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19 décembre 2025

Musique : Grateful Dead, quand la musique devient une expérience collective

 







  Formé à San Francisco en 1965, le Grateful Dead est rapidement devenu un symbole de la contre-culture américaine. Jerry Garcia, Bob Weir, Phil Lesh, Bill Kreutzmann et Mickey Hart ont créé un mélange unique de rock, folk, blues et jazz, donnant naissance à un style musical profondément original et improvisé. Le groupe a su transformer chaque concert en une expérience unique, où la musique devenait un voyage collectif. Leurs albums studio, tels que Workingman’s Dead et American Beauty sortis en 1970, montrent une facette plus structurée du groupe. Ces disques mêlent harmonies riches, textes poétiques et mélodies mémorables, offrant des morceaux qui sont rapidement devenus des classiques du rock psychédélique, tout en gardant cette liberté musicale qui caractérise leur identité. Mais c’est sur scène que le Grateful Dead a véritablement marqué l’histoire. Les concerts, souvent longs et improvisés, créaient des moments hypnotiques, chaque performance étant différente de la précédente. Les Deadheads, leur communauté de fans, enregistraient ces shows et échangeaient les bandes, renforçant un lien unique entre le groupe et son public et créant une culture musicale participative inédite. Au fil des décennies, le Grateful Dead a influencé de nombreux artistes et groupes, notamment dans le monde des jam bands et du rock expérimental. Leur approche de la musique comme expérience collective et leur capacité à fusionner différents genres ont laissé un héritage durable. Même après la disparition de Jerry Garcia, leur influence reste intacte, célébrée par des festivals et des communautés fidèles à travers le monde. Le groupe aurait vendu environ 35 000 000 d’albums.


  Grateful Dead a transcendé le simple statut de groupe de rock pour devenir un phénomène culturel. Leur musique et leur esprit d’improvisation continuent d’inspirer et de rassembler. Plus qu’un son, ils ont créé une expérience musicale intemporelle. Chaque note jouée, chaque concert partagé, continue de nourrir une communauté passionnée et de faire vivre l’esprit des années psychédéliques. Leur héritage montre que la musique peut être un voyage collectif et une aventure sans fin, où liberté et créativité se conjuguent à chaque instant.



18 décembre 2025

Musique : Santana, l’âme latine du rock








  Carlos Santana, guitariste et compositeur mexicain, est une figure emblématique de la musique moderne, reconnu pour sa capacité à fusionner les rythmes latins, le rock et le jazz dans un style unique. Né en 1947 à Autlán de Navarro, au Mexique, Santana a très tôt été influencé par la musique traditionnelle mexicaine et les sons gospel qu’il découvrit aux États-Unis. Son jeu de guitare se caractérise par une sensibilité particulière à la mélodie, des solos vibrants et une utilisation novatrice des effets sonores qui ont façonné le paysage du rock psychédélique et latin. Le groupe Santana, formé en 1966 à San Francisco, a rapidement marqué les esprits grâce à sa performance légendaire lors du festival de Woodstock en 1969. Leur mélange de percussions afro-cubaines, de guitare électrique et de chant rock créa une atmosphère inédite, immédiatement reconnaissable et profondément émotionnelle. Des morceaux comme Soul Sacrifice ou Evil Ways démontrent cette capacité à transcender les genres, à faire danser tout en provoquant une expérience musicale introspective et presque spirituelle. Au fil des décennies, Santana n’a cessé d’explorer de nouvelles sonorités, collaborant avec des artistes de divers horizons. L’album Supernatural (1999) marque un tournant majeur dans sa carrière : il y fusionne rock, pop et rythmes latins, et s’ouvre à une nouvelle génération de mélomanes tout en conservant son authenticité. Les hits tels que Smooth et Maria Maria montrent que Santana est capable de rester contemporain sans renoncer à sa signature artistique. Mais au-delà des succès commerciaux, l’influence de Santana réside dans sa vision de la musique comme langage universel. Son style unique a ouvert des portes entre cultures et continents, invitant l’auditeur à une expérience sensorielle où la guitare devient prolongement de l’âme et où les percussions résonnent comme un pont entre tradition et modernité. Il incarne la persistance de l’art musical dans sa dimension spirituelle et collective. Santana (le groupe dirigé par Carlos Santana) a vendu plus de 100 millions de disques à travers le monde durant sa carrière, toutes configurations confondues (albums, compilations, etc.).


