Rechercher dans ce blog

Les archives

29 janvier 2026

Culture : Goldorak, le robot géant qui a forgé l’imaginaire d’une génération

 







  Il suffit de prononcer son nom pour que résonnent aussitôt quelques notes mythiques dans l’esprit de millions de téléspectateurs : Goldorak. Plus qu’un dessin animé, cette série japonaise est devenue un véritable phénomène culturel, un choc générationnel qui a durablement marqué l’imaginaire collectif, notamment en France.


  Goldorak, de son nom original UFO Robo Grendizer, est créé en 1975 par Go Nagai, l’un des grands maîtres du manga et de l’animation japonaise. Diffusée pour la première fois au Japon, la série s’inscrit dans la lignée des “super robots”, ces machines géantes pilotées par des humains, symboles de puissance et de progrès technologique. Mais Goldorak se distingue rapidement : derrière l’action et les combats spectaculaires se cache une histoire tragique. Actarus, prince de la planète Euphor, est un exilé. Son monde a été détruit, et il porte le poids de la survie, de la culpabilité et de la résistance face à l’envahisseur de Véga.


  En France, Goldorak débarque en 1978, dans l’émission Récré A2. Le succès est immédiat… et inattendu. Jamais un dessin animé n’avait suscité un tel engouement. Les enfants sont fascinés, les cours de récréation vibrent au rythme des “Fulguropoings” et des “Astérohaches”. Mais cette popularité s’accompagne aussi de polémiques. Jugé trop violent ou trop sombre par certains adultes, Goldorak devient un sujet de débat national. Ironie du sort : ces critiques ne feront que renforcer son aura et son statut d’œuvre à part.


  Sous ses airs de série pour enfants, Goldorak aborde des thèmes étonnamment profonds :

- l’exil et la perte

- la guerre et ses traumatismes

- la responsabilité morale de la force

- la solitude du héros

  Actarus n’est pas un guerrier triomphant. Il combat par nécessité, souvent avec tristesse, et aspire avant tout à la paix. Cette dimension mélancolique, presque philosophique, explique en grande partie pourquoi Goldorak a autant marqué les esprits.


  Au fil des décennies, Goldorak est devenu une icône de la pop culture. Génériques cultes, jouets, bandes dessinées, références musicales, hommages artistiques... le robot géant dépasse largement le cadre de l’animation japonaise. Il symbolise une époque où l’imaginaire était vaste, où les héros n’étaient pas manichéens, et où un dessin animé pouvait faire réfléchir autant que rêver. Plus de quarante ans après sa première diffusion, Goldorak continue de fédérer. Expositions, rééditions, nouveaux projets animés : le géant d’acier n’a rien perdu de sa force symbolique. Il incarne la nostalgie, mais aussi une certaine idée du héros : puissant, oui, mais profondément humain.


  Goldorak n’est pas seulement un souvenir d’enfance. Il est devenu un mythe moderne, gravé dans la mémoire collective, prêt à surgir à nouveau au son d’un mythique “Goldorak, go !”.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire