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11 janvier 2026

Nature : Les îles Lavezzi, sanctuaire de beauté et de liberté








  Au large de la Corse, entre Bonifacio et l’Italie, se trouvent les îles Lavezzi, un archipel minuscule mais d’une beauté saisissante. Composées de rochers granitiques baignés par une mer turquoise, ces îles sont protégées au sein d’une réserve naturelle et constituent un sanctuaire pour la faune et la flore méditerranéennes.


  Les Lavezzi se distinguent par leurs paysages sauvages : falaises escarpées, criques secrètes, plages de sable fin et eaux cristallines où la baignade devient un véritable plaisir. L’absence de constructions humaines en fait un lieu unique où l’on peut ressentir la véritable essence de la Méditerranée. La biodiversité des îles est exceptionnelle. Les oiseaux marins, comme le puffin et le goéland, y nichent en toute tranquillité. Les poissons colorés et les herbiers de posidonie qui entourent l’archipel attirent les plongeurs et amateurs de snorkeling, fascinés par la vie sous-marine. La flore n’est pas en reste : genêts, lentisques et plantes endémiques résistent au vent et au soleil, peignant le paysage de touches dorées et vertes.


  Un passage sur les îles Lavezzi est aussi une immersion dans l’histoire. Ces îlots furent le théâtre du célèbre naufrage du Saint-Jean-Baptiste en 1855, commémoré par un monument dédié aux marins disparus. Aujourd’hui, les visiteurs peuvent découvrir ce site et profiter d’un environnement naturel préservé. La meilleure façon d’explorer les Lavezzi reste la randonnée le long des sentiers côtiers, où chaque pas offre un panorama différent sur la mer et les îles voisines. Les amateurs de photographie nature y trouveront des perspectives uniques, tandis que les amoureux de calme et d’authenticité apprécieront l’atmosphère de quiétude qui règne loin du tourisme de masse.


  Les îles Lavezzi représentent un véritable joyau de la nature corse, alliant paysages sauvages, faune riche et histoire maritime. Une visite sur ces îlots est une expérience sensorielle intense, où l’air marin, la lumière éclatante et la beauté brute de la Méditerranée offrent un moment d’évasion rare. Protéger ce patrimoine naturel est essentiel pour que les générations futures puissent continuer à découvrir ce paradis préservé.



20 décembre 2025

Voyage : Un Séjour en Balagne, une évidence méditerranéenne








  La Balagne s’offre comme une promesse de douceur dès les premiers kilomètres. Elle exige du temps, de l’attention et une certaine disponibilité intérieure. Dès les premiers jours, le voyageur comprend que le véritable luxe ici n’est ni l’abondance ni le spectaculaire, mais la continuité entre les lieux, les paysages et les gestes quotidiens. La Balagne ne se révèle pas dans l’urgence, mais dans la répétition douce des instants, dans ces habitudes provisoires qui finissent par structurer le séjour.


  La mer y joue un rôle fondamental, presque structurant. La baie de Calvi, vaste et parfaitement ouverte, s’impose comme l’un des plus beaux ensembles naturels de Méditerranée, souvent citée parmi les plus belles baies du monde. Elle donne au regard une impression de liberté rare, accentuée par la proximité immédiate des montagnes. À certains moments de la journée, lorsque la mer est d’huile et que la lumière s’étire, le paysage semble figé dans une forme d’évidence absolue.


  Calvi incarne une Balagne puissante et historique, marquée par la présence imposante de sa citadelle. L’Île-Rousse, à l’inverse, offre une lecture plus douce du territoire. Son urbanisme clair, sa grande place centrale, son rapport immédiat à la mer donnent au séjour un rythme plus posé, presque familier. On y revient facilement, comme on revient à un point d’ancrage, pour un café, un marché ou une simple promenade en fin de journée. Le marché de L’Île-Rousse constitue à lui seul une expérience sensorielle complète. Les étals colorés, les odeurs de fromages, d’herbes du maquis et de fruits mûrs traduisent la richesse agricole de la Balagne. On y comprend, bien mieux que par de longs discours, pourquoi cette région est surnommée le jardin de la Corse. Ce lien intime entre terre et mer structure l’ensemble du séjour.


  En quittant le littoral, la Balagne révèle son visage intérieur. Les routes étroites serpentent entre collines et vallons, bordées d’oliviers centenaires et de murets de pierre sèche. Les villages perchés apparaissent comme des repères immuables : Sant’Antonino, Pigna, Corbara, Speloncato ou Cateri offrent chacun une manière différente d’habiter la hauteur. Les points de vue y sont saisissants, mais c’est surtout le sentiment de continuité historique qui marque les esprits.


  La gastronomie accompagne chaque étape du séjour comme un fil conducteur. Elle ne cherche jamais à se réinventer, mais à transmettre. Fromages affinés lentement, charcuteries issues de pratiques anciennes, huiles d’olive locales aux arômes francs, vins de Balagne encore trop méconnus composent une cuisine sincère, profondément enracinée. À table, le temps semble s’étirer, et les repas deviennent des moments structurants de la journée.


  Les plages, nombreuses et variées, permettent de ponctuer le séjour de respirations simples. Entre Calvi et L’Île-Rousse, certaines s’étendent longuement, d’autres se découvrent plus discrètement. L’eau claire, souvent calme, invite à une baignade sans hâte, presque méditative. Ces instants répétés, jour après jour, finissent par donner au séjour une profondeur inhabituelle. À mesure que les jours passent, une forme d’attachement discret s’installe. Les paysages deviennent familiers, les horaires moins importants, les déplacements plus intuitifs. Le soir, lorsque les villages s’illuminent doucement et que le silence reprend ses droits, la Balagne semble offrir ce qu’elle a de plus précieux : un sentiment d’équilibre rare, difficile à expliquer, mais immédiatement perceptible.


