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6 décembre 2025

Musique : Neil Young, la voix indomptable du folk-rock








  Figure majeure de la musique nord-américaine, Neil Young incarne depuis plus d’un demi-siècle une forme rare d’authenticité brute. À la fois poète fragile, guitariste incandescent et militant farouche, il a façonné une œuvre qui traverse les générations sans jamais se compromettre. Derrière son apparente simplicité se cache un artiste complexe, farouchement indépendant, dont chaque chanson semble porter la poussière des plaines américaines et les vibrations des révoltes intimes. Né au Canada, Young rejoint la scène californienne des années 1960, fréquentant les mêmes cercles que Buffalo Springfield, Crosby, Stills & Nash ou Joni Mitchell. Dès ses débuts, on perçoit chez lui un mélange singulier de douceur et de rage, capable de passer d’une ballade acoustique délicate à un solo électrique crépitant de tension. Cette dualité deviendra sa signature, notamment sur des albums devenus mythiques comme After the Gold Rush ou Harvest, qui le propulsent au panthéon du folk-rock. Pourtant, Neil Young n’a jamais été un artiste de confort. Dans les années 1970, il surprend en se lançant dans le rock abrasif avec Crazy Horse, donnant naissance à des disques bruts, presque sauvages, où la guitare devient un cri primal. Ce contraste entre l’intime et l’électrique n’est pas une coquetterie : il reflète une personnalité insaisissable, refusant les catégories. Young explore, tente, rate parfois, réussit souvent, mais avance toujours. Son style vocal, fragile, parfois à la limite de la cassure, renforce cette impression de vérité à nu. La carrière de Neil Young est aussi marquée par un engagement politique fort. Que ce soit pour la cause environnementale, la défense des fermiers américains avec Farm Aid ou ses prises de position sur la guerre et la liberté d’expression, il n’a jamais hésité à mêler musique et convictions. Des titres comme Ohio, écrit en réaction à la fusillade de Kent State, rappellent à quel point il peut transformer la colère en hymne intemporel. Sa discographie est ainsi jalonnée d’éclairs militants, sans jamais sacrifier la profondeur émotionnelle qui l’a rendu célèbre. Sur le plan commercial, Neil Young affiche des chiffres impressionnants pour un artiste resté si farouchement indépendant. Il dépasse aujourd’hui les 93,5 millions de ventes équivalentes d’albums (EAS), un total qui prend en compte les ventes physiques, les téléchargements et le streaming. Ses albums les plus emblématiques continuent d’être largement diffusés : Harvest demeure son plus grand succès, tandis que After the Gold Rush, Harvest Moon et sa compilation Greatest Hits se classent aussi parmi ses meilleures performances. Certains sites spécialisés estiment par ailleurs qu’il a vendu près de 30 millions d’albums “purs” au cours de sa carrière, un chiffre notable pour un artiste dont la musique privilégie l’authenticité plutôt que les formats commerciaux. Même récemment, il parvient encore à entrer dans les classements grâce à des albums qui rencontrent un public fidèle.


  En définitive, Neil Young demeure une figure essentielle de la musique, un artiste qui a su préserver sa liberté créatrice tout en offrant une œuvre d’une richesse exceptionnelle. Entre introspection, coups de colère, poésie, guitares saturées et ballades lumineuses, il a bâti un univers que peu ont égalé. Plus qu’un musicien : une légende vivante, toujours en mouvement, toujours imprévisible, toujours profondément sincère. Et c’est peut-être cette sincérité absolue qui lui vaut d’être encore tant écouté aujourd’hui, dans un monde où l’authenticité se fait rare. Young n’a jamais cherché la perfection, seulement la vérité, et cette quête traverse chacune de ses chansons. Son parcours prouve qu’on peut rester libre, entier et fidèle à soi-même tout en touchant des millions de personnes. Une leçon d’art, et une leçon de vie.



