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28 juillet 2025

Gastronomie : Le Caramel, une gourmandise universelle et intemporelle







  Le mot "caramel" viendrait du latin cannamellis, signifiant "canne à miel", en référence au sucre de canne. Mais bien avant cela, les civilisations anciennes, comme les Égyptiens, les Grecs ou les Arabes, connaissaient déjà les vertus du sucre cuit. Cependant, c’est au Moyen Âge, avec l’arrivée du sucre raffiné en Europe, que la cuisson du sucre devient un art. Ce n’est qu’au XVIIe siècle que le caramel commence à faire son apparition dans les cuisines aristocratiques, d’abord sous forme de décor pour les pièces montées, puis comme gourmandise. En France, il devient rapidement un ingrédient incontournable des confiseries, notamment dans les monastères et les officines d’apothicaires, où on lui attribue même des vertus médicinales ! Au XIXe siècle, avec l’industrialisation, la fabrication du caramel se démocratise. Les bonbons mous, les toffees et les caramels au lait deviennent populaires, notamment en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Mais c’est au XXe siècle que le caramel atteint son apogée : crème caramel, caramel au beurre salé,, glaces, sauces, parfums... Il envahit les cuisines du monde entier. Aujourd’hui, il est à la fois un ingrédient de base, un parfum culte, et une véritable madeleine de Proust pour des millions de gourmands.


  Comment fait-on du caramel ? Faire du caramel, c’est transformer le sucre par la chaleur. On commence généralement par faire chauffer du sucre blanc, seul ou avec un peu d’eau pour mieux contrôler la cuisson. À mesure que la température monte (entre 150°C et 180°C), le sucre fond, se colore et libère des arômes riches et complexes. Selon la cuisson, on obtient un caramel plus ou moins clair ou corsé. En ajoutant ensuite du beurre, de la crème ou une pincée de sel, on crée une version plus onctueuse, comme le célèbre caramel au beurre salé. Mais attention : le caramel peut brûler très vite, il faut donc le surveiller constamment !


  Le caramel se décline en une multitude de textures et d’usages. Il peut être dur et croquant dans les bonbons, souple et fondant dans les toffees, ou liquide pour napper des desserts. En ajoutant crème et beurre, il devient une pâte onctueuse adorée dans les crêpes ou les glaces. On le trouve même dans des plats salés, comme le porc au caramel. Il s’est imposé sur tous les continents, chaque culture l’adaptant à ses goûts. En Amérique latine, le dulce de leche régale les gourmands avec sa texture crémeuse et sucrée. En Asie, notamment au Vietnam ou en Chine, le caramel s’invite dans des plats salés comme le porc caramélisé. Aux États-Unis, on le trouve dans les caramel apples ou les barres chocolatées. En France, la Bretagne a popularisé le célèbre caramel au beurre salé, tandis que la Normandie, terre de crème et de lait, en a fait un ingrédient phare dans ses caramels tendres d’Isigny. Ces deux régions se disputent gentiment la paternité des meilleures douceurs caramélisées. Et dans le monde arabe ou en Inde, le caramel vient sublimer les desserts à base de semoule, de riz ou de fruits secs.


  Le caramel a parfois pris des chemins inattendus. En 2009, un bonbon au caramel au beurre salé a été envoyé dans l’espace pour tester l’effet de l’apesanteur sur la perception du goût. Au Japon, le parfum "caramel" est si populaire qu’on le trouve dans des sprays d’ambiance et même des gels douche. En France, certaines confiseries artisanales continuent de le faire à la main, dans des chaudrons de cuivre, comme au XIXe siècle. On raconte aussi que certains chefs sont capables de reconnaître la température d’un caramel simplement à son odeur. Et pour beaucoup, le simple bruit d’une cuillère tapant un caramel durcissant évoque un souvenir d’enfance inoubliable.


  Le caramel, c’est bien plus qu’un simple plaisir sucré : c’est un souvenir qui fond sur la langue et réchauffe le cœur. Sa couleur dorée évoque l’enfance, la tendresse, les goûters partagés. Derrière sa simplicité se cache une alchimie parfaite, entre douceur et caractère. Chaque cuillerée est un petit voyage dans le temps, une parenthèse de réconfort. Le caramel, c’est l’émotion en version fondante.



14 avril 2025

Gastronomie : La Gauffre, une fois !







  Avant d'être la sucrerie que nous connaissons tous, son origine remonte au Moyen-âge, la pate à gaufres était cuite entre deux plaques de métal, ornées de motifs religieux ou floraux. Les plus anciens écrits datent du XIIIe siècle et elles apparaissent sous le nom de walfre (du néerlandais wafel) 

  On n’offre pas une gaufre comme on offrirait un stylo ou une cigarette, on partage, on tend une assiette, on invite à goûter. Elles créent un lien social. Ce sont souvent des aliments qu’on ne mange pas seul, mais en famille, entre amis, ou dans un moment festif.

  Au fil du temps, la gaufre dépasse les frontières. En Belgique elle s'impose comme une véritable tradition gourmande, puis elle s'étend à la France, puis aux USA (waffle) et un peu partout dans le monde. Comme quoi, une bonne gaufre n’a pas de frontières !

  Il n’existe pas une seule gaufre, mais des dizaines de variantes et tout autant de recettes. Mais en Belgique, pays où elle est une véritable institution, il y a deux grandes écoles, deux recettes s'affrontent. Il y a la gaufre de Bruxelles (grande, légère et croustillante, servie nappée de chocolat, chantilly, etc...), et la gaufre de Liège (moelleuse et compacte, caramélisée grâce à du sucre perlé. et se mange telle quelle, chaude, sans garniture). Il y a aussi la gaufre américaine, souvent servie au petit-déjeuner avec du sirop d’érable, des œufs et/ou du bacon. Ma préférée, est la Stoopwafel des Pays-Bas, un genre de biscuit. Deux toutes fines gaufres, rondes, collées ensemble par une couche de miel ou de sirop au caramel. Un vrai petit délice néerlandais, elle se déguste après avoir été posée sur une tasse de thé pour que le sirop fonde doucement. Comme dit plus tôt, il existe énormément de variantes, aux quatre coins du monde. 

  Du coup, qu’est-ce qui fait qu’une gaufre est vraiment bonne ? Il faut qu'elle soit légèrement croustillante, donc tout est question de dosage et de cuisson. Une bonne pâte doit être légère, légèrement sucrée, et bien aérée. La levure ou les blancs montés jouent un rôle crucial dans le gonflant. Il faut toujours éviter d’empiler les gaufres chaudes, ou de les couvrir juste après cuisson, la vapeur ramollis la pate. 

  Le sucre stimule la dopamine, mais il réveille aussi l’affectif. C’est pour ça que certaines douceurs nous font autant de bien à l’âme qu’au palais. Dans les brunchs urbains ou les food trucks, la gaufre s’est réinventée en star tendance, parfois jusqu’à devenir un sandwich ou un support à burger. Des dessins animés aux séries télé, les gaufres ont conquis les écrans et elles brillent sur les réseaux sociaux. 

  Qu’elle soit dégustée dans une fête foraine, partagée lors d’un goûter, ou revisitée façon street food branchée, la gaufre garde cette magie simple et réconfortante qui plaît à tous les âges. Alors, la prochaine fois que tu croques dans une bonne gaufre, prends un instant pour savourer l’alchimie entre gout, générosité et tradition.