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27 octobre 2026

Musique : Edison Lighthouse, une étoile brillante de la pop des seventies

 







  Au tournant des années 1970, la musique populaire britannique regorge de mélodies entraînantes, de refrains faciles à retenir et de groupes qui cherchent à conquérir les ondes. C'est dans cette atmosphère qu'apparaît Edison Lighthouse, une formation associée à l'un des grands succès de la pop de cette époque. Derrière ce nom se cache une histoire particulière, où se croisent musiciens, chanteurs de studio et producteurs déterminés à trouver la chanson capable de séduire un public international. L'aventure prend véritablement son envol en 1970 avec Tony Burrows, chanteur britannique réputé pour sa polyvalence. Né le 14 avril 1942 à Exeter, en Angleterre, il possède une voix immédiatement reconnaissable, chaleureuse et parfaitement adaptée aux harmonies pop. Le projet Edison Lighthouse est notamment porté par les auteurs et producteurs Tony Macaulay et Barry Mason, qui cherchent à donner vie à une nouvelle chanson. Pour l'enregistrement, plusieurs musiciens gravitent autour de Burrows, notamment Stuart Edwards à la guitare, Ray Dorey, David Taylor à la basse et George Weyman à la batterie. La formation se transforme ensuite pour assurer les prestations publiques et poursuivre l'aventure musicale. Le succès arrive avec « Love Grows (Where My Rosemary Goes) », une chanson lumineuse dont la mélodie accrocheuse et le rythme entraînant séduisent rapidement les auditeurs. Le titre atteint la première place des ventes britanniques en 1970 et connaît également une belle carrière aux États-Unis. Son texte célèbre un amour spontané, avec une héroïne qui ne correspond pas nécessairement aux canons habituels de la beauté, mais dont le charme suffit à faire chavirer le narrateur. Cette simplicité, associée à une interprétation pleine d'énergie, donne au morceau une fraîcheur qui traverse les décennies. Le disque devient ainsi la signature incontournable d'Edison Lighthouse. Tony Burrows ne s'arrête toutefois pas à cette réussite. Il prête également sa voix à plusieurs projets musicaux distincts, notamment White Plains, The Pipkins, Brotherhood of Man et First Class. Cette particularité illustre une époque où les chanteurs de studio pouvaient participer à différents groupes et enregistrer des morceaux destinés à des publics variés. Edison Lighthouse connaît alors des changements de personnel et poursuit son activité avec de nouvelles formations. En 1971, « It's Up to You, Petula » prolonge brièvement sa présence dans les classements britanniques, sans toutefois égaler l'impact de son premier grand succès. Au fil des années, Edison Lighthouse devient un nom étroitement associé à la nostalgie des années 1970. Le groupe continue d'exister sous différentes incarnations, notamment grâce à des musiciens qui entretiennent son répertoire sur scène. Son histoire rappelle que la longévité d'un nom artistique ne dépend pas toujours d'une composition stable : certains projets évoluent, changent de visage et poursuivent leur route grâce à leurs chansons les plus marquantes. Bien après sa sortie, « Love Grows (Where My Rosemary Goes) » retrouve régulièrement de nouveaux auditeurs, preuve que les mélodies simples et généreuses peuvent survivre aux modes.


  Edison Lighthouse demeure ainsi l'un de ces noms qui résument à eux seuls une facette joyeuse de la pop britannique. Derrière une carrière dominée par un immense succès se dessine toute une époque, faite de studios, de producteurs inventifs et de refrains conçus pour rester en mémoire. Si le groupe est souvent ramené à une seule chanson, celle-ci possède justement cette qualité rare : elle suffit à faire renaître l'atmosphère d'un temps où quelques accords, une voix chaleureuse et une mélodie irrésistible pouvaient conquérir le monde. Et tant que les premières notes de « Love Grows » continueront de donner envie de chanter, Edison Lighthouse conservera une petite place lumineuse dans l'histoire de la musique populaire.



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