  Santana n’est pas seulement un guitariste virtuose ou un créateur de tubes planétaires ; il est une figure emblématique de la rencontre des mondes. Chaque note qu’il joue est le fruit d’une histoire personnelle et culturelle, chaque solo est une méditation sur la vie, la douleur, la joie et la transcendance. Sa musique est un témoignage de ce que l’art peut accomplir lorsqu’il refuse les barrières et cherche l’universalité. En mêlant le rock, le jazz, le blues et les rythmes latins, Santana a prouvé que la musique est avant tout un langage émotionnel capable de relier l’intime à l’infini. Sa carrière inspire à comprendre que la véritable puissance artistique réside dans la sincérité, la curiosité et la capacité à transformer le monde par la beauté sonore. En écoutant Santana, on ne se contente pas d’entendre la musique : on la vit, on la ressent et, surtout, on se laisse traverser par elle.



2 décembre 2025

Musique : Tripping Daisy, le psychédélisme texan qui a marqué les années 90









  Tripping Daisy est un groupe américain formé à Dallas au début des années 90 et devenu rapidement l’un des représentants les plus singuliers de la scène alternative. Porté par l’énergie lumineuse et le charisme de Tim DeLaughter, le groupe développe un rock psychédélique moderne, coloré, spontané, parfois naïf mais toujours créatif. Leur mélange de guitares saturées, de mélodies planantes et d’une sensibilité pop assumée leur permet de se démarquer dans une décennie dominée par le grunge et le rock alternatif plus sombre. Leur premier succès arrive avec “I Am an Elastic Firecracker” (1995), un disque audacieux mêlant refrains accrocheurs et expérimentations. Le titre “I Got a Girl” devient leur plus grand hit, porté par un clip décalé et une atmosphère joyeusement étrange. Ce morceau les propulse sur la scène nationale américaine, leur permettant de tourner avec de nombreux groupes alternatifs de renom et de consolider leur présence dans les radios rock de l’époque. Le destin du groupe bascule tragiquement en 1999 lorsque le guitariste Wes Berggren meurt d’une overdose accidentelle. Ébranlé, le groupe décide peu après de se dissoudre. Tim DeLaughter poursuivra ensuite une aventure musicale majeure en fondant The Polyphonic Spree, une formation chorale excentrique qui prolongera, sous une autre forme, les couleurs psychédéliques et lumineuses de Tripping Daisy.


  Aujourd'hui, Tripping Daisy garde une place particulière dans le cœur des amateurs de rock alternatif 90s : un groupe à la fois excentrique et sincère, un peu fou, profondément authentique, et qui a laissé derrière lui des chansons vibrantes, portées par une atmosphère quasi mystique. Leur trajectoire brève mais marquante fait d’eux un nom culte pour les passionnés de musique alternative. Avec le temps, leur héritage musical a gagné en reconnaissance, notamment grâce au retour d’intérêt pour les groupes indépendants des années 90. Leur univers visuel décalé, leurs mélodies rêveuses et leur énergie presque enfantine séduisent aujourd’hui une nouvelle génération d’auditeurs. Tripping Daisy reste, pour beaucoup, un symbole de liberté créative et d’audace artistique.



9 novembre 2025

Musique : Brownout, quand le funk latino rencontre le rock

 







  Brownout est un groupe américain originaire d’Austin, Texas, formé en 2003 par des membres de Grupo Fantasma. Dès ses débuts, le groupe s’est fait remarquer par sa capacité à fusionner différents styles musicaux, mêlant funk, soul, rock et rythmes latino-africains pour créer un son puissant et original. Le groupe a également développé des projets de reprises audacieuses. Sous l’alias Brown Sabbath, ils réinterprètent le répertoire de Black Sabbath en y injectant des grooves latins et funk. Avec l’album Fear of a Brown Planet, ils rendent hommage à Public Enemy, transformant des classiques du hip-hop en compositions instrumentales énergiques et groovy. Le style musical de Brownout repose sur la richesse des percussions, la puissance des cuivres et des guitares entraînantes. Leur approche fusionnelle combine le funk des années 70, la soul, le rock psychédélique et des influences latino-africaines, ce qui leur permet de créer des morceaux à la fois dansants et complexes, et de proposer une expérience live captivante.Parmi leurs albums marquants, on retrouve Homenaje (2008), qui introduit leur univers musical, Aguilas & Cobras (2009) qui affirme leur identité sonore, Fear of a Brown Planet (2018) pour un hommage hip-hop groovy, et Berlin Sessions (2020) qui montre leur maturité artistique. Leur projet Brownout Presents Brown Sabbath illustre parfaitement leur audace en fusionnant funk et heavy metal.


  Brownout est un exemple fascinant de modernité musicale, respectant les racines du funk et de la musique latino-américaine tout en explorant de nouvelles sonorités. La créativité du groupe, la puissance de ses instruments et l’énergie de ses performances en live font de Brownout un groupe incontournable pour les amateurs de grooves et de fusions musicales innovantes.



28 septembre 2025

Musique : 13th Floor Elevators, les pionniers du psychédélisme électrique

 








  Les 13th Floor Elevators sont un groupe américain emblématique des années 1960, considéré comme l’un des pionniers du rock psychédélique. Formé à Austin, Texas, en 1965, le groupe a marqué son époque par son approche audacieuse de la musique, combinant riffs électriques, expérimentations sonores et textes psychédéliques. Le leader charismatique du groupe, Roky Erickson, chanteur et guitariste, a apporté une dimension unique à leur musique. Avec l’ajout d’instruments peu conventionnels pour le rock de l’époque, comme le frottement électrique de la guitare électrique et le jug, le son du groupe se distingue immédiatement par son originalité et son intensité hypnotique. Leur premier album, “The Psychedelic Sounds of the 13th Floor Elevators” (1966), est un manifeste du psychédélisme musical. Il contient des morceaux iconiques comme You’re Gonna Miss Me, qui reste un classique du genre et une référence pour de nombreux artistes psychédéliques à venir. L’album mêle influences folk, blues et garage rock, créant un univers sonore novateur et captivant. En 1967, le groupe sort “Easter Everywhere”, considéré par beaucoup comme leur chef-d’œuvre. Cet album explore davantage les sons expérimentaux et les thèmes spirituels et psychédéliques, consolidant la réputation des Elevators comme un groupe avant-gardiste et visionnaire. Leur musique reflète l’esprit contestataire et l’exploration des perceptions de l’époque. Malgré leur créativité, les 13th Floor Elevators ont été confrontés à des difficultés liées aux problèmes de drogues et aux pressions du succès. Le groupe se sépare officiellement en 1969, mais leur influence sur le rock psychédélique et le garage reste immense. Des groupes comme The Flaming Lips ou Primal Scream revendiquent leur héritage musical. Les 13th Floor Elevators ont enregistré trois albums studio officiels, cependant, en ce qui concerne les ventes, les informations sont limitées.


  Aujourd’hui, les 13th Floor Elevators sont célébrés pour avoir ouvert la voie à des générations d’artistes psychédéliques et alternatifs. Leur audace sonore, leur énergie brute et leur approche innovante de la musique continuent d’inspirer des fans et des musiciens du monde entier.



21 juin 2025

Musique : Scorpions, légendes du rock made in Germany








  Nés à Hanovre en 1965 autour du guitariste Rudolf Schenker, les Scorpions commencent comme un groupe de rock psychédélique avant de bifurquer vers un hard rock mélodique qui fera leur renommée. L’arrivée du chanteur Klaus Meine et du jeune guitariste prodige Michael Schenker (vite parti chez UFO) stabilise le noyau du groupe. Le style des Scorpions mêle puissance, solos ciselés, refrains accrocheurs et ballades poignantes, une recette qui séduit aussi bien les fans de metal que le grand public. Dès les années 70, des albums comme In Trance ou Taken by Force posent les bases, mais c’est dans les années 80 que le groupe explose : Blackout (1982) et Love at First Sting (1984) font un tabac mondial. "Rock You Like a Hurricane", "No One Like You" ou encore "Still Loving You" deviennent des classiques immédiats. Leurs concerts sont électriques, et leur look typique de l’époque (cuir, cheveux longs, lunettes noires) devient iconique. En 1990, ils frappent encore plus fort avec "Wind of Change", ballade inspirée de la chute du mur de Berlin, écoulée à plus de 14 millions d’exemplaires. Anecdote marquante : Klaus Meine a perdu sa voix dans les années 80, avant de la retrouver miraculeusement après opération, enregistrant ensuite les plus grands tubes du groupe. Scorpions ont vendu plus de 100 millions d’albums, enregistré une vingtaine d’opus studio, et tourné dans plus de 80 pays. Ils ont joué à Moscou devant 260 000 personnes, été les premiers à se produire en Chine après Mao, et continuent de remplir les salles à plus de 70 ans passés.