Conclusion

  Un séjour en Balagne n’est pas une accumulation de visites, mais une expérience de cohérence. La majesté de la baie de Calvi, la douceur presque méditative de L’Île-Rousse, la profondeur des villages perchés et la richesse d’une gastronomie façonnée par la terre et la mer forment un ensemble d’une rare harmonie. La Balagne ne se donne jamais dans l’excès, mais dans la justesse. Et c’est précisément cette justesse, faite de lumière, de lenteur et de simplicité, qui transforme le voyage en véritable souvenir durable.



2 décembre 2025

Culture : Horace Sébastiani, un Corse au sommet de l’armée et de la diplomatie








  Horace Sébastiani de La Porta, né le 15 décembre 1771 à La Porta en Corse et mort le 10 avril 1851 à Paris, est l’une des figures emblématiques de l’histoire militaire et diplomatique française du XIXᵉ siècle. Issu d’une famille corse influente, il s’illustra à la fois comme général, diplomate et homme politique, incarnant la réussite d’un Corse dans les arcanes du pouvoir impérial et royal.


  Sébastiani commence sa carrière militaire dans le contexte des guerres révolutionnaires, rejoignant l’armée de la République et gravissant rapidement les échelons grâce à son courage et à son sens stratégique. Il participe à plusieurs campagnes en Italie et en Égypte, où il se distingue particulièrement aux côtés de Napoléon Bonaparte. Ses exploits en Égypte, notamment lors de la campagne de 1798, lui valent une reconnaissance durable et lui ouvrent les portes de missions diplomatiques de plus en plus importantes.


  Au fil de sa carrière, Sébastiani se fait remarquer pour ses talents de diplomate. Il est nommé ambassadeur en Turquie en 1806, où il joue un rôle crucial dans le maintien des relations entre la France et l’Empire ottoman. Ses efforts pour consolider les alliances et négocier avec habileté témoignent de sa capacité à manier la diplomatie dans un contexte géopolitique complexe. Plus tard, il est également ministre des Affaires étrangères sous la monarchie de Juillet, démontrant sa polyvalence et sa capacité à naviguer dans les différents régimes politiques de son temps. En parallèle de ses activités diplomatiques, Sébastiani poursuit une carrière militaire brillante. Il participe aux campagnes napoléoniennes, notamment en Espagne et en Russie, et est élevé au rang de maréchal de France en 1823 pour ses succès militaires lors de l’expédition d’Espagne. Son ascension reflète à la fois ses compétences stratégiques et sa loyauté envers les différentes autorités françaises qu’il sert.


  Sébastiani demeure une figure majeure de l’histoire corse et française, symbole d’une génération de Corses ayant trouvé leur place dans l’armée et la diplomatie française. Il laisse derrière lui un héritage mêlant courage militaire, habileté diplomatique et engagement politique, et son parcours illustre parfaitement les opportunités et défis du service public sous Napoléon et au-delà.


  En conclusion, Horace Sébastiani incarne l’excellence corse dans les domaines militaire et diplomatique. Sa carrière, traversant plusieurs régimes et contextes historiques, illustre la capacité d’un homme à s’adapter, à se distinguer par le talent et la persévérance, et à marquer durablement l’histoire de son pays. Son parcours reste un exemple pour les générations futures de Corses et de Français, montrant que détermination et compétence peuvent transcender les frontières et les époques. Aujourd’hui encore, son nom résonne comme celui d’un stratège habile et d’un diplomate visionnaire.



4 octobre 2025

Voyage : Une journée à Bonifacio, falaises, citadelle et délices méditerranéens









  Bonifacio, située à l’extrémité sud de la Corse, est une ville où l’histoire et la nature se rencontrent dans un spectacle unique. Dès le lever du soleil, les falaises blanches qui plongent abruptement dans la mer turquoise captent l’attention. Commencez la journée par une promenade le long des falaises : les panoramas sur le détroit de Bonifacio sont à couper le souffle, et les escaliers taillés dans la roche, parfois abrupts, donnent un aperçu du caractère défensif et stratégique de la ville. Chaque point de vue semble inviter à la contemplation, entre la mer qui scintille et les criques isolées qui se dévoilent au loin.


  La découverte de la Haute Ville est une immersion dans l’histoire. Les ruelles pavées, étroites et sinueuses, mènent à des petites places pittoresques où se trouvent des maisons médiévales aux façades colorées et aux balcons fleuris. L’Église Saint-Dominique, avec son architecture sobre mais élégante, et les remparts de la citadelle offrent des perspectives impressionnantes sur le port et les eaux scintillantes. L’exploration de la citadelle permet également de comprendre le rôle militaire de Bonifacio à travers les siècles, entre défenses contre les invasions et commerce maritime.


  Le déjeuner est un moment clé pour s’imprégner de la culture locale. Les restaurants du port proposent un large éventail de spécialités corses. Outre les incontournables fruits de mer et le cabillaud à la bonifacienne, il est essentiel de goûter les melanzine, une préparation traditionnelle à base d’aubergines, de poivrons, de tomates et d’œufs, souvent parfumée avec des herbes locales comme le thym et le romarin. Ce plat rustique mais savoureux illustre parfaitement la cuisine méditerranéenne : simple, généreuse et riche en goût. Les melanzine se dégustent chaudes ou tièdes et accompagnent parfaitement un verre de vin blanc corse, apportant une expérience culinaire authentique, typique de Bonifacio. D’autres spécialités peuvent compléter ce repas, comme le veau corse mijoté aux herbes, ou les fromages locaux accompagnés de miel et de confiture de figues, révélant l’art de vivre insulaire.


  L’après-midi peut être consacré à une excursion en mer. Les bateaux partent du port pour explorer les grottes marines, les falaises et les plages isolées accessibles uniquement par l’eau. La perspective depuis la mer offre un angle inédit sur la ville, avec les maisons perchées sur la falaise et les fameuses escaliers du roi d’Aragon, creusés à même la roche et descendus avec précaution vers l’eau. Ceux qui préfèrent rester à terre peuvent emprunter les sentiers côtiers, qui serpentent le long des falaises et offrent des panoramas sur des criques aux eaux cristallines, parfaites pour une baignade ou une simple contemplation.