8 juin 2025

Culture : Le mouvement Mod, élégance et musique

 





  Né dans le Londres de la fin des années 1950, le mouvement Mod (pour Modernist) est bien plus qu’un courant de mode ou un style musical. C’est une culture urbaine qui a bouleversé la jeunesse britannique des années 60, en s'imposant comme un art de vivre à part entière, entre élégance raffinée, goût pour la modernité, et rébellion feutrée. Les premiers Mods sont issus de la classe ouvrière et moyenne. Ils rejettent les valeurs conservatrices de l’après-guerre, et veulent à tout prix se démarquer de la génération de leurs parents mais aussi des Teddy Boys, figures rock'n'roll plus brutes et rétro. Les Mods adoptent une posture plus urbaine, esthétique et intellectuelle, où chaque détail compte.


  L’image est capitale pour les Mods. Leur style vestimentaire, directement inspiré de l’élégance italienne et française, se caractérise par des costumes cintrés, des chemises impeccables, des chaussures en cuir brillant, et des marques cultes comme Fred Perry, Ben Sherman ou Crombie. Le parka militaire M-51 devient leur signature, porté pour protéger leur look sur leurs scooters, car oui, l’allure passe aussi par la monture. Les Mods se déplacent exclusivement en Vespa ou Lambretta, symboles de liberté et de style. Ces scooters sont customisés à l’extrême : rétroviseurs multiples, chromes brillants, phares en série... C’est une façon d’affirmer leur identité moderne, et de rouler différemment du reste de la société. Lors du week-end de Pâques 1964 à Brighton, une bagarre  mémorable, de centaines de Mods et de Rockers ont eut lieu, opposant ces deux jeunesses que tout semble séparer. Cette "bataille" spectaculaire, relayée par les journaux, a donné au mouvement une image de jeunesse incontrôlable. Pourtant, la plupart des jeunes présents ne faisaient que danser, boire et rouler, quelques bagarres ont suffi à créer la légende.


  Musicalement, les Mods sont d’abord attirés par le jazz moderne, puis par le rhythm and blues, la soul, le ska jamaïcain, la musique Motown. Rapidement, le rock britannique s’en empare. Des groupes comme The Who, The Small Faces, The Kinks ou The Action deviennent les héros de cette génération, souvent très jeunes, dansante et hyper stylée. Les Mods avaient un goût très pointu pour la musique. Certains allaient jusqu’à importer des 45 tours de soul américaine inconnus en Europe, qu’ils passaient ensuite dans les clubs. Leur exigence a posé les bases de ce qu’on appelle aujourd’hui le digging qui est la recherche obsessionnelle de pépites musicales rares. Dans les années 60, la BBC ne diffusait presque pas les morceaux préférés des Mods, jugés trop "ethniques" ou "populaires". Résultat, les Mods se sont tournés vers des radios pirates comme Radio Caroline, qui diffusaient depuis des bateaux en mer, hors des eaux territoriales. Une vraie guerre de fréquences, menée pour la musique !


  Être Mod, c’est adopter une attitude hédoniste, exigeante, soignée, sans pour autant tomber dans la délinquance. Les Mods aiment la nuit, les clubs, les virées en scooter, les disquaires, les cafés chics, et les sons venus d’ailleurs. C’est une contre-culture chic, exigeante, souvent passionnée de modernité et d’esthétique. Un vrai Mod pouvait passer plus de 30 minutes à cirer ses chaussures avant de sortir. Pourquoi ? Parce que l’image que tu projetais, des pieds à la tête, définissait ton rang social dans le groupe. Des chaussures mal entretenues ? Tu risquais d’être considéré comme un "wannabe" ou un amateur. Certains Mods, obsédés par l’élégance, emportaient deux chemises pour une soirée : une pour danser, une propre pour rentrer. D'autres faisaient repasser leurs jeans après chaque port, pour qu’ils gardent la pliure parfaite. Être Mod, c’était une discipline quotidienne, pas juste une pose.


