bucoliques, parfait pour s’imprégner de l’atmosphère traditionnelle normande. On fait une halte au Marais Vernier, réserve naturelle connue pour ses vastes prairies, ses oiseaux et son calme apaisant, une vraie bouffée d’air frais. En fin de journée, retour à notre hôtel à Honfleur, le cœur rempli de souvenirs et les yeux pleins de paysages grandioses. Diner de poulet à la Normande, camembert rôti au four, servi avec une tranche de pain croustillant, tarte normande aux pommes et au Calvados. Repos, nuit...


  Réveil matinal sous la brume normande, encore enveloppés par la douceur de Honfleur. Après un petit-déjeuner léger, on prend la route direction le Pays d’Auge, l’un des plus beaux coins de Normandie, réputé pour ses vergers, ses villages de carte postale et ses manoirs à colombages. Notre première halte est Beuvron-en-Auge, classé parmi les "Plus Beaux Villages de France". Les ruelles pavées sont bordées de maisons à colombages parfaitement conservées, certaines datant du XVIIe siècle. On y respire un air d’authenticité, entre boutiques d’artisanat, antiquaires et petites crêperies où flotte l’odeur du caramel beurre salé. On reprend la route à travers les vallons et les pommiers en fleurs jusqu’à Lisieux. C’est ici que se dresse l’imposante basilique Sainte-Thérèse, construite au XXe siècle et dédiée à Sainte Thérèse de Lisieux, l’une des saintes les plus vénérées au monde. Avec ses dômes et ses mosaïques étincelantes, la basilique peut accueillir plus de 4 000 personnes. À l’intérieur, le regard est attiré par les fresques dorées, les vitraux colorés retraçant la vie de Thérèse et le chœur majestueux où s’élève une atmosphère de recueillement. À midi, pause gourmande dans une petite auberge du centre de Lisieux. Au menu : andouille de Vire grillée, servie avec une salade de pommes et noix, et île flottante en dessert. Après ce repas généreux, on quitte Lisieux et on met le cap sur la Côte Fleurie, célèbre pour ses stations balnéaires élégantes et son charme Belle Époque. Premier arrêt : Trouville-sur-Mer. Surnommée "la Reine des plages", Trouville séduit par son front de mer, ses villas colorées et surtout son incroyable casino, véritable bijou architectural des années 1910, où dorures et vitraux Art déco racontent le faste d’une époque révolue. On flâne sur la plage, les pieds presque dans l’eau, en écoutant le bruit des vagues qui viennent lécher les planches. Juste à côté, Deauville, icône du chic à la française. Connue pour ses planches longeant la plage, ses parasols colorés et son festival du cinéma américain, Deauville est aussi un haut lieu des courses hippiques et du shopping de luxe. On s’amuse à chercher les noms des stars inscrits sur les cabines de plage et on admire les hôtels mythiques comme le Normandy. Puis, cap sur Cabourg, avec son grand hôtel, ses jardins et sa promenade romantique face à la mer. C’est ici que Marcel Proust aimait séjourner, trouvant l’inspiration pour ses écrits dans l’atmosphère élégante et un brin mélancolique de la station balnéaire. On profite d’une petite marche sur la plage, où la lumière du soir dore les vagues et les façades Belle Époque. La journée touche à sa fin ; il est temps de reprendre la route pour retourner à Honfleur... Un peu fourbus, les jambes lourdes, fatigués mais heureux, les mirettes pleines de souvenirs. Au dîner, escalope de veau à la crème et aux champignons, servie avec des pommes de terre sautées puis verrine aux fruits rouges. 


  Jour 6... Ce matin, après un petit-déjeuner simple et gourmand à l’hôtel, nous quittons Honfleur en direction d’un lieu où la Normandie se respire, se goûte et se déguste : le Château du Breuil, distillerie emblématique du Calvados, nichée au cœur du Pays d’Auge. L’imposant château du XVIe siècle, tout en briques roses et colombages, raconte à lui seul une part du patrimoine normand. À l’intérieur, nous suivons les étapes de fabrication du cidre et du Calvados, depuis les vergers jusqu’aux impressionnants alambics en cuivre. L’odeur sucrée et légèrement boisée flotte dans l’air, promesse de saveurs puissantes et fruitées. La visite se termine par une dégustation : cidre brut, pommeau et bien sûr un verre de vieux Calvados, rond et chaleureux, qui réchauffe la gorge et révèle toute la richesse des pommes normandes. Huit heures du matin, après cette parenthèse gourmande, cap sur la capitale historique de la Normandie : Rouen. Dès notre arrivée, Rouen nous surprend par la richesse de son patrimoine et son atmosphère vibrante. Traversée par la Seine, la ville porte fièrement son surnom donné par Victor Hugo : « la ville aux cent clochers », en hommage à ses innombrables églises gothiques. Le cœur bat plus fort en découvrant l’impressionnante cathédrale Notre-Dame de Rouen. Sa flèche culmine à 151 mètres, ce qui en fit, un temps, l’édifice le plus haut du monde. Sa façade flamboyante a inspiré Claude Monet, qui en réalisa une série célèbre sous toutes les lumières du jour. À l’intérieur, les jeux d’ombres et de lumières créent une atmosphère solennelle, presque magique. Un peu plus loin, la grosse horloge attire les regards : ce chef-d’œuvre de la Renaissance, avec son cadran doré et son mécanisme du XIVe siècle, domine la rue piétonne éponyme. Au détour des ruelles pavées, on découvre des maisons à colombages colorées, certaines datant du Moyen Âge, qui donnent à Rouen un cachet unique et vivant. Impossible d’évoquer Rouen sans penser à Jeanne d’Arc. Capturée, jugée pour hérésie et brûlée vive sur la place du Vieux-Marché en 1431, elle est aujourd’hui honorée par l’église Sainte-Jeanne-d’Arc, construction moderne aux formes audacieuses rappelant les flammes du bûcher. Une plaque au sol marque l’emplacement exact du supplice, sobre et bouleversant. Rouen, c’est aussi une ville d’artistes et d’écrivains : Gustave Flaubert, natif de la ville, y trouva l’inspiration pour « Madame Bovary ». Pierre Corneille, le dramaturge du Grand Siècle, y est également né. L’âme de la ville est faite de contrastes : gothique et contemporaine, pieuse et commerçante, studieuse et animée. Les quais de Seine, réaménagés, sont devenus un lieu de promenade très apprécié, avec leurs terrasses, péniches et œuvres d’art contemporaines. Le soir venu, la cathédrale s’illumine d’un spectacle de sons et lumières, projetant sur ses pierres des images racontant l’histoire de Rouen, de Jeanne d’Arc aux impressionnistes. Rouen a su préserver son passé tout en devenant une ville dynamique et moderne, où l’histoire se mêle à la vie quotidienne, entre boutiques tendance, marchés animés et brasseries chaleureuses... Déjeuner au charmant restaurant Guillaume, terrine de champignons et filet de sole meunière, simple et raffiné. Après ce repas, il est temps de reprendre la route : cap vers Auxerre, pour préparer doucement le retour vers le Sud. En début de soirée, arrivée au Ibis Styles d’Auxerre, confortable et familier. On s’y installe pour la nuit, nostalgiques à l’idée que le voyage touche à sa fin. Dîner de bœuf bourguignon tendre et parfumé avec écrasé de pomme de terre, tarte aux myrtilles. Après ce repas, la nuit tombe doucement sur Auxerre, on ferme les yeux, déjà bercés par les souvenirs des falaises, des cathédrales et des pommes normandes. 


  Dernier jour, après un petit-déjeuner simple, on boucle les valises une dernière fois. il y a un parfum particulier : celui du retour, teinté d’un peu de fatigue et surtout de magnifiques souvenirs encore chauds. Ce voyage de sept jours aura été une parenthèse intense, entre mémoire et beauté, patrimoine et gastronomie, où chaque étape a dévoilé un visage unique de la Normandie. Ce voyage en Normandie, c’était bien plus qu’un simple itinéraire tracé sur une carte. C’était une traversée des paysages et des siècles, où chaque route, chaque pierre et chaque vague semblait murmurer une histoire oubliée. Des falaises d’Étretat aux plages du Débarquement, des ruelles médiévales de Rouen aux vergers silencieux du Pays d’Auge, nous avons touché du doigt la mémoire d’un peuple, sa fierté, ses drames et sa beauté fragile. Nous avons goûté ses saveurs, écouté ses clochers, marché là où des vies ont basculé pour offrir aux générations futures un monde libre. Sur le chemin du retour, un parfum d’iode et de pommes nous collait encore à la peau, comme une promesse de revenir. Et au-delà des kilomètres parcourus, c’est peut-être cela le plus beau : avoir appris que les voyages ne se mesurent pas seulement en distance, mais en souvenirs gravés, en émotions partagées et en silences qui en disent long.


  Car la Normandie, plus qu’une destination, restera une rencontre.


  Une rencontre avec l’Histoire, avec la nature, et peut-être aussi un peu avec nous-mêmes



27 mai 2025

Voyage : Ma visite du Pays Basque français

 






Plongez au cœur des Fêtes de Bayonne avec ce flash mob géant, un moment unique de joie, de danse et de convivialité qui rassemble chaque année des milliers de participants.





  Départ de Nice en car... Onze heures et demi de route, des kilomètres de paysages changeants, des aires d’autoroute, quelques cafés pas toujours fameux, mais l’excitation est là : cap sur le sud-ouest, direction Saint-Pée-sur-Nivelle, au cœur du Pays basque français.

  Quand on arrive enfin, un peu fatigué mais curieux, l’atmosphère change immédiatement. L’air est plus doux, plus humide aussi, et les collines verdoyantes encadrent les maisons blanches et rouges... Pas de doute, le dépaysement commence ici !

  L’installation se fait à l’hôtel Le Trinquet, une adresse familial, simple mais chaleureuse, avec ce charme régional où l’on sent qu’on va bien manger, bien dormir, et peut-être même découvrir ce fameux sport basque dont l’établissement porte le nom. Une petite chapelle à côté, un fronton ou les jeunes s'amusent et s'entrainent à la pelote basque.



  Le lendemain matin, après une bonne nuit au Trinquet et un petit-déjeuner simple mais revigorant, direction Espelette, l’un des villages les plus emblématiques du Pays basque. Et à peine arrivé, on comprend pourquoi ! Le rouge vif des piments suspendus aux façades blanches donne à ce lieu une identité visuelle unique, presque théâtrale.

  Le village est vivant sans être oppressant, avec ses ruelles pavées, ses échoppes d’artisans, et son atmosphère authentique. On y flâne sans but précis, le nez en l’air, les yeux attirés par chaque détail : un balcon fleuri, une boutique de produits locaux, une façade traditionnelle joliment conservée.

  Vers onze heures, c’est une autre facette du village qui s’offre à moi : la découverte d’une exploitation agricole spécialisée dans le piment d’Espelette. Là, le décor change, on quitte un peu les ruelles pour entrer dans l’univers concret et passionnant de cette culture typique.

  Les propriétaires, passionnés et fiers de leur savoir-faire, expliquent avec simplicité les différentes étapes de la culture : du semis à la récolte, en passant par le séchage traditionnel des piments, suspendus aux façades ou dans les greniers, comme pour mieux capter le soleil et la chaleur. Cette visite, à la fois didactique et authentique, donne une toute autre saveur à la balade.

  Pour finir, la cerise sur le gâteau : la dégustation à l’atelier du piment, la boutique où l’on peut goûter sauces, épices, confitures ou même chocolat au piment. Une explosion de saveurs, parfois piquantes, parfois douces, mais toujours très fines. Une expérience sensorielle parfaite pour garder un souvenir épicé du Pays basque.

  Le piment d’Espelette (ou Ezpeletako biperra en basque) est bien plus qu’une simple épice : c’est un véritable symbole culturel et gastronomique du Pays basque. Originaire du Chili, ce petit fruit rouge a été introduit en Europe au XVIᵉ siècle grâce aux explorateurs, avant de s’adapter parfaitement au climat doux et ensoleillé d’Espelette et ses environs. Depuis 2000, il bénéficie d’une Appellation d’Origine Protégée (AOP), garantie de qualité et d’authenticité. Pour obtenir ce label, le piment doit être cultivé dans un périmètre bien défini, selon des méthodes traditionnelles strictes, notamment le séchage à l’air libre, suspendu en guirlandes appelées "txikitxurri". Dans la cuisine basque, le piment d’Espelette est partout : il relève les plats sans les dominer, apportant chaleur et parfum. On le trouve en poudre dans le fameux piperade, on l’incorpore aux marinades, aux soupes, aux fromages, et même dans certains desserts comme le chocolat au piment, mariage audacieux de douceur et de piquant. Ce qui rend ce piment encore plus exceptionnel, c’est que seules une dizaine d’exploitations environ sont officiellement reconnues et engagées dans la culture AOP, garantissant une production de qualité, souvent artisanale et familiale. Ce nombre limité assure un suivi rigoureux des méthodes de culture, ainsi qu’un respect profond des traditions, faisant du piment d’Espelette un produit rare et précieux.


  L’après-midi, cap sur Saint-Jean-Pied-de-Port, petite cité médiévale posée au pied des Pyrénées, à la frontière espagnole. Dès l’arrivée, l’ambiance change : les ruelles pavées, les maisons à colombages et les remparts anciens racontent une histoire riche, mêlée de pèlerinages, de commerce et de traditions.

  Se perdre dans les rues étroites, c’est comme remonter le temps. Le bruit des pas sur les pavés, les volets colorés, les petites places ombragées… Tout invite à la flânerie. La montée vers la citadelle offre un panorama splendide sur la vallée, entre montagnes et toits rouges.

  Saint-Jean est aussi une étape incontournable pour les pèlerins sur le chemin de Compostelle, un lieu chargé d’émotions et de rencontres. Les artisans locaux, les boutiques de produits basques et les cafés invitent à prendre son temps, à goûter à la douceur de vivre basque.

  Une pause bien méritée, entre patrimoine, nature et culture, pour savourer l’après-midi.

  En flânant dans les ruelles de Saint-Jean-Pied-de-Port, impossible de ne pas penser à ces chaussures simples mais emblématiques : les espadrilles. Autrefois fabriquées localement à la main, ces chaussures en toile et corde de jute étaient un véritable artisanat traditionnel basque. Jusqu’au milieu du XXᵉ siècle, de nombreuses petites manufactures et ateliers familiaux animaient la ville, fournissant des espadrilles solides et colorées, parfaites pour le travail dans les champs comme pour la vie quotidienne. Chaque paire était un petit chef-d’œuvre, mêlant savoir-faire, robustesse et élégance rustique. Aujourd’hui, même si la production locale s’est largement réduite, l’espadrille reste un symbole fort de la région, portée avec fierté et vendue dans les boutiques touristiques comme un souvenir authentique du Pays basque. Aujourd’hui, plusieurs marques prestigieuses continuent de faire vivre cette tradition avec passion et savoir-faire. Parmi elles, Castañer, fondée en 1927, est sans doute la plus célèbre, alliant élégance et confort tout en respectant les méthodes artisanales. Autre incontournable, La Espadrille, qui fabrique des modèles à la main, souvent colorés et typiques, prisés tant par les locaux que par les visiteurs du monde entier. Ces maisons contribuent à maintenir l’espadrille comme un symbole vivant du Pays basque, mélangeant héritage historique et tendances contemporaines.

  Après cette après-midi riche en découvertes à Saint-Jean-Pied-de-Port, retour à l’Hôtel Trinquet Mendionde. Le moment est idéal pour savourer un dîner typique à base de morue accompagnée de riz, un plat simple mais réconfortant, qui rappelle l’importance des produits de la mer dans la cuisine locale.

  La soirée s’achève calmement, dans le silence doux de la campagne basque. Une nuit paisible avant de reprendre la route.



  Le lendemain matin, un petit-déjeuner copieux et convivial donne des forces pour repartir à l’aventure, prêt à découvrir la suite du Pays basque avec curiosité et énergie.

  Cap sur Bayonne, ville d’histoire au charme authentique, où la culture basque s’exprime à chaque coin de rue. Dès les premiers pas dans le centre, on ressent ce mélange unique entre architecture médiévale et influences maritimes. Les ruelles pavées invitent à la balade, avec leurs maisons à colombages colorées, leurs balcons fleuris et leurs petites places animées. Impossible de passer à côté des halles de Bayonne, véritables temples gourmands où l’on déguste avec plaisir une sélection de charcuteries basques : jambon de Bayonne, saucisson, pâtés maison… autant de saveurs intenses qui racontent l’histoire d’un terroir généreux. À l’heure du déjeuner, direction une cidrerie traditionnelle, une "sagardotegi" comme on dit ici. L’ambiance y est simple et conviviale, les grandes tables en bois accueillent des groupes venus partager un bon repas arrosé de cidre basque à volonté, tiré directement des tonneaux. Au menu : omelette à la morue, côte de bœuf, fromage de brebis et confiture de cerises noires — un vrai festin dans la pure tradition basque. 

  Les Fêtes de Bayonne, qui se déroulent chaque année fin juillet, sont célèbres pour leur ambiance festive et leurs événements spectaculaires. Parmi les moments les plus mémorables, on trouve les flash mobs géants qui rassemblent des milliers de participants dans les rues de la ville. Ces flash mobs sont des danses improvisées organisées via les réseaux sociaux, où les participants se retrouvent soudainement pour exécuter une chorégraphie commune. L'un des plus emblématiques a eu lieu en 2010, où plus de 2 000 personnes ont dansé sur le tube des Black Eyed Peas, "I Gotta Feeling", sur la place de la Liberté. Les participants, vêtus de blanc avec des foulards rouges, ont créé une mer de danseurs synchronisés, incarnant l'esprit joyeux et communautaire des fêtes. Ces événements sont devenus une tradition incontournable des Fêtes de Bayonne, attirant aussi bien les locaux que les visiteurs, et illustrent parfaitement l'énergie et la convivialité qui caractérisent cette célébration basque.

  Après le déjeuner bien arrosé de cidre, direction la côte pour découvrir Biarritz, véritable joyau du littoral basque. Dès l’arrivée, on perçoit cette ambiance unique, mélange de raffinement balnéaire et de nonchalance chic. Station de villégiature prisée depuis le XIXe siècle, Biarritz fut d’abord l’un des repaires favoris de l’impératrice Eugénie, avant de devenir une destination internationale, fréquentée par les têtes couronnées, les artistes, les écrivains… et plus tard, les surfeurs du monde entier.

  Les boutiques de luxe, les palaces historiques comme l’Hôtel du Palais, les spas haut de gamme et les restaurants étoilés témoignent encore aujourd’hui de cet héritage élégant. On se promène dans un décor de cartes postales, entre bâtiments Belle Époque, villas art déco et balcons fleuris tournés vers l’océan.

  La balade nous mène naturellement jusqu’au Rocher de la Vierge, emblème de la ville, avec ses vues spectaculaires sur le large. En chemin, on croise les terrasses animées, les galeries d’art contemporain et les visiteurs venus flâner, cocktail à la main ou lunettes de soleil vissées sur le nez. Ici, tout est douceur de vivre et art de recevoir à la basque, avec ce petit supplément d’âme qui rend Biarritz à la fois sophistiquée et profondément attachante.

  On dit même que l’air marin de Biarritz est l’un des plus riches en iode au monde, idéal pour recharger les batteries en profondeur.

  Avant de rentrer à l’hôtel, une halte s’impose à Arcangues, petit village perché, à quelques kilomètres seulement de Biarritz. C’est un endroit hors du temps, où l’on ressent immédiatement le charme discret du Pays basque intérieur, loin du tumulte de la côte. Les volets rouges, les colombages blancs, le calme de la place centrale : ici, tout invite à la contemplation. On visite l’église Saint-Jean-Baptiste, posée en haut du village, et son cimetière attenant, célèbre pour abriter la tombe de Luis Mariano, le célèbre chanteur lyrique, idole des années 50. 

  Un lieu simple, presque secret, mais empreint d’émotion. 

  La balade se termine par une vue imprenable sur les montagnes basques au loin, avant de reprendre la route vers Saint-Pée-sur-Nivelle. La lumière du soir adoucit les paysages, et la route offre encore quelques panoramas superbes sur les collines basques. Au dîner, on savoure un authentique poulet basquaise, mijoté avec des poivrons, tomates, oignons et épices locales. Un plat généreux et réconfortant, parfait pour clore la journée dans la chaleur de la tradition culinaire basque.



  Après un petit déjeuner frugal, mais toujours agréable dans le calme basque, on prend la route direction Saint-Jean-de-Luz, nichée au fond d'une baie paisible, à deux pas de l’Espagne. Dès les premiers pas dans les ruelles pavées, on est séduit par l’élégance discrète de cette ancienne ville corsaire, qui fut aussi le théâtre du mariage de Louis XIV avec l’infante Marie-Thérèse. L’église Saint-Jean-Baptiste, où fut célébrée l’union royale, impressionne par son intérieur riche en bois sculpté et ses galeries superposées typiquement basques. La promenade se poursuit le long du port, bordé de maisons colorées, et jusque sur la plage où les familles et les promeneurs flânent au rythme des vagues. Entre les échoppes d’artisans, les pâtisseries aux effluves sucrées et les petites galeries d’art, tout ici respire la douceur de vivre basque, dans sa version la plus élégante et balnéaire.

  En fin de matinée, impossible de résister à une pause sucrée chez la célèbre Maison Adam, véritable institution luzienne depuis 1660. C’est ici même, selon la tradition, que furent offerts des macarons à Louis XIV lors de son mariage, et le secret de la recette est précieusement gardé depuis.

  Ces macarons basques, bien différents de ceux de Paris, sont moelleux, parfumés, et sans ganache : un pur concentré d’amandes, de sucre et d’histoire. Difficile de n’en goûter qu’un seul ! La boutique, élégante et animée, ajoute au charme de cette halte gourmande, parfaite conclusion à une matinée déjà riche en découvertes.

  Déjeuner à "Le Kaïku", un restaurant étoilé au Guide Michelin. Situé au 17 rue de la République, à seulement quelques pas de la célèbre pâtisserie, Le Kaïku est installé dans l'une des plus anciennes maisons de la ville, offrant un cadre chargé d'histoire et de charme. Le chef Nicolas Borombo y propose une cuisine d'auteur inventive, mettant en valeur les produits locaux avec créativité et finesse. La carte, inspirée des traditions basques et des saveurs de l'Atlantique, évolue au fil des saisons, offrant une expérience culinaire raffinée et authentique. Pour une expérience gastronomique exceptionnelle à Saint-Jean-de-Luz, Le Kaïku est une adresse incontournable. Comptez 100€ le Menu, sans le vin. 

  L’après-midi, cap sur Hendaye, dernier bastion français avant l’Espagne. Cette ville balnéaire, plus calme et moins touristique que ses voisines, séduit par sa grande plage de sable fin qui s’étire paisiblement face à l’océan. On flâne le long de la promenade, on respire l’air iodé, et on profite de la vue sur la baie, où les surfeurs débutants prennent leurs premières vagues. La forteresse d’Hendaye, vieille sentinelle surplombant la mer, mérite un détour pour son architecture et ses jardins. Une petite pause glace en terrasse avant de reprendre la route vers l’hôtel.


  Après ces derniers instants de douceur basque, retour à l’hôtel Le Trinquet Mendionde pour un dîner léger et une nuit réparatrice. Le lendemain, route pour aéroport Marseille, vol pour Bastia, fin du périple. 



  Ce voyage au Pays Basque fut bien plus qu’une simple escapade : une véritable immersion dans un territoire où chaque paysage raconte une histoire, où chaque saveur révèle une tradition, et où chaque rencontre laisse une trace profonde. Entre les ruelles chargées d’histoire, les montagnes majestueuses, l’océan indomptable, et les visages accueillants, c’est un morceau d’âme basque que j’ai eu la chance de découvrir.

  Au fil des étapes, j’ai compris que ce n’est pas seulement un lieu qu’on visite, mais une culture qu’on ressent, un art de vivre qu’on embrasse, avec ses passions, ses rythmes et ses émotions. Ce voyage m’a offert des instants de joie simple, des émerveillements sincères et des souvenirs qui réchauffent le cœur bien longtemps après le retour.

  Je repars avec la conviction qu’il faudra revenir, encore et encore, pour écouter les murmures du vent sur les collines, pour retrouver le goût du piment d’Espelette, pour marcher sur les pas des anciens et pour continuer à tisser ce lien intime avec ce pays si riche, si vivant, si vibrant.

  Le Pays Basque, c’est une promesse d’évasion et d’authenticité, un cadeau que l’on se fait à soi-même, et qui, à jamais, devient une part de soi.



23 mars 2025

Voyage : Marre du surtourisme ? Optez pour Bastia !






  Vous en avez assez des villes européennes qui sont beaucoup trop fréquentés, dont l'âme profonde est menacée par le surtourisme. Rome ? Londres ? Paris ? Ces villes perdent de leur charme à accueillir trop de visiteurs tout les jours, de chaque semaine, de chaque mois, de chaque année. Avec cette insécurité galopante dont on peut être victime. Trop de gens au même endroit. 


  Innovez !


  Venez à Bastia !


  Entre mer et montagne, Bastia est une ville unique, au charme authentique, qui mérite toute votre attention. Elle combine à merveille un large patrimoine historique et une ambiance méditerranéenne. Bastia est aussi la ville qui cumule le plus de richesses culturel en Corse, offrant ainsi pléthores de choses exceptionnelles à découvrir. Une destination intéressante, bourrée de découvertes en perspective, une ambiance unique et un faible taux de criminalité. Si ça vous parle, Bastia est faite pour vous !


  On lui prête des origines romaines, à cette époque on l'appelait Mantinum. Mais la ville est réellement construite au XVe siècle par la République de Gênes. Bastia viens de Bastiglia (Bastille en italien) et servait à défendre la région contre les invasions. Sous domination génoise, la ville deviens rapidement le centre administratif et commercial de la Corse. Son port en fait un endroit stratégique pour le commerce en méditerrané. Actuellement du nord au sud de la ville, il y a trois ports (un petit port de plaisance, un port de commerce par lequel on arrive, où chaque année transite deux millions de passagers, et le Vieux-Port historique). La République de Gênes commence à vaciller dès l'indépendance de la Corse, elle a des dettes financières, notamment envers la France. La Corse et les corses sont d'abord loués, puis vendus comme du bétail, puis annexés par la France au terme d'une guerre. Depuis ce temps Bastia garde son rôle de carrefour économique et culturel.


  Aujourd'hui elle reste le témoin vivant de son passé avec entre autre son architecture génoise, ses ruelles pavées d'histoire, et ses nombreux édifices civils et religieux qui rappellent son passé glorieux.

 

  Flâner, flâner, flâner, on dirait que la ville est faite pour ça. Je ne vais pas vous spoiler mais voici des informations qui pourraient vous être utiles.


  La place Saint-Nicolas est le coin préféré des bastiais, petits et grands, jeunes ou moins jeunes. Il y a deux monuments majeurs et un kioske sur cette Place. Les deux monuments sont en faits des statues, celle au nord relate les sacrifices de la Corse pendant les deux guerres mondiales, celle plus au sud est celle de Napoléon Bonaparte (cette statue a toute une histoire). Les bastiais aiment beaucoup cette place, dont les allées sont jonchées de platanes, eux mêmes bordés de cafés et de restaurants ou on adore boire un verre avec les amis. Et là je dois vous informer que les bastiais, les vrais bastiais et les vrais corses en général ont horreur des gens "économes" (pour ne pas dire radins). En Corse on ne divise jamais l'addition, au contraire on se dispute pour la payer, c'est un élément central de la courtoisie en Corse, offrez un café à un corse et vous gagnerez assez vite sa confiance. Au restaurant par exemple, on commande une pizza par personne, une pizza pour quatre c'est très, très, très mal vu. La tradition sur la place Saint-Nicolas c'est de boire une boisson rafraichissante à un café sous les platanes (ou à l'intérieur des cafés, Les Palmiers est le plus ancien et le plus intéressant avec des intérieurs en bois). Le matin on admire les immenses navires entrer et sortir du port. En famille mais aussi et surtout entre amis, et vous devez insister pour payer l'addition, même si vous êtes cinq ou six. Dans le coin Nord-Est, proche du port de commerce il y a aussi une autre statue et la tourelle du sous-marin Casabianca (ce nom est un de nom de mes ancêtres maternels). Sous-marin qui a joué un rôle crucial dans la libération de la Corse en 1943. Face à l'office du tourisme, la mairie, anciennement un des premiers hôtels de la ville, l'ancien Cyrnos Palace. Construit sur pilotis, à un endroit ou jadis arrivait la mer. J'ajoute que le dimanche matin, c'est un marché au puces phénoménale. Il y a au nord de la place, près de l'office du tourisme des antiquaires, puis au centre des gens venus vendre ce dont ils ne se servent plus, puis au sud c'est le marché au textiles.


  Au sud de la place Saint-Nicolas c'est le centre historique, on peut y flâner à loisir. Allez aussi sur la place du marché le dimanche matin pour acheter et déguster la gastronomie locale : fritures, migliacci, migliaccioli, fromages, huiles d'olives, vins et plus encore. La place du marché en dimanche matin, c'est le rendez-vous des gourmets. En hiver, les oursins sont une véritable institution, ils sont très appréciés par les bastiais (sur le Vieux Port, le restaurant Chez Huguette propose des pates aux oursins en saison, qui attirent le monde entier, il n'est pas rare d'y croiser des gens du show-biz). Mais traditionnellement on les mangent en bord de mer, accompagné d'un morceau de pain tartiné avec du beurre et accompagné d'un petit vin blanc local.


  La cathédrale Saint-Jean-Baptiste est collée à la place du marché, c'est le plus grand édifice religieux de toute la Corse. Une architecture classique, avec des intérieurs magnifiques, de style baroque. Elle fait face au Vieux Port, là ou les façades des immeubles se reflètent dans des eaux tranquilles.


  Poursuivez votre ballade jusqu'à la citadelle, en passant par le jardin Romieu (c'est mieux). Le Jardin Romieu se situe entre la citadelle et le vieux port, c'est un oasis de verdure propice à la flânerie.. Le chemin est pavé à la façon génoise. 


  La citadelle est un autre bijou de la ville, c'est ici qu'on trouve le palais des gouverneurs, et dans le palais des gouverneurs, on y entre par un pont-levis, on traverse la cour des pendus et on arrive au musée de Bastia. Il y a souvent des expositions très intéressantes qui ont toute un rapport avec la Corse (que ce soit les pirates & barbaresques, la Corse dans l'antiquité, les armes en Corse, les découvertes archéologiques sous marines, la diaspora Corse, etc...) Mais l'intérêt majeur c'est la collection du musée en elle même, offrant un témoignage captivant de la ville à travers les siècles.


  Le boulevard Paoli c'est les Champs Elysées de Bastia, on y trouve de tout, en grande partie des magasins d'habits. 


  En gros le centre de la ville c'est ça, mais il y a plein d'endroits intéressants à découvrir ici et là, et comme je vous ai dis, je ne veux pas gâcher les surprises de la découverte.


  Bastia est une ville vivante ou se mêlent tradition et modernité en harmonie. Des fêtes et festivales animent ses rues (pas un mois sans une célébration ou un évènement). Les fêtes comme celles de Lavasina ou la fête de la Saint-Joseph par exemples, ponctuent la vie bastiaise au long de l'année. Autre exemple, le salon du chocolat, qui a lieu en octobre, le second salon de chocolat de France en terme de fréquentation. 


  Il y a aussi des plages comme à l'Arinella ou à Ficaghjola au sud de la ville. Mais, à moins de 10 kilomètres au sud il y a le cordon lagunaire de La Marana qui offre des plages très sympa où les courants chauds donnent une température de l'eau très agréable. L'étang de Biguglia est un paradis naturel pour la faune et la flore, où se trouve un Ecomusée passionnant. Au Nord de Bastia, le Cap Corse (QUI FERA L'OBJET D'UN ARTICLE). Un spot de plongée sous marine, des jolies plages de sable ou de galets et mêmes des plages d'amiante. Le Cap Corse est une île dans l'île. A découvrir absolument.


  Une ville sure et accueillante, c'est une ville où on aime bien se promener de jour comme de nuit, sans rencontrer de problèmes. L'insécurité y est très faible et les visiteurs peuvent profiter de leur séjour en toute tranquillité (ça ne veut pas dire qu'elle n'existe pas, c'est comme partout, des gens bons et des gens mauvais il y en a partout sur terre).


  En somme, c'est une destination culturelle, agréable, romantique et authentique. 


  On arrive à Bastia par bateaux (les NGV, navires à grande vitesse) ou par avion. En été, l'aéroport de Bastia-Poretta est desservit en vol direct, par une quarantaine d'aéroports (dont une bonne vingtaine de lignes relient Bastia à la France métropolitaine). 


  Enfin, si vous repartez par avion, faites escale à la Canonica, une des plus anciennes églises de Corse, joyau du patrimoine roman et témoin du passé médiéval de la région (visitée en cinq minutes). 



13 mars 2025

Voyage : Florence, un concentré de culture !

 





  Florence, capitale de la République Florentine

 

  Le symbole de Florence, c'est le Lys, mais en rouge, pour se différencier du Lys doré qui est l'armoirie des roi de France.

 

 

Citation :

"A Florence, j'appris à faire la différence entre l'art des artisans, qui était d'un grand raffinement, et l'art des artistes, dans lequel se reflétais autre chose : le génie, l'exception, la nouveauté."

Chrystine Brouillet

 

 

  En italien, bonjour se dit buongiorno, ciao étant plus familier équivaut à "salut", merci se dit grazie.

  Florence en français et Firenze c'est en italien ( lire : firainedzai). Le nom d'origine, Florentia, vient du latin. Fondée en -59 avant JC sur les rives de l'Arno, dans une plaine très fleurie d'où elle tire son nom.

 

 

  Pendant une dizaine de siècle, elle évolue très lentement pour devenir la ville phare de l'Italie médiévale et de la renaissance dont elle est le berceau, nous y reviendrons. A cette époque Florence deviens une citée bancaire de premier plan. Il n'y avait pas vraiment de nobles dans cette ville donc peu ou pas d'impôts, et un productivisme libre de toute taxe. Tout les habitants tirent profits de cet état de fait, la ville attire alors les artistes, les artisans, les marchands, les architectes, les penseurs, et l'argent. Mais ce n'est pas tout, les cinq corporations de métiers font un travail en continue et collaborent entre elles. Chose qui crée un effet boule de neige sur l'économie et la renommée de la ville. Du XIIe siècle début de son essor, jusqu'à la fin du XVIe siècle, Florence attire tout ce dont elle à besoin pour se développer, au point de devenir LA ville la plus riche et puissante d'Europe. Comme aujourd'hui la monnaie la plus courue, qui circule le plus, est le dollar, à l'apogée de la cité, la monnaie de référence dans toute l'Europe médiévale était la monnaie florentine, le Florin.

 

  Pourtant, une catastrophe naturelle majeur eut lieux dans la ville en 1333, des pluies diluviennes et des torrents de boues ont failli et ensevelir la ville, freinant pour quelques années son expansion. En 1966 la catastrophe se répète, mais là des milliers de volontaires, venues de toute l'Italie viennent aux secours des florentins ainsi sinistrés. On dit que Léonard de Vinci, de son temps, avait prévu la catastrophe de 1966, présentant même un plan pour dérouter l'Arno en cas de nouvelles inondations.

 


  Parlons de la Renaissance, c'est un gros pavé, un gros morceau, et des gros bouquins ne suffiraient pas à tout résumer. Cependant on va la faire courte. On ne doit pas s'arrêter à une simple période historique, que l'on nomme Renaissance sans même savoir pourquoi. La Renaissance c'est la fin de l'âge sombre du moyen âge et le renouveau de la civilisation (romaine), la renaissance de la civilisation (romaine), le retour à la prospérité (romaine) et l'organisation de la société (romaine) qui s'était effondré à la suite des invasions barbares. Mirabeau disait de la civilisation : (...)la civilisation apparaît de plus en plus comme un processus à l'occasion duquel les sociétés passent d'un état « barbare » à un état civilisé, caractérisé par l'adoucissement de ses mœurs ». On passe d'un âge sombre à un âge de lumières. Pour ce faire, différents critères entrent en jeux. Cela passe par une révolution agricole, les champs ne sont plus en jachère, car il apparait une technique agricole nommée "rotation des cultures", de ce fait la terre ne s'use plus et produit beaucoup plus. Donc, il y a augmentation radicale de la démographie. Puis il y eut l'imprimerie de Gutenberg, l'inventeur de l'imprimerie en Europe, le savoir et l'échange de savoir explose littéralement dans toute l'Europe. L'apparition de ce nouveau mode de diffusion littéraire entraine des améliorations de toute sorte, un peu comme un vecteur d'idées nouvelles et anciennes. La culture antique est remise en valeur. 

Voilà, c'est ce que fut la Renaissance, ramenée d'Italie et plus précisément de Florence, par les roi français après les guerres d'Italie. Après la France, c'est dans toute l'Europe qu'elle se diffuse.

 

 

  Florence est une ville calme et douce, où il fait bon vivre en dehors du tumulte du centre historique. On y flâne tranquillement, on va dans ses musées qui contiennent des œuvres d'art à profusion, chacune d'une valeur inestimable.

 

  Florence est la ville de l'Art, (elle contiens la moitié des œuvres d'art d'Italie)  à tel point que ça peut rendre malade certain(e)s.

 

  En effet, on parle de "syndrome de Florence" ou de "syndrome de Stendhal". Celui-ci est susceptible de toucher chaque visiteur qui parcoure les musées. Il se traduit par des hallucinations, des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations et tout ça à cause de la surexpositions aux œuvres d'arts. Dans les musées il y a même des sièges pour ceux qui veulent se poser un peu, histoire de ne pas péter un câble. Ceux qui sont le plus touchés sont les personnes vivant seules et ayant eu une éducation classique ou religieuse, indifféremment de leur sexe, ses manifestations variant beaucoup d'un individu à l'autre.

 

  Maintenant il est temps de parler de démographie, et de géographie.

  Florence est le cœur de l'Italie, dans tout les sens du terme. Environ 350 000 florentins dont 91% d'italiens, des minorités de philippins, d'albanais et de chinois. Presque quatre millions d'habitants en Toscane, 60 millions d'Italien en Italie et tout autant dans le reste du monde. Une ville moyenne mais comme la plupart des villes, le plus intéressant c'est le centre historique. De part et d'autre des rives du fleuve Arno il y a toujours des choses à voir, en témoigne le Ponte Vecchio l'une des merveilles de Florence.

 

  La ville possède toute sorte de logement pour accueillir ses visiteurs, de l'auberge de jeunesse excentrée jusqu'au "Sofitel" avec vue sur le Duomo. L'offre est vraiment varié, mais, le nec plus ultra des logements en Italie reste bien sûr le couvent, dormir dans un couvent c'est LE must (il faut parfois réserver une année à l'avance, les réservations affichent très vite complet).

 

  On dit que Florence mérite un voyage à elle seule. Balivernes ! les visites guidées sont peux chères et sont aussi capable de vous montrer l'essentiel de la ville en une demi journée. Vous mêmes êtes capable de voir tout les monuments les plus importants en une demi journée en préparant bien l'itinéraire.

 

  On peut arriver et repartir de cette capitale de bien des manières, même s'il y a un aéroport, la meilleure des manières d'arriver c'est de loin le train, pourquoi ?

  Tout simplement, en sortant du quai il faut prendre sur la gauche la rue sous terraine et continuer tout droit jusqu'au merveilles de la ville : La cathédrale de Sainte Marie des Fleures, troisième plus grande cathédrale derrière celle de Milan et celle de Rome. Ce parcourt est un socle, regardez sur une carte, ce parcours, puis vous verrez les différentes options de trajet pour visiter le centre ville. Monter sur les collines de Fiesole pour admirer la vue, c'est vraiment sympa. Dans les environs de Florence il y a Pise avec sa piazza dei miracoli et sa tour mondialement connue, la Tour de Pise (décevante pour certaines personnes). Il y a aussi San Giminiano la New-York du moyen âge ainsi que Sienne qui est une ville étonnante.

 

  Florence est aussi une bonne ville pour les gourmets, mais pas très inventive, ni vraiment riche, ni vraiment varié. La plupart des gourmets préfèrent la cuisine de Ombrie ou celle des campagnes de Toscane. Le vin, est très réputé, le fameux Chianti (du nom de la campagne) est devenu un vin très réputé avec le temps. Les hors d'œuvres sont appelés antipasti, les plus couru sont les bruschette, et les crostinis, genres de tartines plus ou moins grandes. La soupe seule est à la fois bonne et variée. Comme légumes, les haricots qu'on appel fagioli sont délicieux. De manière général, on peut manger a peux près de tout sauf les produits de la mer, poissons et cætera. Si un plat devait être absolument testé dans cette ville, c'est la bistecca, une tranche de bœuf très épaisse et savoureuse. Mais attention !! Pour bien manger, des bonnes choses, de la bonne cuisine, il faut s'éloigner du périmètre touristique. Moins c'est couru, mieux c'est !! Il existe beaucoup de sorte de restaurants (ristorente). De temps en temps optez pour les bars à vins, charcuterie et fromages, le bar à vin se dit enoteca. Les osterie qui sont l'équivalent des brasseries, en plus chic. Les rosticcerie qui sont des traiteurs et les tavole calde sont des genres de cantine où l’on sert une restauration rapide et souvent de très bonne qualité.

 


  Passons maintenant aux grands personnages natifs de Florence et des environs, car cette zone n'en est pas dépourvue, bien au contraire :

- Dante Alighieri

- Donatello

- Giotto

- Leonard da Vinci ( du village de Vinci dans l'agglomération )

- Gucci

- Vasari

- Michelangelo

- Bronzino

- Botticelli

- Matteo Renzi

- Cellini

 Pour ne citer qu'eux. Bien sûr il y en a bien d'autres, ceux-ci on marqués leur époques par la voix, la plume, le pinceau, le burin.. et ainsi de suite.

 

  Florence n'est pas très festive, peu de boîtes de nuit, peu de pubs, mais quand fête il y a, elles sont souvent impressionnantes. Il y a la Scoppio del Carro et la Festa del Grillo (qui est un lâché de grillons). Ce sont des fêtes vraiment très particulières. Mais si on ne veux n'en voir qu'une seule c'est celle qu'on appel Calcio Storico, parfois violente, souvent ultraviolente, Un mélange de football, de rugby, et de catch. Le Calcio Storico est pour ainsi dire l'ancêtre du (des?) football. 54 joueurs qui s'affronte, le but ? Mettre des buts et pour ça tout ou presque est permis.

 


  A voir absolument :

- la cathédrale Santa Maria del Fiore (le monument le plus intéréssant de Florence)

- le Campanile de Giotto ( campanile de 400 marches offrant une vue éppoustouflante sur la ville)

- le Battistero clos les monuments a voir au même endroit, les monuments majeures de cette partie de la ville.