  À mesure que le soleil décline, la lumière dorée transforme Bonifacio. Les falaises prennent des tons orangés et la ville semble s’illuminer de l’intérieur. Une pause sur une terrasse du port, accompagnée d’un café ou d’un petit plat de melanzine, permet d’apprécier le calme et la douceur de l’air marin, tout en observant le ballet des bateaux et des oiseaux marins. Les senteurs de sel, d’herbes méditerranéennes et de cuisine locale se mélangent, offrant une véritable immersion sensorielle.


  En une seule journée, Bonifacio livre un condensé d’émotions et de découvertes : paysages spectaculaires, patrimoine historique riche, ruelles pleines de charme et gastronomie authentique. Chaque instant passé dans cette ville au bout du monde laisse un souvenir impérissable, et même une brève visite suffit pour tomber amoureux de sa beauté et de son ambiance unique. Que l’on soit passionné d’histoire, amateur de nature ou simplement curieux des saveurs locales, Bonifacio est une étape incontournable pour tous les voyageurs.



23 avril 2025

Culture : La fête de Saint Erasme à Ajaccio







  La fête de la Saint Érasme à Ajaccio, célébrée chaque année le 2 juin, elle est profondément ancrée dans la culture ajaccienne. La journée commence par une messe à l'église Saint-Érasme, suivie d'une procession terrestre à travers les rues de la ville. Le point d'orgue est la procession maritime, la statue du saint est embarquée sur un bateau décoré et accompagnée par une flotte de pêche et de plaisance, souvent nommé le "Brigulellu". Au large, une bénédiction des barques est effectuée, et une couronne de fleurs est jetée à la mer en mémoire des marins disparus.​ Bien que la Corse soit une île de montagnards et au-delà de l'aspect religieux, la Saint Érasme est aussi une grande fête populaire. Pendant plusieurs jours, le port s'anime avec des repas conviviaux où l'on déguste des poissons grillés, tout juste sortis des filets. Mais aussi des concerts de musique corse et des animations pour tous les âges. C'est un moment de partage et de bonne humeur qui rassemble les Ajacciens et les visiteurs, autour de la culture maritime corse.



1 avril 2025

Culture : Christophe Colomb, explorateur ou imposteur ?








  Christophe Colomb est né en 1451 et décédé en 1506. On ne sait pas exactement où il est né. D'après certains il serait né à Gênes, pour d'autres en Espagne, au Portugal, certains pensent même dans les îles grecques. Mais, d'après les écrits, on sait qu'il n'est pas né à Gênes, mais sur le territoire génois. Donc, à partir de là, beaucoup de spéculations sont possibles. A cette époque, la République de Gênes avait des comptoirs partout en mer Méditerrané. Beaucoup pensent qu'il serait né en Corse dans la ville de Calvi, la maison familiale aurait été détruite pendant le siège de Calvi par les britanniques (siège ou l'amiral Horatio Nelson y perdit un œil). D'autres pensent qu'il était un juif espagnol qui aurait fait les voyages qu'on connait pour échapper aux persécutions antisémites de cette époque, pour moi ça n'a aucun sens, du fait qu'il aurait laissé les siens se faire persécuter pendant qu'il partait pour ses "grands voyages". Enfin, une hypothèse dit qu'il serai né au Portugal, et qu'il serai de famille noble. D'après cette version, ce serait le fils illégitime d'un prince, les arguments sont qu'il connaissait très bien les routes commerciales portugaises vers l'Asie. Encore une fois, pour moi ça ne tiens pas debout, trop léger. Pour moi il est né à Calvi. Le fait est que, ses écrits ne sont pas compréhensibles par les italiens, les espagnols et encore moins les portugais, par contre, ils sont très proche de la langue Corse, et, une personne sachant parler la langue n'aura pas de mal à comprendre ce qu'il a écrit. Ce dont on peut être sûr c'est que dès son enfance, il rêvait d'aventures et d'explorations.

  Dans son adolescence il apprends à commercer, à naviguer entre Gênes et l'Atlantique, par la même occasion il apprends l'astronomie et la cartographie.


  En 1476 il se marrie avec une noble portugaise et il développe l'idée de rejoindre l'Asie par l'océan Atlantique, une folie pour l'époque. On savait depuis peu que la terre était ronde mais on ignorait sa taille (beaucoup de ceux qui ont été les premiers à l'avoir découvert ont été malmenés, particulièrement par les autorités ecclésiastiques, qui en leurs temps affirmaient que la terre était plate). Il s'appuyait surement sur les écrits des explorateurs, ceux de Marco Polo, qui pensait que l'Asie était plus proche que ce que l'on pensait. Les cartes de Toscanelli qui pensait que le Japon était à 4000 kilomètres des Canaries (loupé, le Japon est à plus de 20 000 kilomètres des Canaries). Enfin, un argument en béton serai qu'il est tombé sur des cartes vikings, ou aurai au moins entendu parler de ces histoires, ces îles inconnues, le Vinland, le Greenland et l'Iceland. Pour moi l'hypothèse la plus tangible. Christophe Colomb était convaincu de trouver l'Asie en quelques semaines de navigation.

  Il avait ce projet, mais il manquait cruellement de moyen pour le réaliser. Alors il s'est mis à le proposer un peu partout. Gênes refuse : trop risqué. Venise refuse : pas confiance. La France refuse : trop fou. L'Angleterre refuse : trop couteux. Le Portugal a déjà des routes commerciales vers l'Asie et n'a pas envie de se risquer à cette aventure. Finalement, après la réunification de l'Espagne, après la prise de Grenade en 1492, le roi Ferdinand et la reine Isabelle acceptent. Après tout, ce ne sont que trois navires qui feront la traversée, et s'il s'avère que Colomb dit vrai, ce serai une nouvelle route commerciale qui permettrait de concurrencer le Portugal. Pays qui à cette époque était plus riche que l'Espagne et possédait une des flottes les plus conséquentes au monde.


  Le navigateur conclus un deal avec la couronne d'Espagne, on lui prête trois navires, en échange, s'il revient avec des richesses, il sera nommé "Amiral de la Mer Océane" et recevra 10% des parts de ce qui sera ramené.