  Le mouvement connaîtra un revival dans les années 70-80 avec The Jam et Paul Weller comme figures de proue.


  Le film "Quadrophenia" (1979), inspiré par l’album des Who, est sans doute le plus bel hommage à cette culture. Depuis, le style Mod a influencé des générations de stylistes, musiciens et artistes. Il plane encore aujourd’hui dans certains courants de la pop britannique, du streetwear rétro ou des scooters clubs passionnés.



10 mars 2025

Musique : Gigi Allin, prophète du Trash Rock...

 




  Gigi Allin, de son vrai nom Jesus Christ Allin est né le 29 août 1956 dans une famille très agitée du bocal, est décédé le 28 juin 1993 d'une overdose. Durant sa courte vie il fut le chanteur le plus dingue, le plus fou, le plus barré de tout les chanteurs connus au monde, de tout les temps. Du nord au sud, de l'est à l'ouest, par le passé, le présent et surement le futur, Gigi Allin est le chanteur TRASH par excellence. Faisant de Marilyn Manson l'équivalent d'une danseuse étoile frêle et fragile. 

  Il est connu pour son attitude extrême, ses concerts pour le moins chaotiques quand ils se terminaient, car souvent la police était forcée d'intervenir tant ça dérapait. Gigi, il chantait nu, très souvent. Dans ses concerts, il frappait son publique, se faisait frapper, se blessait, déféquait, étalais ses excréments sur son corps et son visage, jetait ses excréments sur son publique. Ses chansons abordaient des thèmes violents, ses paroles étaient plus que choquante et dérangeantes. Ses textes tournant principalement autour de la mort, du sexe et de la destruction. 

  Il a plusieurs fois annoncé qu'il se suiciderait sur scène, mais il est finalement mort d'une overdose d'héroïne à 36 ans.

  Le documentaire intitulé "Hated: GG Allin and the Murder Junkies", réalisé par le grandiose Todd Phillips, retrace sa vie et son parcours. 

  Même après sa mort, il est devenu une sorte d’icône underground du punk extrême, symbole d’un rejet total des conventions. Il se définissait lui même comme étant le dernier véritable rocker et que son but était de détruire le rock de son époque et incarner un chaos musical absolu.

9 mars 2025

Musique : Le meilleur Festival Musical de Corse ?

 






  En été, en Corse, il y a beaucoup de fêtes, de foires, de festivals. Mais un seul se démarque vraiment de par son cadre, ses invités, son publique : Le Festival de la Guitare à Patrimonio.
  
  L'image ci dessus est la toute première affiche, cette année le festival aura 35 ans. Il évolue, de trois soirées il a progressé à huit soirées. 

  Vous pouvez vous restaurer sur place, idéalement avant les concerts. Boire une flute de champagne assis sur chaise avec sa moitié à côté, en écoutant la musique tout en voyant les musiciens virtuoses se donner sur scène, à cet endroit précis de la Corse, c'est une expérience à ne pas manquer. A ne pas manquer car jamais vous ne l'oublierez. Il a lieu tout les étés au mois de juillet. Je vous laisse apprécier la quantité et la qualité des artistes qui ont foulé la scène de ce théâtre de verdure depuis ses débuts.



Guitaristes Corses : 
José d'Alessi, 
Jérôme Ciosi, 
Lucien Ferreri, 
Jean-Jacques Gristi (Janjak Trio), 
Auleriu Mannarini, 
Patrick Mattei, 
Jean-François Oricelli, 
Gérard Poletti, 
Pascal Polidori, 
Rodolphe Raffalli, 
Philippe Spinosi, 
Emile Tamagna, 
Antoine Tatich, 
Corsican Trio.