- la Cappela Brancacci

- les Cappelle di San Lorenzo

- l'Orsanmichele (rez de chaussé église, musée l'étage au dessus)

- l'êglise Santa Croce

- l'êglise de San Miniato al Monte

- l'êglise et cloître (chiesa e chiostro) di Santa Maria Novella

- Basilica di San Lorenzo

- Basilica  di Santo Spirito

- Convento di San Marco

- Piazza della Signoria et la loggia à côté

- Piazza della Republica

- Piazzale Michelangelo (un autre point avec une belle vue)

- Palazzo Pitti (le musée le plus réputé, contiens cinq musées)

- Palazzo Vecchio

- Palazzo Strozzi

- Museo dell'Opera di Santa Maria del Fiore

- Galleria degli Uffizi

- Galleria dell'Academia

- le Giardino delle Rose (parc planté de plusieurs centaines de rosiers )

- le Giardino Bardini

- le Giardino di Bobolli

- le Ponte Vecchio



Des idées ? Des Infos ? Quoi que ce soit, contactez moi



11 mars 2025

Voyage : Bruxelles, capitale de l'Europe.

 





Bruxelles, capitale de la Belgique, capitale de l'Europe

 

 Citations : 

"C'est de là que je viens, que je vis et que sans doute je mourrais. Bruxelles est une aberration, mais attachante. Comme une copine un peu moche, que l'on n'ose pas trop montrer aux copains mais avec qui on se sent très bien!"

Philippe Geluck


"Bruxelles est la ville où l'on aime revenir. On partirait d'ici rien que pour cela. Fausses infidélités. Le jardin d'Eden, à la jonction du Tigre et de l'Euphrate; la baie de Valparaiso; le Tibidabo à Barcelone; le lac de Wannsee; le coude de l'Hudson River, à New York: tout cela, je ne l'ai si passionnément aimé que parce que j'allais, tôt ou tard, rentrer ici pour me perdre à l'orée de la forêt de Soignes. Donc: pas de souci de nostalgie. On la reverra, la vieille et tendre baderne. Comme s'en séparerait-on? Rien de plus exotique qu'elle. par comparaison, Bornéo fait provincial".

Pierre Mertens


Et une dernière pour la route :

"Alors que Paris vous rend parisien et Londres londonien, Bruxelles ne vous rendra pas bruxellois, elle vous permettra d’être vous-même. Ses habitants cultivent une chaleur qui manque au climat."

Eric Emmanuel Schmitt


Allé, une petite dernière, promis !

"Bruxelles cultive l'art sans pareil d'un accueil simple et chaleureux, grâce à l'atmosphère que seuls savent créer les Bruxellois."

Jack Delors


 

  Le nom "Bruxelles" ou "Brussels" est d'origine germanique. Composé à la fois de bruoc (« marais ») et de sella (« salle , habitation »), littéralement « habitation au marais ». Voir le néerlandais broek (« marais ») et Selles , Broxeele pour d'autres toponymes construits avec * sella. Il est apparenté à l'allemand Bruchsal (ville du Bade-Wurtemberg). On peut aussi y interpréter "salle du marais" ou "maison du marais" En réalité, Bruxelles se dit Brusselle, ce sont les moines copistes, ceux qui écrivaient les livres qui on mis un x qui en réalité de prononce "ss"

  Au dernier recensement on compte 11 507 163 habitants en Belgique pour environ 1 million 200 000 personnes vivant à Bruxelles à l'année. 

  On compte 800 000 Belges, 150 000 marocains, 70 000 Français, 40 000 roumains, 40 000 italiens, 40 000 turcs, et ainsi de suite ( naturellement j'ai arrondis les chiffres mais à quelques centaines, quelques milliers de personne, c'est ça ).


  Mais il faut dire, encore et surtout que Bruxelles est un des lieux qui détiens les meilleurs conditions de vie en Europe, et, parmi les meilleurs produits intérieurs brut ( PIB ).


  Pour se rendre à Bruxelles tout les moyens sont bons, elle est à 80 minutes de TGV depuis Paris, on peut y aller en voiture et prendre le "ring" une autoroute qui encercle et ceinture la ville, mais parfois ce n'est pas une bonne idée. Ceci dit le bus demeure le moyen de transport le moins cher. Mais le must c'est d'arriver par avion, les compagnies comme Ryan Air, Tui Fly et ainsi de suite cassent les prix.


  Les Belges et donc les Bruxellois se doivent d'être au moins bilingue. Les langues officielles sont le français, l'allemand, et le flamand. (le flamand est une langue germanique dérivant de la langue des anciens francs, ceux là même qui ont envahie la Gaule pour l'appeler la Francie qui deviendra plus tard la France). Si vous êtes à Bruxelles et que vous prenez l'accent belge, vous serez aussitôt démasqué ! L'accent Belge est un art. Bruxelles possède sa propre langue le Brusseleir dont voici quelques mots :

- Moukeir : femme

- Klashkop : chauve

- Frouchelair : tripotteur

- Smeerlap : salop

- Puuteleir : peloteur

- Dikkenek : pretentieux

- Snortnuis : morveux


  Le français est parlé par environ 75 % de la population, le flamand par 70 % et l'anglais par 40 % des Belges contre seulement 10 % de locuteurs parlant allemand.


 

    Si quelqu'un vous demande de le baiser, ne croyez pas à une partie de jambe en l'air avec cette personne, "baise moi" signifie "fais moi un bisous"

    Il faut aussi savoir qu'un belge connait bien son accent et il est capable de le dissimuler, jusqu'à ce qu'il parle de septante, octante, nonante, là il se trahit tout seul.

Voilà un florilège de mots et d'expressions belges :

A tantôt : à toute à l'heure

Athénée : lycée

Avoir ses apaisement : être rassuré

Avoir un air de deux airs : désigne une personne fourbe

Bitu : ivre

Bloquer : étudier

Bourgmestre : maire

Ca va ? : OK ? ou d'accord ?

Déforcer : affaiblir

Ecolage : apprentissage

Etre bleu de : être amoureux de

Feu couvert : cheminée

Flat : studio

Fourche : temps libre entre les cours

Friture : baraque à frites

Guindaille : fête

Il n'est pas contraire : il est cool

Logopède : orthophoniste

Margaille : dispute

Navetteur : le mot navetteur désigne le nom des travailleurs qui entre et qui sorte de Bruxelles tout les jours et qui sont estimés aux environs de 300 - 350 000 personnes

Un pain français : une baguette

Pensionné : retraité

Pour du bon : sérieusement

Remettre : vomir, dégoupiller, rendre, gerber, pizzer

Roter : être en colère

Tapis plein : moquette

Toquer : frapper à la porte


  La monnaie est l'Euro ( € ) il semblerait que le cout de la vie a fortement augmenté mais cette ville reste abordable, un ticket de bus, une auberge de jeunesse, manger sur le pouce peut vous revenir au minimum à 350-400€. Et au plus, un jolie hôtel haut de gamme et très bien placé, des bons restaurants comme "Chez Léon" ou encore "Le Marmitton", acheter plein de choses, faire des visites guidées peut facilement vous faire monter la note à 3000 euros!


  Malgré les vestiges antiques qui entourent la ville, malgré les villas romaines, les menhirs et dolmens, Bruxelles n'a été fondée qu'en 979, d'ailleurs, en 1979 on feta son millénaire. En 979 le Duc de Brabant a fait construire une forteresse sous l'empire d'Otton II du Saint Empire Germanique, pour défendre la place.


  14 X 1 = Bruxelles, 14 grands quartiers, nous y reviendrons plus tard. Mais il faut savoir que pour se balader et visiter Bruxelles il vous faudra une bonne semaine voir plus. Si vous n'avez qu'une journée, au petit matin vous irez sur et dans les environs de la grand place, mangerez un cornet de frites à midi et prévoyez votre après midi pour visiter l'Atomium et le parc Mini-Europe (très fun).


  Bruxelles n'est pas une, elle est multiple, de toute part. Par ses constructions où l'on retrouve beaucoup de style. Par ses habitants dont les étrangers qui y vivent et représentent 1 bruxellois sur 3 ! Par sa gastronomie riche et variée. 


  Pour moi, ces habitations en petite briques rouges  pas trop trop trop à Bruxelles mais autour) que l'ont trouve en Belgique, aux Pays-Bas, dans le nord de la France, en Angleterre, etc etc ... J'appelle ça la civilisations des briques rouges. Elles sont partout. A Bruxelles les maisons ont une hauteur moyenne de trois étages.


  En parlant d'architecture, on a l'impression que tout est mélangé, c'est le fruit du travail inconscient des architectes, à savoir que le mot : architecte... est une insulte à Bruxelles.

  L'architecture, liée à l'histoire, fait que des quartiers ont été rasés pour en voir pousser des nouveaux, pas toujours esthétiques. Comme par exemple le quartier européen qui est le quartier administratif de l'Europe.


  L'histoire de la ville, si complexe soit elle, nous rappelle que, sur 1000 ans d'existence, pendant plus de 800 ans elle est passée de mains en mains jusqu'en 1830, le 4 octobre 1830 où le roi Leopold 1er fonde la nation et la monarchie de Belgique. Leopold 1er est entre autre issu de la famille Saxe-Cobourg, dont le roi du Portugal et le marie de l'impératrice Victoria.  Pendant la première guerre mondiale, pensant que le nom Saxe-Cobourg-Gota sonnait trop allemand, la famille royale d'Angleterre change de nom, elle s'appelle aujourd'hui : Windsor. Ce faisant ils créent un "état tampon" entre la France, l'Angleterre et l'Allemagne.


  Pendant le moyen-âge, le haut moyen age, la renaissance et les temps un peux plus moderne, cette ville est la ville la plus diplomatique d'Europe. Accueillant une quinzaine d'ambassade des pays au quatre coins de l'Europe. Sans doute pour cela qu'elle a été choisie capitale de l'Europe. L'Union Européenne fait directement vivre plus ou moins, environ 50 000 personnes, les eurocrates comme on les appellent et emploi indirectement au minimum 100 000 autres ( chauffeurs, garde du corps, technicien de surfaces, cuisiniers, etc etc ).


  Le gouvernement belge emploi 54 ministres et sous secrétaires d'état qui le deviennent à la force et au bout de longs discours et de grandes discussions.

  Il faut aussi savoir que, en Belgique, ne pas aller voter est interdit par la loi, et si vous n'allez pas voter on vous envoie une amende. 


  Généralement, les belges regarde les informations en Belgique à la télévision et puis zappe et regarde la télévision française pour voir des scènes d'émeutes, de violences et ainsi de suite car eux ne sont pas habitués à ce genre de scènes dans leur pays.


  La Belgique, le pays dit des bons vivants est un coin de paradis sur terre pour tout un tas de raisons. Ceci dit, les belges ont en horreurs les préjugés français sur les belge


  Il y a six grands préjugés sur les belges et que les belges détestent, en particulier les bruxellois :

- Les belges terminent leur phrases par "une fois"

- Les flamands et les wallons se détestent

- L'accent belge est super drôle

- Il pleut tout le temps en Belgique

- La France est plus développé que la Belgique

- Les belges ne mangent que des frites


  Que nenni ! Il n'en est rien ! Par contre, ils sont de bons vivants, aiment les farces et tournent tout en dérision, comme le fait Benoit Poelvoorde, ils appellent ça le zwanze. 


  Ceci dit, les belges sont rarement des grands sportifs et leur sport préféré reste le football ( auxquels ils sont nu bof ).


  Il est temps de passer à la gastronomie, toute sorte de mets se savourent, autour de la grand place il y a par exemple la rue des bouchers où jadis on n'y vendait que de la viande, la rue des fromagers pour les fromages... à la base il existe une cinquantaine de rues comme celles ci, certaines ont été renommées, d'autres pas.


  Pour faire vite et à ne pas rater : les deux grandes spécialités culinaires de Bruxelles ce sont les frites et les gaufres. Les frites sont nées dans un hiver particulièrement rigoureux. Quand les rivières ont gelées et que l'on ne pouvait plus pêcher du poisson, les gens se sont mis à frire des lamelles de pomme de terre à la place du poisson pris dans les glaces. Pour "l'école des gaufres" deux concurrents, celle de Liège et celle de Bruxelles, les premières sont arrondis et plus chargés, les autres sont le plus souvent rectangulaires, plus fines et plus légères.


  Le petit déjeuner est léger, un café et une pâtisserie ou une brioche. Au déjeuner huit personnes sur dix, les vrais bruxellois mangent léger et froid, du style sandwich, tartines. Le soir un repas chaud.


   On trouve aussi, pour les entrées :

- les croquettes, aux crevettes ou au parmesan/hervé

- les asperges à la flamandes

- les vols au vent

 - etc etc etc...


  Les plats de résistance sont surtout des viandes ou du poisson.

- Essayez le waterzoi de poissons ou le waterzoi de poulet

-  Comme viande, le civet de lapin à la bière, le coucou de malines (poulet rôtis d'une certaine façon) , l'oiseaux sans tête, et surtout le Choesels au madère (une légende urbaine très tenace dit que ce plat est à la base, les parties viriles du taureau).

-  Les poissons et fruits de mer font la part belle dans cette gastronomie, pour ne citer qu'un seul plat, les moules frites. Il existe diverses façon de préparer les moules, c'est en quelque sorte un repas emblème alimentaire de Bruxelles et de la Belgique plus généralement.


    On peut aussi citer :

- Le filet américain ( genre de steak tartare préparé d'une autre façon )

- Les chicons au gratin ( chicon = endive )

- Le Stoump

- Le boudin entre ciel et terre


  Pour finir, la salade liégeoise que tout le monde connaît.


- Pour les douceurs, ci dessus j'ai parlé des gaufres, certes, mais il y a aussi les spéculoos qui sont des biscuits croquant, durs, au sucre et à la cannelle, immanquable. Mais, le must en Belgique, c'est sans aucun doute le chocolat, la plus ancienne boisson au cacao préparée en Europe est originaire d'Amérique du Sud et trouvée dans une abbaye en Belgique. Les bruxellois et plus généralement les belges, ont prix le concept de chocolat (à la base, pâte ou boisson au cacao) et ont monté le concept jusqu'à l'excellence qu'il est aujourd'hui. Aussi il est impensable de passer à Bruxelles sans déguster à plusieurs reprises et même ramener du chocolat de ce voyage.


    Le chocolat c'est la Belgique, la Belgique c'est le chocolat.


  Nous voilà bons pour la gastronomie, passons aux grands personnages, il y en a une bonne centaine, pour faire bref en voilà dix :

- Victor Horta, architecte ( retenez bien ce nom ) 

- René Magritte, peintre ( retenez aussi celui ci ) 

- Hergé, le dessinateur de Tintin ( on reviendra au sujet de la BD )

- Lara Fabian, chanteuse

- Stromae, chanteur

- Jean Claude Van Damm, acteur, et... Théoricien

- Amélie Nothomb, écrivaine de génie

- Soeur Emmanuelle, religieuse, humaniste et écrivaine

- Jean-Baptiste Verlooy, premier maire de Bruxelles, révolutionnaire d'envergure.

- Peyo, dessinateur des schtroumpfs



  En Belgique, surtout à Bruxelles, dès le début de l'après guerre, les dessinateur ont développé le neuvième art, la bande dessiné au succès que l'on connait aujourd'hui. Aujourd'hui elle est concurrencé par les mangas, mais que sont les mangas si ce n'est des bandes dessinées à petite échelle ?

  Pour faire court, encore 10 exemples :

- Tintin, l'aventurier qui avant de déménager à Moulinsart, habitait 26 rue du Labrador, à l'adresse de la grand mère du dessinateur. Le musée Hergé se trouve à cette adresse. Cette série de bande dessinée, la plus diffusée au monde date de 1929 et le reporter le plus célèbre au monde, c'est lui. Il mérite bien que le cinéma moderne s'intéresse à lui, Steven Spielberg le réalisateur a fait du "Le secret de la licorne" un film d'animation très bon. 240 millions d'albums des aventures de Tintin ont été vendus depuis sa création.

- Les Schtroumpfs, une série de BD, une culture à elle seule.

- Lucky Luke, le cowboy le plus rapide de l'ouest (celui qui dégainait plus vite que son ombre).

- Astérix le Gaulois, une série de chef d'œuvres, Astérix voyage souvent et fait des rencontres, avec son pote Obélix qui est tombé dans la potion magique étant petit. Et leurs chiens Idéfix. Des dessins magnifiques, bien enchainé, vous fera retomber en enfance.

- Corto Maltese, de Hugo Pratt, même le cinéma s'y est intéressé, un marin célèbre en somme.

- Gaston Lagaff' l'antihéros le plus célèbre au monde.

- Thorgal ma série préférée, ça parle d'un héros, un vrai, avec des valeurs humaines, guerrières, intelligentes et paternelles, il évolue dans le monde depuis la Scandinavie du temps des vikings. 

- Boule et Bill, les meilleurs amis du monde.

- Le Marsupilami, l'animal imaginaire le plus drôle jamais inventé.

- Léonard, inspiré de Léonard de Vinci, l'histoire d'un inventeur un petit peu fou sur les bords.


  A Bruxelles il existe un parcours de la bande dessinée, dans toute la ville il y a une soixantaine d'immeuble peints en côté disséminés dans toute la ville. Les fanatiques de la bande dessinée ne feront que ce parcours.


  Et maintenant, finissons cet article avec les 14 grands quartiers de Bruxelles ( certains disent qu'il y en a 19, l'agglomération en compte 75 il me semble, mais nous limiterons la visite aux 14 principaux )


- 1 Le Quartier de la Grand Place, appelé l'Ilot Sacré, considéré comme le centre historique de Bruxelles, contiens

* La Grand' Place, une merveille inscrite à l'UNESCO.

