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21 avril 2025

Hommage au Pape François 1er



Aujourd'hui, lundi 21 avril 2025, à 7h35 heure de Rome, au lendemain de la fête de Pâques, le pape François 1er est décédé à l'âge de 88 ans. Né Jorge Mario Bergoglio le 17 décembre 1936 à Buenos Aires, il était le premier pape jésuite et issu du continent américain. Élu en 2013, il a dirigé l'Église catholique pendant douze ans, son pontificat fut marqué par un engagement puissant en faveur des plus vulnérables.

Aujourd'hui 1 450 000 000 de chrétiens catholiques sont en deuil. 

Chez les chrétiens, le dimanche de Pâques marque la fin de la souffrance du Christ, de sa mort et de sa résurrection. Voyons là un message d'espérance pour le monde entier, un message d'humilité et d'humanité. Lui qui pour beaucoup, était "une voix transcendante pour la paix, la dignité humaine et la justice sociale".  

Une prière publique est prévue ce soir à 19h30 sur la place Saint-Pierre à Rome, au Vatican. Son corps sera exposé à partir de mercredi. 

Le conclave pour élire son successeur devrait débuter entre le 6 et le 11 mai 2025.



19 avril 2025

Anthropologie : Les Amish d'Amérique du Nord









  Le mouvement Amish nait dans l’Europe du XVIIe siècle, en plein cœur d’une période troublée par les mouvements religieux non conformistes et les guerres de religions. Il germe d’une des multiples scission au sein des Mennonites, eux mêmes issus des Anabaptistes (une branche du protestantisme radical) qui prônaient le baptême des adultes, la non-violence et une séparation stricte entre Église et État. C’est autour de Jakob Amman, un prédicateur suisse né vers 1644, que le courant amish se forme. Amman prônait une application beaucoup plus stricte des Saintes Écritures et une discipline communautaire rigoureuse, notamment via la pratique du "Meidung" qui consiste au bannissement social temporaire des membres jugés trop laxistes. Ce point fut l’un des principaux motifs de rupture avec les Mennonites, jugés trop souples sur certains principes. Comme beaucoup de groupes religieux dissidents, les Amish furent persécutés dans tout les territoires où ils vivaient (Suisse, Alsace, sud de l'Allemagne, etc). Car ils refusaient de prêter serment, de porter les armes ou de se plier aux autorités ecclésiastiques dominantes, ils étaient très mal tolérés. Au XVIIIe siècle, de nombreuses familles Amish décident d’émigrer en Amérique, attirées par la tolérance religieuse promise en Pennsylvanie par William Penn, fondateur de la première colonie Amish et membre des Quakers. La première vague d’immigration amish date des années 1720. 


  Les Amish se sont principalement installés dans des régions rurales, propices à leur mode de vie agricole et communautaire. On pense que 95% des Amish dans le monde vivent dans trois états américains, l'Indiana, l'Ohio, et surtout la Pennsylvanie. Ces communautés, restent relativement fermées à l’extérieur, elles ont prospéré lentement mais sûrement, en gardant une cohésion sociale forte, une foi profondément ancrée, et en refusant les évolutions technologiques du monde moderne. Les Amish vivent en marge du monde moderne, selon des règles précises dictées par leur foi, leur communauté, et un idéal de simplicité. Leur quotidien repose sur une logique très simple, c'est à dire, vivre humblement, en harmonie avec Dieu, la nature, et la communauté.