Guitaristes Classiques : 
Badi Assad, 
Duo Odaïr et Sergio Assad, 
Paulo Bellinati, 
Valérie Duchâteau, 
Roland Dyens, 
Marylise Florid, 
Los Angeles Guitar Quartet, 
Michel Sadanovski et Trio de Guitares de Paris, 
Philippe Spinosi (Duo).


Guitaristes Flamenco : 
Vicente Amigo, 
Juan Manuel Canisares, 
Juan Carmona, 
Kejaleo, 
Paco de Lucía, 
Serge Lopez, 
Gerardo Nuñez, 
José Antonio Rodriguez, 
Manolo Sanlucar, 
Victor Monje Serranito, 
Tomatito, 
Louis Winsberg.


Guitaristes Picking et Country : 
Thom Bresh, 
Marcel Dadi, 
Tommy Emmanuel, 
Buster B. Jones, 
Adrian Legg, 
Albert Lee.


Guitaristes Manouches : 
Gigi Cifarelli, 
Angelo Debarre, 
Les Doigts de l'Homme, 
Thomas Dutronc, 
Christian Escoudé, 
Raphaël Faÿs, 
Marian Badoï Trio, 
Boulou Ferré, 
Ellos Ferré, 
Rocky Gresset, 
Sébastien Giniaux, 
Fapy Lafertin, 
Jean-Félix Lalanne, 
Richard Manetti, 
Adrien Moignard, 
Babik Reinhardt, 
David Reinhardt, 
Romane, 
Stochelo et Moses Rosenberg, 
Sanseverino, 
Tschawolo Schmidt, 
Dorado Schmidt, 
Samson Schmidt, 
Joscho Stephan, 
Vlatko Stefanovski, 
Brady Winterstein, 
Hono Winterstein.


Guitaristes Jazz, blues, rock : 
Bernard Allison, 
Tuck Andress, 
Jean-Louis Aubert, 
Gwin Ashton, 
Blick Bassy, 
Jeff Beck, 
George Benson, 
Bjørn Berge, 
Bernhoft, 
Louis Bertignac, 
Eric Bibb, 
Rodney Branigan, 
Hiram Bullock, 
John Butler, 
Larry Carlton, 
Philip Catherine, 
Popa Chubby, 
Larry Coryell, 
Yamandu Costa, 
Alvin Lee, 
Al Di Meola, 
Robben Ford, 
Robert Fripp, 
Johnny Gallagher, 
Franck Gambale, 
Larry Garner, 
Buddy Guy, 
Jim Hall, 
Uli Jon Roth, 
Keziah Jones, 
Laurence Jones, 
Bireli Lagrene, 
Jonny Lang, 
Nguyên Lê, 
Sylvain Luc, 
Steve Lukather, 
Taj Mahal, 
MattRach, 
MIYAVI, 
Eric McFadden, 
John McLaughlin, 
Vitaly Makukin, 
Pat McManus, 
Pat Metheny, 
Raoul Midon, 
Dominic Miller, 
Monte Montgomery, 
Al Mc Kay, 
Stevie Nimmo, 
Nono (Norbert Krief), 
Eliades Ochoa (Buena Vista Social Club), 
Mariane Aya Omac, 
Marco Pereira, 
Lucky Peterson, 
Sernan Romero, 
Patrick Rondat, 
Luis Salinas, 
Eric Sardinas, 
Joe Satriani, 
John Scofield, 
Michael Schenker, 
Neil Stacey, 
Z-Star, 
Mike Stern, 
Andy Summers, 
Martin Taylor, 
Simo, 
Steve Vai, 
Alceu Valença, 
Trio Van Wilks, 
Javier Vargas, 
Joe Louis Walker, 
Mark Whitfield, 
Johnny Winter.