* Le Musée de la Mode et de la Dentelle

* Le MOOF, plus de 1300 figurines de bande dessinée la plus grande collection au monde.

* Le Manneken-Pis, petite statue fontaine d'un petit garçon faisant pipi, de temps en temps le débit augmente et arrose les gens. La légende dit que, de base, c'est un petit gars qu'a fait pipi sur la mèche d'une bombe. Bombe qui allait détruire l'hôtel de ville et qui de ce fait n'a pas explosé. Il a aussi son homologue féminin, un peu caché, plus difficile à trouver, le Jeanneke-Pis. Il existe aussi le Zinneke-Pis.

* L'église Saint Nicolas, charmante

* Le Théatre de Toone est une institution, un théâtre de marionnette, c'est dans ce genre de théâtre, et après une représentation, qu'a débuté une révolution à Bruxelles.

* Les "Galeries Royales Saint-Hubert" Galerie marchande en un seul mot "M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E" beaucoup de passage, galerie commerciale où on trouve de tout. Là où on trouve parmis les meilleurs chocolaterie de tout le pays, des habits, des restaurants, et des magasins qui propose par exemple des figurines ou des bijoux.




2 Le Quartier Nord, aussi appelé quartier de l'Atomium

* L'immense Atomium fut érigé en 1958 pour l'Exposition Universelle de Bruxelles, le roi ayant interdit sa démolition, il représente la structure élémentaire d'un cristal de fer grossie 165 milliards de fois. Il mesure 102 mètres de haut, est un point de vue assez sympa. Cependant ce n'est pas aussi impressionnant que la tour Eiffel par exemple. Mais c'est tout de même très cool.

* Le Parc Mini Europe : Deux heures pour visiter ce parc atypique qui reproduit dans les 80 villes et 350 maisons européennes.

* Le château de Laeken, les serres, le musée extrême-orientale et le mémorial à Léopold 1er.

* La Basilique Koekelberg, la construction à commencé au XIXe siècle et s'est terminée dans les années 70, le rêve de Leopold II.

* La Maison Autrique, œuvre de Victor Horta ( dont nous avons parlé précédemment.)




3 Le quartier de Saint-Géry, pas le plus touristique ni le plus populaire

* Le canal de Charleroi idéal pour le tourisme industriel car ancien quartier industriel.

* La place Saint-Géry et ses halles.

* Vanhaerents Art Collection, 3500m² dédiés à l'Art contemporain de 1970 à nos jours.

* Rue Antoine Dansaert, l'avant garde de la mode belge des années 90

* La Fonderie, musée de l'industrie et du travail.




4 Le quartier du Cinquantenaire

* Le parc du Cinquantenaire, parc de 34 hectares jonchés de statues ( et oui ils adorent les statues ) mais aussi la mosquée de Bruxelles, et le pavillon des passions humaines. Immanquable, si on ne devait choisir qu'un endroit dans ce quartier, c'est bien celui là.

* Le musée Art et Histoire, l'équivalent du British Museum à Londres ou du Louvres à Paris.

* Autoworld, un musée de l'automobile, surprenant.

* Le musée Royal de l'Armée et d'Histoire Militaire, de la côte de maille aux bombardiers de la seconde guerre mondiale, tout les objets concernant la guerre y sont.

* Maison Gauchie, une curiosité architectural.




5 Le quartier du Palais Royal

* Le Palais Royal et son Parc, tout deux somptueux, le palais avec son salon des glaces et le lustre qui s'y trouve, un lustre recouvert de scarabées.

* Coudenberg, ancien palais royal des ducs de Brabant, incendié au XVIIIe siècle...

* Le musée Belvue qui retrace l'histoire de la Belgique.

* Les Musées Royaux des Beaux-Arts, six magnifiques expositions permanentes, à ne pas rater.

* Le musée Magritte, le personnage est intéressant, il peignait en costume trois pièces et veillait à ne jamais faire tomber une goutte de peinture sur le sol. Ceux qui ont des connaissances solides sur l'art et l'histoire de l'art voient ce peintre comme un peintre moyen. Néanmoins il sortait de l'ordinaire.

* Le musée des Instruments de Musique : 7000 pièces, nécessite une demi journée au pas de course.

* La Cinematek et ses 143 000 bobines de films.




6 Le quartier européen

* Le Berlaymont, immeuble de la Commission Européenne 

* L'Europa, nouveau siège du Conseil européen et Conseil de l'UE, en somme il recoit les chefs d'états ou de gouvernement des pays membre... En somme, le bâtiment le plus important d'Europe.

* Le Parlement Européen, c'est ici qu'on discute et qu'on débat des idées qui seront voté au Parlement de Strasbourg.

* Le Parlementarium, qui explique l'histoire et les rouages de l'Europe d'aujourd'hui.



7 Le quartier de Sainte Catherine

* Saint-Jean-Baptiste-Au-Béguinage, l'avant garde du Baroque Flamand, un endroit magnifique

* Le marché aux poissons, entouré de jolies maisons, se tient le marché aux poissons, le matin, 4h-13h



8 Le quartier de Brouckère, ce quartier est battis en grande partie sur la Senne, le fleuve de Bruxelles.

* Le Théâtre Royal de "La Monnaie" est la première scène lyrique de Belgique.

* La Place de Brouckère, la zone chic du quartier avec palaces, brasseries et cafés de Luxe.

* La Place des Martyrs, pas la plus jolie, mais jolie tout de même et véritable symbole de l'indépendance de la Belgique.

* Le CBBD, le Centre Belge de la Bande Dessinée, une institution, il fait partie des lieux les plus sacrés de Bruxelles, et ce, dans tout les sens du terme. Après, si vraiment vous n'aimez pas la BD, passez votre chemin. Si vous êtes ne serait-ce que un petit peu curieux sur le sujet, c'est le genre de chose à ne pas rater lors d'un séjour à Bruxelles.



9 Le quartier du Sablon

* La Place du Grand Sablon, avec ses jolies façades accueille un marché des antiquaires le week-end ( 9h-18h le samedi et 9h-14h le dimanche ).

* Le musée de l'érotisme et de la mythologie, intéressant sous bien des aspects.

* Notre Dame du Sablon, autrefois guilde des arbalétriers, tout simplement sublime.

* Le Parc du Petit Sablon, un jolie petit parc



10 Le quartier des Marolles, pour moi le Bruxelles profond

* Notre Dame de la Chapelle, pas la plus jolie de toute la ville mais à côté il y a une friterie parmi les plus en vue.

* La Place du Jeu-de-Balle réservé aux fans de Tintin, c'est de là que commence "Le Secret de la Licorne" en achetant un model réduit de la Licorne, un ancien navire.

* Les "Rue Blaes" et "Rue Haute" partagée entre les brocanteurs, antiquaires, magasins de décoration, des dizaines d'exposants.

* La Porte de Hal, un très rare vestige de la ville médiéval.



11 Le quartier de Matonge, quartier symbole, du passé colonial du pays, en effet c'était le lieux où les étudiants congolais résidaient. Il y a peux de choses à voir, si ce n'est les graphismes pour ne pas dire les jolis tags, l'Eglise Sainte Boniface, le Belgomarkt où on vends des produits alimentaires 100% belge.



12 Le quartier du Châtelain, le quartier expérimental du mouvement architectural : Art nouveau

* Les maisons Ciamberlani et Jansens, surprenantes

* L'Hôtel Solvay, toute aussi beau

* Le musée Horta, vous voyez on en reviens toujours à ce Victor Horta, il y a même une galerie qui porte son nom aux alentours de la Grand' Place. Le musée Horta n'est rien d'autre que sa maison. Horta était une figure du mouvement Art nouveau, si ce n'est LA figure.

* Le musée Van Buuren, là on parle d'art-déco, on parle de la "Belle époque" ce petit bijoux méconnu mérite bien le détour.



13 Le quartier Saint Gilles, ce petit quartier du sud de Bruxelles regorge de petites merveilles

* L'Eglise de Saint Gilles ( qui donne son nom au quartier) et son parvis sont très prisés des locaux car élégants.

* La Rue Vanderschrick, 17 maisons art nouveau



14 Le quartier du Flagey et des étangs, à la limite de Bruxelles, à cheval avec Ixelles

* Surnommé "le Paquebot" aujourd'hui l'immeuble Le Flagey est devenu un haut lieu culturel avec cinéma, concerts, et cætera.

* Le musée dit d'Ixelles et ses 13 000 pièces quasiment tout art confondus.

Pour finir en beauté 

* Le Parc des Etangs d'Ixelles, un des plus beaux parcs du pays, un poumon vert, bordé par des maisons splendides.





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