  Chaque communauté amish peut avoir ses propres règles, certaines étant plus strictes que d’autres. On parle alors d’Old Order ou de New Order Amish. Chaque communauté suit un code de conduite oral, qu'ils appellent "Ordnung" il est propre à chaque communauté. Il régit tous les aspects de la vie, habillement, travail, outils autorisés, rapports sociaux, etc. A la base, les Amish sont des chrétiens Anabaptistes, ce qui signifie qu’ils rejettent le baptême des nourrissons et prônent une foi adulte, consciente et choisie. Leur religion repose sur la lecture de la Bible, le pacifisme (refus de faire la guerre, et même refus du service militaire), l’absence de hiérarchie religieuse formelle. Et surtout l'humilité, la modestie, et la soumission à la communauté. Ils rejettent aussi toutes ostentations, l’individualisme, et l’idée de s’élever au-dessus des autres "ce qu’ils appellent "Hochmut" (l’orgueil), le contraire de le "Demut" (l'humilité), une valeur principale. Les Amish refusent la plupart des technologies modernes car elles menacent l’intégrité de la communauté. La voiture, par exemple, rend possible l’individualisme et l’éloignement, la télévision ou Internet peuvent introduire des valeurs jugées néfastes. Cependant, ce n'est pas un refus total, certains outils sont parfois tolérés comme le tracteur, le téléphone à l'extérieur de la maison, etc.. Tout dépend du degré de rigueur de la communauté locale. Les Amish sont souvent perçus comme des opposants radicaux à toute forme de technologie. Mais la réalité est plus nuancée, faite de refus sélectifs, des choix communautaires mûrement réfléchis, et parfois des compromis. Toute technologie qui menace l’unité, la simplicité ou la foi de la communauté doit être rejetée. Ils refusent par exemple : l'électricité du réseau public, les voitures, le téléphone à la maison, la télévision, internet, les appareils électroménagers modernes. Le problème n’est pas tant la technologie en elle-même, mais c'est l’effet qu’elle produit sur la cohésion sociale et spirituelle. Ils observent avec attention les avancées modernes, et dans certains cas, les adoptent s’ils servent l’intérêt du groupe. Certains Amish ont développé des sites web commerciaux gérés par des personnes extérieur à leur communauté. Le e-commerce est parfois utilisé, indirectement, pour vendre les produits artisanaux. Etc... La technologie n’est pas un mal en soi, c’est son impact social et spirituel qui compte. Le rapport à la technologie repose sur un équilibre permanent entre tradition et adaptation. Ce sont des décisions collectives, prises en concertation, avec un souci constant qui est de rester fidèle à leur foi sans céder à la tentation du progrès inutile.


  Contrairement à bien des groupes religieux ou ruraux en déclin, les Amish voient leur population augmenter régulièrement. Grâce à un taux de natalité élevé, et un faible taux de départ volontaire, la communauté double environ tous les 20 ans. Elle s'étend désormais à plus de 30 États américains et commence même à s’implanter à l’international comme au Canada, au Brésil, etc... Ils ne se contentent pas de survivre dans un monde moderne, au contraire, ils prospèrent, à leur manière. Leur refus du superflu ne les rend pas fragiles, bien au contraire, il les protège des crises économiques, des complexités modernes ou de l’isolement social. La force des Amish repose sur des choix radicaux mais cohérents, c'est à dire, une vie sans dette, une consommation limitée, une entraide communautaire et systématique, une transmission forte des valeurs par l’éducation. Beaucoup de gens voient dans le mode de vie amish une source d’inspiration, écologique par leur sobriété et leur peu de consommation, leur solidarité locale qui contraste avec l'individualisme contemporain... Et surtout leur autonomie vis-à-vis du système global et de la mondialisation qui fascine de plus en plus. Bien sûr, ce modèle n’est ni parfait ni universel. Il repose sur une discipline communautaire très stricte, une forte hiérarchie patriarcale et des renoncements que peu de gens accepteraient. Mais leur capacité à maintenir une société stable, viable et harmonieuse depuis plus de trois siècles interpelle. La communauté Amish est en retard sur le monde ou en avance sur ses limites ?


  Les Amish vivent souvent de l’agriculture, mais aussi de l’artisanat, de la construction, ou encore de petites entreprises familiales de type ébénisterie, boulangerie, menuiserie. Les produits alimentaires amish comme leurs fromages, beurres et confitures jouissent d’une réputation d’authenticité. Ces produits là sont souvent faits sans électricité, à la main, et se vendent à prix d’or sur les marchés bio ou auprès des épiceries fines. Le travail manuel est valorisé, et l’économie repose sur l’autonomie. L’entraide est essentielle, en cas de maladie, d’accident, et pour construire une maison ou une grange, toute la communauté se mobilise. Les familles sont nombreuses, entre six et dix enfants par famille, qui vont dans des écoles Amish jusqu'à 14 ans. L’éducation Amish met l’accent sur la lecture, l’écriture, le calcul et l’intégration dans la communauté.