Chanteurs et groupes : 
Archive, 
Asaf Avidan & the Mojos, 
Ayo, 
The Beach Boys, 
BB Brunes, 
Ilene Barnes, 
John Butler Trio, 
Tracy Chapman, 
Francis Cabrel, 
Elvis Costello and the Sugarcanes, 
Captain Mercier, 
Chico César, 
Chico & the Gypsies, 
Joe Cocker, 
René Coll Orchestra, 
Deep Purple, 
Julien Doré, 
Earth Wind and Fire Experience, 
Demi Evans, 
Patrick Fiori, 
Dallas Frasca, 
Michel Fugain & Pluribus, 
Melody Gardot, 
Gilberto Gil, 
Beth Hart, 
IGGY & the Stooges, 
Katia Guerreiro, 
Mathis Haug, 
Roger Hodgson, 
Agnès Jaoui, 
Tom Jones, 
Jorge Ben Jor, 
Klazz Brothers & Edson Cordeiro, 
King-King, 
King Of The North, 
Koritni, 
Diana Krall, 
Last Train, 
Bernard Lavillier, 
L.E.J., 
Sean Lennon, 
-M- (Matthieu Chedid), 
Trio Madeira, 
Christophe Maé, 
Márcia Maria, 
Mariza, 
Daniela Mercury, 
Simple Minds, 
Ana Moura, 
Alan Parsons Live Project, 
Charles Pasi, 
Patrice, 
Robert Plant, 
Patrizia Poli, 
Laura Riz, 
Renaud, 
Return to Forever, 
Rival Sons, 
Rockbox, 
Shaka Ponk, 
Sanseverino, 
Sound of Guns, 
Patti Smith, 
Status Quo, 
Thirty Seconds To Mars, 
Skip The Use, 
Alain Souchon, 
Selah Sue, 
Rokia Traoré, 
Toto, 
Triggerfinger, 
Troc, 
Urs Karpatz, 
Laurernt Voulzy, 
Chrystle Warren, 
ZAZ, 
Zucchero.


Batteurs et percussionnistes : 
Ray Baretto, 
Mino Cinelu, 
André Ceccarelli, 
Dennis Chambers, 
Vinnie Colaiuta, 
Trilok Gurtu, 
Daniel Humair, 
Zakir Hussein, 
Gumbí Ortiz, 
Steve Smith, A
rto Tuncboyacian, 
Dave Weckl, 
Lenny White.


Autres musiciens : 
Alexei Arkhipovski (balalaïka), 
Armandinho (mandoline), 
Marcel Azzola (accordéon), 
Richard Bona (basse), 
Michael Brecker (saxophone), 
Randy Brecker (trompette), 
Ron Carter (contrebasse), 
Stanley Clarke (basse), 
Chick Corea (claviers), 
Jean Cortès (contrebasse), 
Hamilton de Holanda (mandoline) 
Joey Di Francesco (orgue Hammond), 
Bill Evans (saxophone), 
Richard Galliano (accordéon), 
Renaud Garcia-Fons (contrebasse), 
Jean-Marie Giannelli (basse), 
Nicolas Kedroff (balalaïka), 
Marc-Michel Le Bevillon (contrebasse), 
Giani Lincan (cymbalun), 
Didier Lockwood (violon), 
Marc Mainieri (vibraphone), 
Brad Mehldau (piano), 
Ionica Minune (accordéon), 
Marcus Miller (basse), 
Jean Jacques Milteau (harmonica), 
Costel Nitescu (violon), 
Ange Lanzalavi (mandoline), 
Marcel Loeffler (accordéon), 
Joe Lovano (saxophone), 
Florin Niculescu (violon), 
Maceo Parker (saxophone), 
Mario Parmisano (piano), 
Jean-Luc Ponty (violon), 
Gérôme Regard (contrebasse), 
Dino Saluzzi (bandonéon), 
Fernando Suarez-Paz (violon), 
Bruno Tafani (accordéon), 
Toots Thielemans (harmonica), 
René Vallecalle (mandoline),
 Jean-Philippe Viret (contrebasse), 
Martin Weiss (violon), 
Victor Wooten (basse), 
Joe Zawinul (claviers).