  Le 3 Aout 1492, les trois navires, la Pinta, la Nina et la Santa Maria, fleurons de l'industrie navale de l'époque, partent du port de Palos de la Frontera, font escales au Canaries et partent pour un périple de 70 jours soit 10 semaines en mer. Autant dire que le voyage était particulièrement tendu. A un moment donné il y eut des rumeurs de mutinerie, les vivres diminuent, rien ne se défile à l'horizon, et le moral est au plus bas. 

  Le 14 octobre 1492, un marin aperçoit enfin la terre, Colomb a découvert l'Amérique, tout en pensant avoir découvert la route vers l'Inde. D'ailleurs, il appelle les autochtones "indiens". Cette erreur va changer l'histoire de la planète.

  Il prouve à toute l'Europe qu'on peut traverser l'Atlantique. Ouvrant la voix de ce qu'on appelle "les Grandes Découvertes" et malheureusement, pour bien des peuples, la colonisation. 


  En tout et pour tout, il effectuera quatre traversées. Il mourra quelques années plus tard dans la misère, ruiné, et déchu, sans jamais s'être rendu compte qu'il avait découvert un nouveau continent, le Nouveau Monde. 


  Pour se premier voyage, la première terre qu'il voit c'est une île des Bahamas, on pense à l'île de Guanahani. Puis il découvre Cuba et Hispaniola (Haïti et l'actuelle République Dominicaine). C'est là aussi que commencent les premiers contacts avec les autochtones. Le jour de Noel 1492, la Santa Maria s'échoue sur une plage, Colomb fonde la première colonie en utilisant le bois du navire et l'appel La Navidad (première construction européenne du Nouveau Monde !). Il laisse 39 marins sur place.

  En 1493 il revient triomphant en Espagne avec de l'or, des oiseaux exotiques, des esclaves, etc... 

  Un succès total !

  Après ça, il repart à la tête de 17 navires et un total de 1500 hommes. Il découvre que tout les marins laissés sur place sont mort, et La Navidad, totalement détruite. Il fonde alors une autre colonie La Isabela plus à l'Est. Au cours de ce voyage il découvre, la Guadeloupe, la Jamaïque, Porto Rico... Mais c'est un voyage de colonisation, il fonde alors Saint Domingue (actuelle République Dominicaine) qui deviendra la première véritable colonie permanente en Amérique. Mais pour les indigènes, le cauchemar commence, ils sont réduits à l'esclavage et forcés de chercher de l'or. Ces autochtones sont massacrés à petit feux, et disparaissent petit à petit victimes des mauvais traitement, de l'esclavagisme et des maladies ramenées par les espagnols qui étaient alors inconnues dans ces contrées. Dans ces nouvelles colonies, Colomb impose une façon de gouverner très brutale et très sévère, a son retour, les gens témoins de cette tyrannie en informe la cour d'Espagne. Mais c'est Christophe Colomb, on lui pardonne ses excès d'autorité. 

  Troisième voyage, avec six navires, il atteint l'embouchure de l'Orénoque au Venezuela et commence à douter qu'il s'agit vraiment de l'Asie, mais il ne veut pas y croire. De retour à Hispaniola, plus rien ne vas, les colons sont révoltés, et un juge est envoyé d'Espagne pour l'arrêter, l'enchainer et le renvoyer en Espagne ou il sera jugé. Finalement, la reine Isabelle le gracie. 

  Pour son quatrième voyage, l'accord du premier voyage est à nouveau de mise, trouver un passage vers l'Asie. Il découvrira, le Panama, le Costa Rica et le Honduras. Il croit toujours que le passage vers l'océan Indien existe mais il ne tombe que sur des territoires jusqu'alors inconnus. Pendant l'expédition, son navire s'échoue en Jamaïque ou lui et son équipage sont retrouvés un an plus tard. Après quoi il rentre en Europe malade et humilié. 

  Il meurt en 1506 à Valladolid ruiné et humilié, en pensant voir trouver les Indes.



  Aujourd'hui le personnage est très controversé. Certes, il a changé le cour de l'histoire du monde, mais il ne s'est jamais rendu compte qu'il avait découvert de nouvelles terres, en pensant qu'il s'agissait de l'Inde. Ce fut un gouverneur qui était détesté mais qui pensait bien faire. Sa découverte marque le début de la colonisation et de tout les malheurs qui en ont découlés. En Europe, on le voit toujours comme un grand explorateur, mais en Amérique Latine, il est plus vu comme un colonisateur et esclavagiste européen.


  D'un autre côté on peut tout de même peser le pour et le contre :

- Malgré ses erreurs de calculs, il a tenté ce qui était de l'ordre de l'impossible jusqu'en 1492.

- L'âge des Grandes Découvertes à commencé avec lui et à changé le cours de l'histoire humaine. Faisant de lui un des personnages les plus influents au monde.

- Une ténacité hors pair et une détermination inébranlable (surtout pour son premier voyage).


  Maintenant le contre :

- On pense à une ambition plus égoïste qu'autre chose.

- Jusqu'à sa mort il a refusé d'admettre la réalité.

- Un grand explorateur oui, mais aussi très un mauvais dirigeant.


 

  On est en droit de se poser des questions telles : 

Téméraire ou érudit ?

Un explorateur ou un opportuniste ? 

Un héros ou un imposteur ? 

Un pionnier ? Ou le premier des tyrans européens du Nouveau Monde ?

Un mythe construit par la couronne espagnole ?

Est-il le responsable direct d'un vrai génocide ?

Mérite-t-il les honneurs ou les critiques ?


  Toute ces questions et bien d'autres encore peuvent être posées et débattues. Chaque peuples de chaque pays peuvent avoir leur propre avis sur la question. Personnellement je me dis que sans lui, l'histoire aurait été différente. Et pour moi, il s'est carrément mis dans le sillage des vikings qui ont découvert les Amériques, 500 ans avant lui, et en croyant découvrir les Indes. Et je pense que celui qui a découvert le continent "américain" c'est à dire, Amerigo Vespucci, mérite lui aussi un article.