  Les vêtements amish sont uniformes, modestes, pour les femmes, des robes longues, tabliers, coiffes blanches. Pantalons à bretelles, chemises unies et chapeaux de paille pour les hommes. Pas de boutons mais des crochets, ils ne portent pas de bijoux ni de motifs, rien d'ostentatoire,


  Afin de devenir pleinement Amish, et d'être baptisé, les adolescents passent par le "Rumspringa". Le mot "Rumspringa" vient du dialecte Pennsylvania Dutch et signifie littéralement "courir autour" ou "errer". Il désigne une période charnière dans la vie des jeunes Amish, souvent méconnue ou mal comprise à l'extérieur. C'est un sas entre adolescence et engagement religieux. Il commence généralement autour de 16 ans. C’est une "période de liberté" relative pendant laquelle les jeunes Amish peuvent, s’ils le souhaitent, explorer certains aspects du monde extérieur. 

  Voici une liste de tout ce que les jeunes Amish peuvent faire pendant le Rumspringa. 

- Sortir en boite,

- Danser,

- Ecouter de la musique moderne,

- Fréquenter des non-amish,

- Porter des vêtements non-amish,

- Conduire une voiture,

- Avoir un téléphone portable,

- Goûter à l’alcool et à la cigarette.

  Cependant, cette période n’est pas encadrée partout de la même façon dans toutes les communautés, certaines tolèrent beaucoup, et d'autres sont très strictes. Dans les groupes les plus conservateurs, le Rumspringa donne des possibilités très limité. Malgré cette fenêtre de liberté, environ 90 % des jeunes choisissent de rester dans la communauté (par attachement à la famille et à la communauté, par la crainte de l'isolation sociale, à cause des valeurs ancrées depuis l’enfance, etc...). 

  À l’issue du Rumspringa, les jeunes doivent décider de se faire baptiser dans la foi Amish. Ce choix est fondamental, car une fois baptisé, quitter la communauté est perçu comme une vraie rupture, avec exclusion à la clé. Pour les Amish, la foi n’a de valeur que si elle est choisie en toute conscience. Ce n’est pas une "fête sauvage" mais un test spirituel et identitaire. Il permet aux jeunes de mesurer par eux-mêmes la différence entre deux modes de vie, afin de faire un choix librement consentit.


  Anecdotes : En 2020 dans l’Ohio, la police a tenté d’arrêter deux jeunes Amish en état d’ébriété à bord d’une calèche lancée à vive allure ! En s’approchant, les agents ont découvert une sono géante et de l’alcool à bord. Les deux jeunes ont fui dans la forêt, abandonnant cheval et véhicule. Un épisode aussi absurde que révélateur de la tentation de la modernité chez certains jeunes Amish.



  Pour les anciens, c'est encore très différent de la société occidentale moderne. Dans la société moderne où la vieillesse rime souvent avec solitude, dépendance ou institutions spécialisées, les Amish offrent un modèle profondément différent, fondé sur l’intégration des anciens au cœur de la vie communautaire. Il n'y a pas de maisons de retraite, c'est la famille avant tout. Chez les Amish, les personnes âgées restent dans leur cercle familial. Lorsqu’elles ne peuvent plus vivre seules, elles s’installent généralement chez leurs enfants, ou dans une petite maison construite à proximité immédiate, souvent appelée un "Dawdihaus" (traduire : maison du grand-père). Ce système permet aux anciens de garder leur autonomie tout en étant entourés. Ils participent encore, tant qu’ils le peuvent, à la vie quotidienne à travers le jardinage, la couture, la garde des petits-enfants, etc.... Contrairement à certaines sociétés où l’âge affaiblit la position sociale, les aînés Amish gagnent en prestige avec les années. La vieillesse est perçue comme une étape de sagesse et de transmission, et non comme une fin de parcours. En cas de soucis de santé, sans assurance retraite, ni sécurité sociale au sens moderne, les Amish s’appuient sur la famille élargie (soutien logistique et financier), la communauté (en cas de besoin, les voisins interviennent, organisent des collectes ou des journées de travail collectif) et ils ont accès à des fonds d'entraide locaux (alimentés par des dons ou des ventes artisanales). Cette solidarité concrète garantit que personne n’est laissé pour compte, même en cas de maladie ou de dépendance. La mort est acceptée comme une étape naturelle du cheminement chrétien. Les soins palliatifs sont assurés à domicile, et les funérailles sont simples, sans aucune ostentation. L’accent est mis sur la paix intérieure, la foi, et le soutien des proches.


