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30 juillet 2025

Musique : Indochine, 40 ans de succès entre ombre et lumière







  Né en 1981, Indochine est le fruit d'une rencontre entre Stephane Sirkis et Nicola Sirkis (jumeaux). Dans un contexte post-punk et new wave, leur envie commune de créer une musique différente du courant dominant donne naissance à un style mêlant mélodies entêtantes, textes énigmatiques et influences synthétiques venues de l’Angleterre. Très vite, le groupe prend son envol avec des titres qui marquent toute une génération. Indochine, c’est un mélange singulier de romantisme noir, de rock synthétique et d’une forme de poésie mélancolique. Le groupe emprunte à la cold wave, à la pop et au rock gothique tout en conservant une identité visuelle forte. On y retrouve des textes empreints de mystère, de rébellion douce, de quête identitaire et de nostalgie adolescente. Leur univers, souvent qualifié de "dark romantique", parle autant à la jeunesse des années 80 qu’à celle d’aujourd’hui. Leur carrière décolle avec l’album L’Aventurier (1982), dont la chanson titre, inspirée de Bob Morane, devient immédiatement culte. Suivent Trois nuits par semaine, Canary Bay, Tes yeux noirs, 3e sexe... Le succès est fulgurant dans les années 80. Après un passage à vide dans les années 90, Indochine revient en force avec Paradize (2002), porté par J’ai demandé à la lune, puis enchaîne les tubes modernes : Alice & June, College Boy, La vie est belle, Un été français etc... Indochine a sorti 13 albums studio entre 1982 et 2024, ainsi que de nombreux albums live et compilations. Ils ont vendu plus de 13 millions d’albums à travers le monde. Le groupe détient aussi le record du plus grand nombre de concerts donnés dans les stades français pour un groupe francophone.


  Indochine n’est pas juste un groupe : c’est une histoire d’amour durable avec son public, une voix pour les êtres sensibles et marginaux, un refuge pour les cœurs mélancoliques. À travers les décennies, leur musique a su évoluer sans jamais trahir son âme. Indochine, c’est l’éclat d’une étoile noire dans le ciel de la pop française. Une aventure humaine et artistique, sincère et flamboyante. Et c’est loin d’être fini.



5 juin 2025

Musique : ABBA, l’amour, les paillettes et la gloire







  Dans les années 1970, quatre Suédois aux noms aujourd’hui légendaires : Agnetha, Björn, Benny et Anni-Frid. Ils forment un groupe baptisé ABBA, acronyme de leurs prénoms. Ce quatuor, issu de deux couples dans la vie comme sur scène, va bouleverser l’histoire de la musique pop en quelques années seulement. Leur percée internationale débute en 1974 avec l’Eurovision. En représentant la Suède avec la chanson Waterloo, ABBA rafle la victoire à Brighton dans un déluge de paillettes, de glam et de refrains irrésistibles. Un tremplin planétaire. La planète découvre une pop flamboyante, accrocheuse, où les voix féminines se marient à des arrangements novateurs mêlant disco, rock doux et musiques scandinaves.


  Ce fut le début d’un âge d’or. Mamma Mia, SOS, Fernando, Dancing Queen, Knowing Me, Knowing You… La liste des tubes semble sans fin. ABBA devient un phénomène mondial, vend des millions d’albums, inonde les ondes, les clips et les scènes avec ses mélodies entraînantes et ses costumes étincelants. Leurs chansons, souvent plus profondes qu’il n’y paraît, alternent joie, mélancolie et puissance émotionnelle. En parallèle, le groupe invente une image unique : chorégraphies étudiées, look kitsch devenu culte, esthétique résolument pop.


  Mais derrière les sourires et les refrains lumineux, la réalité est plus complexe. La pression, la vie en tournée, la célébrité : tout cela finit par fragiliser les deux couples fondateurs. Les divorces successifs annoncent la fin du groupe, sans véritable adieu. En 1982, ABBA disparaît discrètement de la scène, laissant derrière lui une discographie solide et une légende en gestation.


  Car l’histoire ne s’arrête pas là. Les années 1990 voient une résurgence du culte ABBA : rééditions, compilations (l’album Gold devient un best-seller mondial), reprises par des groupes comme Erasure, et surtout le succès planétaire de la comédie musicale Mamma Mia! puis de ses adaptations au cinéma. ABBA est devenu plus qu’un groupe : une référence culturelle, transgénérationnelle, célébrée dans le monde entier.


  En 2021, après 40 ans de silence, le groupe fait un retour aussi discret que fracassant avec l’album Voyage. Accompagné d’un spectacle virtuel à Londres mettant en scène leurs avatars numériques, ce retour confirme ce que les fans savaient déjà : ABBA ne meurt jamais. Même les plus jeunes découvrent cette pop intemporelle avec émerveillement.


  Quelques anecdotes témoignent de l’incroyable destin du groupe : le nom ABBA était à l’origine une marque de conserves de hareng ; leur anglais approximatif des débuts ne les a pas empêchés de conquérir le monde ; ils ont refusé un milliard de dollars dans les années 2000 pour se reformer en concert, préférant préserver leur mythe intact.


  Musicalement, l’empreinte d’ABBA est immense. Madonna a samplé Gimme! Gimme! Gimme! pour Hung Up, et de nombreux artistes revendiquent leur influence. Leur capacité à marier mélancolie et euphorie, profondeur et légèreté, en fait des maîtres de la pop. Aucun autre groupe n’a su incarner à ce point l’essence de la musique populaire : accessible, émotive, travaillée avec une exigence artisanale. ABBA, c’est un son reconnaissable entre mille, une dose de nostalgie joyeuse et un chapitre fondamental de la culture populaire mondiale. On les croyait rangés au rayon vintage ; ils ont prouvé qu’ils étaient éternels.


  2 albums live, 9 albums studios, une trentaine de compilation : 400 millions d'albums vendus !



28 mai 2025

Musique : Killing Joke, les prophètes du chaos sonique







  Fondé à Londres en 1978, Killing Joke naît dans les décombres du punk. Mené par le charismatique Jaz Coleman (chant, claviers) et le guitariste Geordie Walker, le groupe cherche dès le départ à fusionner violence sonore, mysticisme apocalyptique et groove tribal. Le batteur Big Paul Ferguson et le bassiste Youth (plus tard producteur pour The Verve ou Paul McCartney) complètent la formation originelle. Leur style est immédiatement identifiable : une rythmique martiale, des guitares abrasives, une basse hypnotique et des claviers menaçants. Précurseurs de l’industriel, ils influencent autant le métal que l’électro ou le rock alternatif. Leur esthétique visuelle, inspirée du symbolisme, de l’occultisme et de la critique sociale, évoque une dystopie permanente. Leur titre le plus emblématique, Eighties (1984), est une claque post-punk à la fois dansante et cynique. Ironie du sort : le riff d’intro ressemble étrangement à celui de Come as You Are de Nirvana, ce qui ne passera pas inaperçu. Dave Grohl lui-même jouera plus tard de la batterie sur un album du groupe. En plus de Eighties, Killing Joke signe des classiques comme Requiem, Love Like Blood, Wardance ou Pandemonium. Leur discographie compte 15 albums studio, dont les plus marquants restent Killing Joke (1980), Night Time (1985), Pandemonium (1994), et Killing Joke (2003). Ils ont vendu environ 3 millions d’albums dans le monde.

Toujours actif, toujours abrasif, Killing Joke reste une voix lucide dans le vacarme contemporain. Comme le résume si bien Jaz Coleman : "We’re not here to entertain. We’re here to challenge you."