26 mars 2025

Sport : Le GR20, le roi des treks européens !






  Le GR20 est souvent considéré comme le sentier de randonné le plus difficile d'Europe. Sur 15 000 randonneurs chaque année, plus de 9 000 abandonnent le premier jour. Souvent, les abandons sont dus à la météo, le manque de préparation, la sous-estimation du défi, la nature du terrain qui nécessite de l'expérience de randonnée en montagne, mais avant tout une bonne condition physique.


  Il s'étend sur 180 km à travers les montagnes de Corse. Un dénivelé cumulé d'environ 10 000 mètres. 16 étapes pour une longueur moyenne de 15 jours de randonnée. Le GR20 c'est un défi à la fois physique et mental réservé au grands randonneurs, ou du moins expérimenté. Il traverse des lacs, des forêts, des montagnes, des crêtes, avec des endroits assez périlleux avec des rochers glissants ou des passages aériens. 


  En 2015 sept personnes y ont perdu la vie en même temps à cause d'une coulée de boue. Le climat est imprévisible, dans la même journée il fait très chaud, la nuit les températures peuvent être négatives. Des randonneurs se sont déjà laissés surprendre et y ont perdu la vie. Le même jour, il peut y avoir une chaleur intense, puis du vent, suivit de la pluie et puis de la neige avec des températures négatives. L'eau peut se faire rare en été. Même l'ambiance est particulière, alternant solitude et camaraderie avec d'autres randonneurs. 


  Il arrive de croiser des animaux en liberté tel que des chevaux, des vaches ou des cochons sauvages (faire gaffe aux cochons sauvages, ils peuvent vous attaquer si vous vous approchez trop). Et plus rarement, avec un peu de chance vous pourrez croiser des mouflons. Il y a une douzaine de refuges à travers le parcours, pour passer la nuit et parfois pouvoir acheter des vivres. Traditionnellement il se pratique du nord au sud (Calenzana-Conca) avec des débuts très difficiles. A contrario, du Sud vers le Nord, un début plus facile avec un final très difficile.


  Sept conseils clés pour faire le GR20 sans trop de problèmes :

1 - une bonne condition physique et mentale est essentielle.

2 - ne jamais sous estimer le danger;

3 -  s'entrainer avant, en montée et en descente avec un sac chargé;

4 - partir léger mais bien équipé;

5 - vérifiez la météo;

6 - avoir déjà de l'expérience;

7 - achetez des livres pour préparer votre aventure (en librairie et en grande surface en Corse).


  Malgré ça, il y a continuellement des gens qui repoussent les records comme Lambert Santelli qui a effectué le sentier au pas de course en 30 heures et 25 minutes chez les hommes en 2021. Chez les femmes, Anne-Lise Rousset l'a terminé en 35 heures et 50 minutes en 2022.



23 mars 2025

Voyage : Marre du surtourisme ? Optez pour Bastia !






  Vous en avez assez des villes européennes qui sont beaucoup trop fréquentés, dont l'âme profonde est menacée par le surtourisme. Rome ? Londres ? Paris ? Ces villes perdent de leur charme à accueillir trop de visiteurs tout les jours, de chaque semaine, de chaque mois, de chaque année. Avec cette insécurité galopante dont on peut être victime. Trop de gens au même endroit. 


  Innovez !


  Venez à Bastia !


  Entre mer et montagne, Bastia est une ville unique, au charme authentique, qui mérite toute votre attention. Elle combine à merveille un large patrimoine historique et une ambiance méditerranéenne. Bastia est aussi la ville qui cumule le plus de richesses culturel en Corse, offrant ainsi pléthores de choses exceptionnelles à découvrir. Une destination intéressante, bourrée de découvertes en perspective, une ambiance unique et un faible taux de criminalité. Si ça vous parle, Bastia est faite pour vous !


  On lui prête des origines romaines, à cette époque on l'appelait Mantinum. Mais la ville est réellement construite au XVe siècle par la République de Gênes. Bastia viens de Bastiglia (Bastille en italien) et servait à défendre la région contre les invasions. Sous domination génoise, la ville deviens rapidement le centre administratif et commercial de la Corse. Son port en fait un endroit stratégique pour le commerce en méditerrané. Actuellement du nord au sud de la ville, il y a trois ports (un petit port de plaisance, un port de commerce par lequel on arrive, où chaque année transite deux millions de passagers, et le Vieux-Port historique). La République de Gênes commence à vaciller dès l'indépendance de la Corse, elle a des dettes financières, notamment envers la France. La Corse et les corses sont d'abord loués, puis vendus comme du bétail, puis annexés par la France au terme d'une guerre. Depuis ce temps Bastia garde son rôle de carrefour économique et culturel.


  Aujourd'hui elle reste le témoin vivant de son passé avec entre autre son architecture génoise, ses ruelles pavées d'histoire, et ses nombreux édifices civils et religieux qui rappellent son passé glorieux.

 

  Flâner, flâner, flâner, on dirait que la ville est faite pour ça. Je ne vais pas vous spoiler mais voici des informations qui pourraient vous être utiles.


  La place Saint-Nicolas est le coin préféré des bastiais, petits et grands, jeunes ou moins jeunes. Il y a deux monuments majeurs et un kioske sur cette Place. Les deux monuments sont en faits des statues, celle au nord relate les sacrifices de la Corse pendant les deux guerres mondiales, celle plus au sud est celle de Napoléon Bonaparte (cette statue a toute une histoire). Les bastiais aiment beaucoup cette place, dont les allées sont jonchées de platanes, eux mêmes bordés de cafés et de restaurants ou on adore boire un verre avec les amis. Et là je dois vous informer que les bastiais, les vrais bastiais et les vrais corses en général ont horreur des gens "économes" (pour ne pas dire radins). En Corse on ne divise jamais l'addition, au contraire on se dispute pour la payer, c'est un élément central de la courtoisie en Corse, offrez un café à un corse et vous gagnerez assez vite sa confiance. Au restaurant par exemple, on commande une pizza par personne, une pizza pour quatre c'est très, très, très mal vu. La tradition sur la place Saint-Nicolas c'est de boire une boisson rafraichissante à un café sous les platanes (ou à l'intérieur des cafés, Les Palmiers est le plus ancien et le plus intéressant avec des intérieurs en bois). Le matin on admire les immenses navires entrer et sortir du port. En famille mais aussi et surtout entre amis, et vous devez insister pour payer l'addition, même si vous êtes cinq ou six. Dans le coin Nord-Est, proche du port de commerce il y a aussi une autre statue et la tourelle du sous-marin Casabianca (ce nom est un de nom de mes ancêtres maternels). Sous-marin qui a joué un rôle crucial dans la libération de la Corse en 1943. Face à l'office du tourisme, la mairie, anciennement un des premiers hôtels de la ville, l'ancien Cyrnos Palace. Construit sur pilotis, à un endroit ou jadis arrivait la mer. J'ajoute que le dimanche matin, c'est un marché au puces phénoménale. Il y a au nord de la place, près de l'office du tourisme des antiquaires, puis au centre des gens venus vendre ce dont ils ne se servent plus, puis au sud c'est le marché au textiles.


  Au sud de la place Saint-Nicolas c'est le centre historique, on peut y flâner à loisir. Allez aussi sur la place du marché le dimanche matin pour acheter et déguster la gastronomie locale : fritures, migliacci, migliaccioli, fromages, huiles d'olives, vins et plus encore. La place du marché en dimanche matin, c'est le rendez-vous des gourmets. En hiver, les oursins sont une véritable institution, ils sont très appréciés par les bastiais (sur le Vieux Port, le restaurant Chez Huguette propose des pates aux oursins en saison, qui attirent le monde entier, il n'est pas rare d'y croiser des gens du show-biz). Mais traditionnellement on les mangent en bord de mer, accompagné d'un morceau de pain tartiné avec du beurre et accompagné d'un petit vin blanc local.


  La cathédrale Saint-Jean-Baptiste est collée à la place du marché, c'est le plus grand édifice religieux de toute la Corse. Une architecture classique, avec des intérieurs magnifiques, de style baroque. Elle fait face au Vieux Port, là ou les façades des immeubles se reflètent dans des eaux tranquilles.


  Poursuivez votre ballade jusqu'à la citadelle, en passant par le jardin Romieu (c'est mieux). Le Jardin Romieu se situe entre la citadelle et le vieux port, c'est un oasis de verdure propice à la flânerie.. Le chemin est pavé à la façon génoise. 


  La citadelle est un autre bijou de la ville, c'est ici qu'on trouve le palais des gouverneurs, et dans le palais des gouverneurs, on y entre par un pont-levis, on traverse la cour des pendus et on arrive au musée de Bastia. Il y a souvent des expositions très intéressantes qui ont toute un rapport avec la Corse (que ce soit les pirates & barbaresques, la Corse dans l'antiquité, les armes en Corse, les découvertes archéologiques sous marines, la diaspora Corse, etc...) Mais l'intérêt majeur c'est la collection du musée en elle même, offrant un témoignage captivant de la ville à travers les siècles.


  Le boulevard Paoli c'est les Champs Elysées de Bastia, on y trouve de tout, en grande partie des magasins d'habits. 


  En gros le centre de la ville c'est ça, mais il y a plein d'endroits intéressants à découvrir ici et là, et comme je vous ai dis, je ne veux pas gâcher les surprises de la découverte.


  Bastia est une ville vivante ou se mêlent tradition et modernité en harmonie. Des fêtes et festivales animent ses rues (pas un mois sans une célébration ou un évènement). Les fêtes comme celles de Lavasina ou la fête de la Saint-Joseph par exemples, ponctuent la vie bastiaise au long de l'année. Autre exemple, le salon du chocolat, qui a lieu en octobre, le second salon de chocolat de France en terme de fréquentation. 


  Il y a aussi des plages comme à l'Arinella ou à Ficaghjola au sud de la ville. Mais, à moins de 10 kilomètres au sud il y a le cordon lagunaire de La Marana qui offre des plages très sympa où les courants chauds donnent une température de l'eau très agréable. L'étang de Biguglia est un paradis naturel pour la faune et la flore, où se trouve un Ecomusée passionnant. Au Nord de Bastia, le Cap Corse (QUI FERA L'OBJET D'UN ARTICLE). Un spot de plongée sous marine, des jolies plages de sable ou de galets et mêmes des plages d'amiante. Le Cap Corse est une île dans l'île. A découvrir absolument.


  Une ville sure et accueillante, c'est une ville où on aime bien se promener de jour comme de nuit, sans rencontrer de problèmes. L'insécurité y est très faible et les visiteurs peuvent profiter de leur séjour en toute tranquillité (ça ne veut pas dire qu'elle n'existe pas, c'est comme partout, des gens bons et des gens mauvais il y en a partout sur terre).


  En somme, c'est une destination culturelle, agréable, romantique et authentique. 


  On arrive à Bastia par bateaux (les NGV, navires à grande vitesse) ou par avion. En été, l'aéroport de Bastia-Poretta est desservit en vol direct, par une quarantaine d'aéroports (dont une bonne vingtaine de lignes relient Bastia à la France métropolitaine). 


  Enfin, si vous repartez par avion, faites escale à la Canonica, une des plus anciennes églises de Corse, joyau du patrimoine roman et témoin du passé médiéval de la région (visitée en cinq minutes). 



19 mars 2025

Culture : Théodore de Neuhoff, aventurier et roi






  Né en 1694 à Cologne dans une famille de la noblesse allemande, il menait une vie mouvementé, tantôt voyageur qui fréquentait les cours royales de l'époque, tantôt diplomate, espion et même spéculateur financier. Il fut aussi militaire et s'impliqua dans bon nombre d'intrigues. 

  Au début du XVIIIe siècle, il y eut une guerre civile qui confrontait les Corses à la République de Gênes qui dominait l'île depuis les places fortes. Les corses cherchaient à gagner leur indépendance et cherchaient aussi des soutiens politico-financier hors de l'île. Et c'est à ce moment précis que Théodore de Neuhoff entre en jeu. 

  Au mois de mars 1736, il débarque en Corse, à Aléria, avec une petite flotte et des armes. Il se présenta comme le sauveur de l'île et voyait déjà une opportunité de devenir roi. Grâce à tout ses contacts en Europe, (notamment en Hollande et en Espagne) il promit d'apporter des armes et des mercenaires, aux chefs de l'insurrection des corses. En échange de ce soutien, les chefs corses le soutiendraient dans son projet ambitieux de devenir Roi de Corse.  

  Les chefs en question furent tout de suite séduit par son côté visionnaire, ses projets, ses ambitions pour la Corse et son charisme. A tel point qu'ils l'élurent sous le nom de Théodore Ier, Roi de Corse. Aussitôt fait il installe sa cours à Cervione, à Venzolasca il organise un lieu de réunion. On frappe la monnaie (extrêmement rare et tout aussi difficile à trouver). Il tenta d'organiser une administration et un gouvernement avec un chancelier, des ministres, et même une armée. Il nomme des gouverneurs, organise les impôts et rédige des décrets.

  Mais face à une réalité qui le dépassait, le manque de ressource et face aux ressentiments de Gênes. Il fuit l'île en novembre de la même année pour chercher de l'aide un peu partout. Dès lors il ne puis plus jamais se réassoir sur le trône de Corse car quasiment tout les souverains d'Europe le voyaient d'un très mauvais œil. 

  Le reste de sa vie, il erra à travers le continent accumulant les dettes et enchainant les malheurs. Il mourut en 1756, à Londres, après avoir fait un séjour dans la prison de Fleet. Il meurt ruiné et dans un anonymat absolu. 

  De nos jours, dans l'imaginaire collectif, on le considère comme le seul et unique Roi de Corse (ce qui est faux). Il fut, pendant quelque mois, le symbole de l'indépendance Corse puis celui des illusions perdues. Son aventure en Corse ferait l'objet de bien des romans. Il y a matière à dire, un noble allemand, sans patrie, ambitieux, diplomate de l'ombre, qui arrive en Corse pour relever le pays et en devenir le roi. La culture corse en a fait une légende, en réalité c'était plus un aventurier de son temps, puis plus tard un escroc.

  Oui, pour certains, Neuhoff était un escroc, un opportuniste, pour d'autres il était tout le contraire. Il a attiré l'attention de toute l'Europe, et a contribué dans une certaine mesure, à l'émergence des mouvements autonomistes. L'histoire aboutissant à l'action des patriotes corses et celle de Pasquale Paoli des années plus tard.



9 mars 2025

Musique : Le meilleur Festival Musical de Corse ?

 






  En été, en Corse, il y a beaucoup de fêtes, de foires, de festivals. Mais un seul se démarque vraiment de par son cadre, ses invités, son publique : Le Festival de la Guitare à Patrimonio.
  
  L'image ci dessus est la toute première affiche, cette année le festival aura 35 ans. Il évolue, de trois soirées il a progressé à huit soirées. 

  Vous pouvez vous restaurer sur place, idéalement avant les concerts. Boire une flute de champagne assis sur chaise avec sa moitié à côté, en écoutant la musique tout en voyant les musiciens virtuoses se donner sur scène, à cet endroit précis de la Corse, c'est une expérience à ne pas manquer. A ne pas manquer car jamais vous ne l'oublierez. Il a lieu tout les étés au mois de juillet. Je vous laisse apprécier la quantité et la qualité des artistes qui ont foulé la scène de ce théâtre de verdure depuis ses débuts.



Guitaristes Corses : 
José d'Alessi, 
Jérôme Ciosi, 
Lucien Ferreri, 
Jean-Jacques Gristi (Janjak Trio), 
Auleriu Mannarini, 
Patrick Mattei, 
Jean-François Oricelli, 
Gérard Poletti, 
Pascal Polidori, 
Rodolphe Raffalli, 
Philippe Spinosi, 
Emile Tamagna, 
Antoine Tatich, 
Corsican Trio.


Guitaristes Classiques : 
Badi Assad, 
Duo Odaïr et Sergio Assad, 
Paulo Bellinati, 
Valérie Duchâteau, 
Roland Dyens, 
Marylise Florid, 
Los Angeles Guitar Quartet, 
Michel Sadanovski et Trio de Guitares de Paris, 
Philippe Spinosi (Duo).


Guitaristes Flamenco : 
Vicente Amigo, 
Juan Manuel Canisares, 
Juan Carmona, 
Kejaleo, 
Paco de Lucía, 
Serge Lopez, 
Gerardo Nuñez, 
José Antonio Rodriguez, 
Manolo Sanlucar, 
Victor Monje Serranito, 
Tomatito, 
Louis Winsberg.


Guitaristes Picking et Country : 
Thom Bresh, 
Marcel Dadi, 
Tommy Emmanuel, 
Buster B. Jones, 
Adrian Legg, 
Albert Lee.


Guitaristes Manouches : 
Gigi Cifarelli, 
Angelo Debarre, 
Les Doigts de l'Homme, 
Thomas Dutronc, 
Christian Escoudé, 
Raphaël Faÿs, 
Marian Badoï Trio, 
Boulou Ferré, 
Ellos Ferré, 
Rocky Gresset, 
Sébastien Giniaux, 
Fapy Lafertin, 
Jean-Félix Lalanne, 
Richard Manetti, 
Adrien Moignard, 
Babik Reinhardt, 
David Reinhardt, 
Romane, 
Stochelo et Moses Rosenberg, 
Sanseverino, 
Tschawolo Schmidt, 
Dorado Schmidt, 
Samson Schmidt, 
Joscho Stephan, 
Vlatko Stefanovski, 
Brady Winterstein, 
Hono Winterstein.