  Les Amish exercent une fascination continue sur le grand public, en particulier en Occident, où leur mode de vie semble appartenir à un autre temps. Ils sont à la fois mystifiés, idéalisés ou moqués, et souvent mal compris. Dans certains récits, les Amish sont vus comme des gardiens de valeurs perdues. Des valeurs tels, la simplicité, l'entraide, la sobriété, la paix, etc.. Autant de concepts qui séduisent dans un monde moderne perçu comme chaotique. Pour beaucoup, ils forment une sorte de "rébellion silencieuse" contre la modernité, sans violence ni discours agressif. Mais à l'inverse, d’autres représentations tombent dans la moquerie ou l’exagération... Un accent mis sur leur refus du progrès comme signe d’archaïsme, la confusion entre Amish et sectes, une vision naïve ou comique de leur mode de vie. Certains exploitent cette différence comme une curiosité exotique, réduisant leur culture à une "attraction" parfois touristique. Dans les régions comme la Pennsylvanie, l’Ohio ou l’Indiana, les "pays amish" sont devenus des destination touristique à part entière, avec balades en calèche, visites de fermes et de marchés, hôtels décorés "à l’ancienne", musées, spectacles, etc.. Ce tourisme, bien que surveillé par les Amish eux-mêmes (qui ne souhaitent pas être photographiés ou observés comme dans un zoo humain), participe à entretenir leur image mythifiée, et à générer des revenus non négligeables pour certains d'entre eux. 


  Dans un monde saturé de notifications, de promesses d’instantanéité et d’ultra connectivité, les Amish nous tendent un miroir à contre-courant. Ils ne fuient pas le progrès par ignorance, mais par choix. Leur refus de certaines technologies n’est pas un rejet de la modernité en soi, mais une tentative radicale de préserver l’humain, la communauté, le sens. Ils vivent sans luxe, mais pas sans richesse. Sans réseaux, mais jamais seuls. Leur société, fondée sur des piliers que notre époque fragilise, la famille, la foi, l’entraide, la sobriété, elle défie les prédictions. Ils ne disparaissent pas, au contraire, ils grandissent. En 2025, on estime qu’il y a environ 400 000 Amish dans le monde, en 2050 ils seront à peux près à un million de personnes.

  Et si, à leur façon, ils étaient les gardiens silencieux d’une écologie de l’âme que nous avons perdue ? 



12 avril 2025

Culture : La Lance de Longinus






  La lance de Longinus est aussi appelée lance du destin ou lance sainte. Elle est, selon la tradition chrétienne, l’arme avec laquelle le centurion Longinus au transpercé le cœur de Jésus-Christ lors de sa crucifixion. Longinus, est souvent considéré comme un converti après avoir été témoin du miracle. Ce qui rend cette lance fascinante, c’est tout le mysticisme et les légendes autour d’elle. La lance de Longinus aurait le pouvoir de rendre invincible celui qui la possède, celui qui perd la lance perdrait son pouvoir. Ce serai une clé du pouvoir impérial, liée à la destinée des empires. Il y aurait plusieurs lances de Longinus dans le monde, ce qui leur authenticité peu crédible. Quelques exemples : la lance de Paris perdue pendant la révolution, La lance d'Antioche, la plus célèbre, retrouvé aux temps des croisades, la lance de Vienne (en Autriche) aurait été ramenée de Terre Sainte et transmise de main en main parmi les empereurs romains, francs et germaniques. La légende dit que Charlemagne n’a jamais perdu une bataille tant qu’il possédait la lance. Mais une fois, il l’aurait oubliée avant une expédition militaire et il aurait été gravement blessé ce jour-là. Depuis, elle aurait été portée dans toutes les cérémonies d’empire comme un talisman de légitimité divine. Napoléon aurait tenté de mettre la main sur la lance lors de ses campagnes contre l’Autriche. Dans l’art chrétien, Longinus est représenté en soldat romain au pied de la croix, tenant la lance. La tradition affirme aussi que cette blessure dans le flanc a permis de confirmer la mort du Christ, mais aussi de faire couler du sang et de l’eau, symboles forts du baptême et de l’eucharistie. Les chrétiens croient au miracle mais en fait, c'est le seul miracle détaillé dans la bible qui puisse être expliqué de manière scientifique. Avec le temps, on s'est rendu compte que lorsqu'on prends un coup très fort sur le corp, le sang et l'eau se séparent, on dit que, lors de son calvaire Jésus aurait reçut des coups. C'est le moment incontestable que la science ne peut contredire puisque la blessure aurait entrainé une coulée de sang et d'eau. Dans la culture populaire, on la retrouve au cinéma, dans des jeux vidéos, etc. Pendant la seconde guerre mondiale elle a été recherché "ainsi d'autres reliques) par la division SS ahnenerbe. La lance de Vienne a été saisie en 1938, pendant l'anschluss et envoyée au musée de Nuremberg. Coïncidence troublante : la lance est saisie par les Américains le 30 avril 1945le jour même du suicide de Hitler. La division SS ahnenerbe... on abordera ce sujet un jour, mais pas pour le moment.

14 mars 2025

Voyage : La Cité-État du Vatican






  En 1929 eut lieu le concile de Latran en Italie, et, le Vatican, qui était un quartier de Rome, est alors reconnu en tant qu'Etat souverain. 


  Un lieu unique sur terre, le plus petit état au monde, et un centre spirituel pour des centaines de millions de personnes (à vrai dire, 1.3 milliards de fidèles qui en font la première religion mondiale). d'une surface de même pas 500m² pour 800 habitants. Chaque année il est visité par six millions de personnes venues de toute la planète. 


  Le Vatican à un statut de membre observateur à l'ONU. Il entretient des relations diplomatiques avec le monde entier. Certains parlent de ce micro état comme étant une monarchie élective absolue, mais pas du tout, c'est une théocratie, un régime politique dont Dieu seul détient véritablement le pouvoir à travers la sainte Bible. Le chef de l'état est le Pape (actuellement François Ier, il est originaire d'Argentine, le premier pape qui est né et a vécu en Amériques). La Curie romaine gère l'administration, les affaires courantes de l'Eglise, supervise la gestion du pays, et entretiens les affaires diplomatiques. Puis vient le gouvernorat (principalement la police, les services, et les divers fonctionnaires comme ceux qui sont employés pour l'entretien des lieux), La police du Vatican est majoritairement désigné sous le nom de "Gardes Suisses" au moyen-âge les gardes du Pape étaient corses. Mais ils étaient ivrognes et bagarreurs, ils manquaient totalement de discipline. Ils ont été remplacés par les gardes suisses en 1506, plus fiables, ils défendent la papauté à la vie à la mort (si un jour vous allez à Rome vous reconnaitrez les Gardes suisses par leur tenue, habillés un peu comme des chevaliers avec plumeaux sur les casques, armures et hallebardes). Mais il y a aussi un corp de gendarmerie bien plus sérieux, chargé de veiller à la sécurité des lieux et le maintiens de l'ordre. 


  La langue officielle est le latin (car c'est dans l'empire Romain que cette religion est né et devenu la religion la plus rependue dans le monde).

  La monnaie est l'€uro, et ils émettent des pièces d'euros qui sont très rares.

  L'économie du Vatican ne repose pas uniquement sur des dons pour soutenir les œuvres du père. Même s'ils représentent des dizaines de millions d'euros par ans. Les quelques boutiques génèrent aussi d'importants revenus. Il détient un portefeuille d'actions et obligations dans plusieurs entreprises parmi les plus importante au monde. Il détient aussi des biens immobiliers partout en Europe. Les livres, les films et documentaires rapporte aussi de l'argent. 

  Cette économie possède un budget annuel de 300 millions d'euros, les réserves financières sont officiellement estimées à 4 ou 5 milliards d'euros, certains avancent des chiffres bien plus élevés. Ok, alors 4 ou 5 milliards d'€ c'est peu pour un pays mais il ne compte que 800 personnes. Rapporté à 800 habitants c'est comme si chaque personne gagnaient 400 000€ par ans et avaient sur leurs comptes 5 millions d'euros chacun (ceci dit les salaires fluctuent généralement entre 1500 et 4000€ mois, les travailleurs sont logés, nourris, ont droit à des soins gratuits et sont exempts d'impôts).

  La grande richesse du Vatican, ce sont les myriades d'œuvres d'art qu'il possède, dont la plupart ont un valeur inestimables. Dont la Pietà de Michel-Ange qui est la sculpture la plus célèbre au monde (elle représente la Vierge Marie qui tient Jésus Christ sur ses genoux après sa crucifixion). 


  La visite du Vatican est organisée de cette façon :

  D'abord les musées du Vatican qui sont un véritable délice pour les yeux. Avec quelques unes des œuvres d'art les plus précieuses du monde, mais aussi les plus belles (tableaux, sculptures et autres antiquités). Ces ouvrages sont inaliénables, ils ne sont pas à vendre, ils font partie du patrimoine du Vatican et des vaticanais(e).  


  Puis on pénètre dans la fameuse Chapelle Sixtine peinte par Michel-Ange en quatre ans de 1508 à 1512. Le plafond est un des plus beaux bijoux du patrimoine mondial. Environ 300 personnages peints sur 40 mètres de long et 13 mètres de large. Cet endroit est connu comme étant le lieu où les membres du conclave, choisissent les nouveaux papes. Le choix se fait à porte closes, c'est à dire sans aucune influence de l'extérieur. A cet instant des milliers et des milliers de chrétiens observent de dehors, si une fumée noire est émise de la chapelle cela veut dire que les discussions sont en cours et que le nouveau Pape n'a pas été choisit. A l'inverse, si la fumée est blanche, cela signifie "Habemus Papam" nous avons choisit un Pape.

  Après la Chapelle Sixtine, on descends doucement les escaliers qui conduisent à la Basilique Saint-Pierre. Là où l'apôtre Saint-Pierre (aussi le premier Pape) a été enterré après sa crucifixion, se dresse à présent la Basilique. Le plus grand lieu de culte chrétien au monde, avec 190 mètres de long pour une hauteur de 136 mètres. Sa construction à commencé en 1506 et s'est terminé en 1626, soit 120 ans pour construire ce monument (mais ce n'est pas non plus un record, la construction de la Cathédrale de Cologne en Allemagne a duré 632 ans).

  La visite se termine sur la Place Saint-Pierre, une des plus grande place d'Europe, qui s'étend sur 50 000m². Elle mesure 240 mètres de long sur 200 de larges, entouré de 284 colonnes et peut accueillir 300 000 fidèles. Le centre de la place offre une vue magnifique sur la Basilique Saint-Pierre. Des messes y sont très régulièrement célébrées (messes papales, c'est à dire avec le Pape en personne, ainsi que les bénédictions papales et autres) Environ 100 messes par ans.

  Et c'est là que se termine la visite. A cela j'ajoute que si vous voulez acheter un souvenir du Vatican (un chapelet par exemple) il faut l'acheter au Vatican, sortie du Vatican ça ne vaut plus grand chose, et entre la Chapelle Sixtine et la Basilique Saint-Pierre il y a des boutiques officielles qui vendent des objets officielles, gérés principalement par les nonnes.


  Un de mes amis a un jour, rencontré le Pape Jean-Paul II, il lui a demandé "que puis je faire comme bonne action ?" Le Pape a répondu "Donne à manger et à boire".