3 mai 2025

Musique : The Clash, du punk réfléchit







  The Clash voit le jour en 1976 à Londres, en pleine explosion punk. Le groupe est formé autour du charismatique Joe Strummer (chant/guitare rythmique), de Mick Jones (guitare/chant), Paul Simonon (basse) et Topper Headon (batterie). Issus d’un contexte social tendu, ils incarnent une jeunesse en révolte, bien décidée à faire entendre sa voix dans un Royaume-Uni miné par la crise économique et le chômage. Bien que The Clash émerge dans le sillage des Sex Pistols, leur style se distingue très vite. Leur punk est militant, poétique, souvent plus réfléchi, et surtout ouvert. Dès London Calling (troisième album et mon préféré), ils fusionnent reggae, ska, dub, rockabilly, funk, voire jazz et hip-hop. Leur musique devient un laboratoire d’idées, avec des textes engagés qui abordent le racisme, l’injustice sociale, les guerres, l’identité ou l’aliénation. The Clash n’est pas qu’un groupe de punk, c’est un cri politique, une prise de position artistique. Ils refusent d’être un simple produit commercial et vont jusqu’à se battre avec leur maison de disques pour vendre leurs albums à prix réduits. L’album Sandinista! sera même un triple album au prix d’un simple. Leurs chansons les plus célèbres sont "London Calling" "Should I Stay or Should I Go" "Rock the Casbah" "The Guns of Brixton" et bien d'autres encore. 6 albums enregistrés, 33 millions d'albums vendus. London Calling est souvent cité parmi les meilleurs albums de tous les temps. L’influence de The Clash dépasse largement le punk. Ils ont ouvert la voie à une nouvelle génération d’artistes engagés et stylistiquement libres. Des groupes comme U2, Rage Against The Machine, Green Day, Rancid, Manic Street Preachers, ou même The Libertines ont tous reconnu leur dette envers The Clash. Joe Strummer, décédé en 2002, est resté une figure emblématique de l’intégrité artistique.



17 mars 2025

Culture : Thorgal, une bande dessinée cultissime






  Thorgal est une série de bande dessinée dont les origines remontent à 1977 dans le magasine Tintin. Dessiné et illustré par un duo franco-belge, Grzegorz Rosinski et Jean Van Hamme. la série a traversé les âges et continue. Il y a 37 volumes au total, les albums sont encore en phase de développement, la série est toujours en cours ("De givre et de feu" est prévu pour 2025). Une histoire qui dure depuis plus de 48 ans. Au fil des générations elle est devenue une des séries de bande dessinée parmi les plus populaires, un fer de lance du neuvième art. En 2020 Thorgal s'était vendu à 25 millions d'exemplaires. Un jeux vidéo est en développement en ce moment même, sera disponible sur PC, Playstation 5 et Xbox Series X. La série a aussi été adaptée en romans. Il existe encore d'autres produits dérivées, genre affiches, figurines, etc.... et même des séries dérivées comme Kriss de Valnor et Louve (la fille de Thorgal) qui explorent l'histoire de personnages secondaires. 

  La série a été nominée à plusieurs reprises et accumule les prix (Prix du publics et Prix du meilleur album au Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême, et bien d'autres) consolidant ainsi sa place parmi les meilleures. 

 Avant d'être un succès commercial majeur, Thorgal c'est une histoire. Celle du héros du même nom. Une bande dessinée qui mêle vikings, mythologie Scandinave et aventures épiques. Quand il était un nourrisson, les vikings du nord l'ont découvert sur une plage et l'appelèrent Thorgal Aegirsson. Un personnage profond et attachant, il est au centre d'un destin quasiment mythique, hors du commun. La série mêle l'humain et le divin, le fantastique et la réalité du simple mortel. Thorgal est un être surpuissant, très habile à l'arc et à l'épée. Un personnage au grand cœur, intelligent, en quête de sens, de paix, bravant les élément et bravant les ennemis. Ce qui en fait un personnage attachant. Son aventure est accompagnée de sa femme Aaricia, fille du roi viking Gandalf le Fou. Puis au fil du temps se greffent d'autres personnages comme ses enfants, ses amis, ses compagnons d'infortunes, des personnages profonds eux aussi, Tout ces personnages jouent un rôle dans l'intrigue, l'histoire de Thorgal est lié à ces personnages, le destin de ces personnages sont liés à Thorgal.

  Un scénario en béton armé, mais il ne serait pas ce qu'il est sans la magnifique patte de Rosinski qui réalise des dessins grandioses. Dessins qui participent très grandement à la notoriété de la BD. Faisant de Thorgal un chef-d'œuvre graphique sans commune mesure.

  Tout ces éléments mis bout à bout, fond de cette série de bande dessinée, une référence en la matière. Et l'engouement qu'elle suscite pour des générations d'amoureux de la bande dessinée, témoigne de l'attrait durable pour cet univers. Mais, peut être que l'usage d'ascenseurs émotionnels, le mélange de moments intimes et épiques, ces histoires riches en rebondissements, sont aussi des éléments, qui participe à la notoriété de cette série chez les bédéistes.