Guitaristes Jazz, blues, rock : 
Bernard Allison, 
Tuck Andress, 
Jean-Louis Aubert, 
Gwin Ashton, 
Blick Bassy, 
Jeff Beck, 
George Benson, 
Bjørn Berge, 
Bernhoft, 
Louis Bertignac, 
Eric Bibb, 
Rodney Branigan, 
Hiram Bullock, 
John Butler, 
Larry Carlton, 
Philip Catherine, 
Popa Chubby, 
Larry Coryell, 
Yamandu Costa, 
Alvin Lee, 
Al Di Meola, 
Robben Ford, 
Robert Fripp, 
Johnny Gallagher, 
Franck Gambale, 
Larry Garner, 
Buddy Guy, 
Jim Hall, 
Uli Jon Roth, 
Keziah Jones, 
Laurence Jones, 
Bireli Lagrene, 
Jonny Lang, 
Nguyên Lê, 
Sylvain Luc, 
Steve Lukather, 
Taj Mahal, 
MattRach, 
MIYAVI, 
Eric McFadden, 
John McLaughlin, 
Vitaly Makukin, 
Pat McManus, 
Pat Metheny, 
Raoul Midon, 
Dominic Miller, 
Monte Montgomery, 
Al Mc Kay, 
Stevie Nimmo, 
Nono (Norbert Krief), 
Eliades Ochoa (Buena Vista Social Club), 
Mariane Aya Omac, 
Marco Pereira, 
Lucky Peterson, 
Sernan Romero, 
Patrick Rondat, 
Luis Salinas, 
Eric Sardinas, 
Joe Satriani, 
John Scofield, 
Michael Schenker, 
Neil Stacey, 
Z-Star, 
Mike Stern, 
Andy Summers, 
Martin Taylor, 
Simo, 
Steve Vai, 
Alceu Valença, 
Trio Van Wilks, 
Javier Vargas, 
Joe Louis Walker, 
Mark Whitfield, 
Johnny Winter.


Chanteurs et groupes : 
Archive, 
Asaf Avidan & the Mojos, 
Ayo, 
The Beach Boys, 
BB Brunes, 
Ilene Barnes, 
John Butler Trio, 
Tracy Chapman, 
Francis Cabrel, 
Elvis Costello and the Sugarcanes, 
Captain Mercier, 
Chico César, 
Chico & the Gypsies, 
Joe Cocker, 
René Coll Orchestra, 
Deep Purple, 
Julien Doré, 
Earth Wind and Fire Experience, 
Demi Evans, 
Patrick Fiori, 
Dallas Frasca, 
Michel Fugain & Pluribus, 
Melody Gardot, 
Gilberto Gil, 
Beth Hart, 
IGGY & the Stooges, 
Katia Guerreiro, 
Mathis Haug, 
Roger Hodgson, 
Agnès Jaoui, 
Tom Jones, 
Jorge Ben Jor, 
Klazz Brothers & Edson Cordeiro, 
King-King, 
King Of The North, 
Koritni, 
Diana Krall, 
Last Train, 
Bernard Lavillier, 
L.E.J., 
Sean Lennon, 
-M- (Matthieu Chedid), 
Trio Madeira, 
Christophe Maé, 
Márcia Maria, 
Mariza, 
Daniela Mercury, 
Simple Minds, 
Ana Moura, 
Alan Parsons Live Project, 
Charles Pasi, 
Patrice, 
Robert Plant, 
Patrizia Poli, 
Laura Riz, 
Renaud, 
Return to Forever, 
Rival Sons, 
Rockbox, 
Shaka Ponk, 
Sanseverino, 
Sound of Guns, 
Patti Smith, 
Status Quo, 
Thirty Seconds To Mars, 
Skip The Use, 
Alain Souchon, 
Selah Sue, 
Rokia Traoré, 
Toto, 
Triggerfinger, 
Troc, 
Urs Karpatz, 
Laurernt Voulzy, 
Chrystle Warren, 
ZAZ, 
Zucchero.


Batteurs et percussionnistes : 
Ray Baretto, 
Mino Cinelu, 
André Ceccarelli, 
Dennis Chambers, 
Vinnie Colaiuta, 
Trilok Gurtu, 
Daniel Humair, 
Zakir Hussein, 
Gumbí Ortiz, 
Steve Smith, A
rto Tuncboyacian, 
Dave Weckl, 
Lenny White.


Autres musiciens : 
Alexei Arkhipovski (balalaïka), 
Armandinho (mandoline), 
Marcel Azzola (accordéon), 
Richard Bona (basse), 
Michael Brecker (saxophone), 
Randy Brecker (trompette), 
Ron Carter (contrebasse), 
Stanley Clarke (basse), 
Chick Corea (claviers), 
Jean Cortès (contrebasse), 
Hamilton de Holanda (mandoline) 
Joey Di Francesco (orgue Hammond), 
Bill Evans (saxophone), 
Richard Galliano (accordéon), 
Renaud Garcia-Fons (contrebasse), 
Jean-Marie Giannelli (basse), 
Nicolas Kedroff (balalaïka), 
Marc-Michel Le Bevillon (contrebasse), 
Giani Lincan (cymbalun), 
Didier Lockwood (violon), 
Marc Mainieri (vibraphone), 
Brad Mehldau (piano), 
Ionica Minune (accordéon), 
Marcus Miller (basse), 
Jean Jacques Milteau (harmonica), 
Costel Nitescu (violon), 
Ange Lanzalavi (mandoline), 
Marcel Loeffler (accordéon), 
Joe Lovano (saxophone), 
Florin Niculescu (violon), 
Maceo Parker (saxophone), 
Mario Parmisano (piano), 
Jean-Luc Ponty (violon), 
Gérôme Regard (contrebasse), 
Dino Saluzzi (bandonéon), 
Fernando Suarez-Paz (violon), 
Bruno Tafani (accordéon), 
Toots Thielemans (harmonica), 
René Vallecalle (mandoline),
 Jean-Philippe Viret (contrebasse), 
Martin Weiss (violon), 
Victor Wooten (basse), 
Joe Zawinul (claviers).