  Véritable pilier du hard rock européen, Scorpions a prouvé qu’un groupe allemand pouvait conquérir la planète avec ses guitares flamboyantes et ses refrains fédérateurs. Leur longévité impressionne, leur répertoire traverse les générations, et leur son reste identifiable entre mille. Ils ont chanté l’amour, la guerre, la liberté et le temps qui passe, souvent avec une sincérité désarmante sous les riffs puissants. Leur influence s’étend des géants du métal aux groupes plus alternatifs, et leurs concerts font toujours vibrer des foules entières. En plus d’être une légende vivante du rock, Scorpions est devenu un symbole de résilience et de passion : un groupe qui n’a jamais plié sous les modes, préférant tracer sa route, guitare en bandoulière et hurlements dans les amplis.



9 juin 2025

Musique : Kenny Rogers, la voix d’une Amérique intemporelle









  Né le 21 août 1938 à Houston, Texas, Kenny Rogers grandit dans une famille modeste. Passionné de musique dès l’enfance, il débute dans le doo-wop dans les années 1950 avec le groupe The Scholars, avant de flirter avec le jazz et le rock psychédélique (notamment avec The First Edition). Un parcours éclectique qui le mènera pourtant à devenir une icône... de la country. C’est au tournant des années 1970 que Rogers adopte définitivement le style qui fera sa renommée : une country-pop suave et accessible, teintée de folk, de soul et parfois de gospel. Sa voix rauque et chaleureuse, son regard doux mais déterminé, et ses chansons racontant l’amour, les regrets et la rédemption séduisent un public bien au-delà des frontières du genre. Avec des titres cultes comme "The Gambler", "Lucille", "Coward of the County" ou encore "Lady" (écrite par Lionel Richie), Rogers accumule les hits. "Islands in the Stream", son duo mythique avec Dolly Parton en 1983, devient l’un des morceaux les plus emblématiques de la musique américaine. Anecdote savoureuse : ce titre avait initialement été écrit pour Marvin Gaye ! Kenny Rogers, c’est aussi un acteur (notamment dans des téléfilms adaptés de ses chansons), un businessman, un photographe passionné, et un homme au charisme tranquille. Son look, barbe blanche, cheveux argentés, costards immaculés, devient une signature aussi reconnaissable que sa voix. En chiffres, sa carrière est tout simplement phénoménale : plus de 65 albums enregistrés, plus de 165 millions d’albums vendus dans le monde, des récompenses à la pelle (Grammy Awards, American Music Awards, etc...), et une place méritée au Country Music Hall of Fame depuis 2013.

  Kenny Rogers s’éteint le 20 mars 2020 à l’âge de 81 ans, mais son héritage reste intact. Sa musique continue de bercer les routes américaines, les cœurs solitaires… et les soirées un peu trop calmes.



29 avril 2025

Musique : Status Quo, du rock’n’roll sans fioritures







  C’est un groupe de rock britannique formé en 1962, d’abord sous le nom de The Spectres, puis The Status Quo, avant de devenir simplement Status Quo. Leurs riffs sont simples mais efficaces, et leur carrière est d'une incroyable longévité. Status Quo, c’est le rock boogie par excellence, avec un son reconnaissable entre mille. Pas d’esbroufe technique, mais une efficacité redoutable et une énergie taillée pour la scène. Des titres emblématiques comme "Caroline" "Down Down" "Ice in the Sun" "Again and Again" "Pictures of Matchstick Men" "In the Army Now" "Burning Bridges". Plusieurs étapes, boogie, psychédélique, new wave, etc... tout en restant fidèle à la pop. Avec plus de 60 albums (studio, live, compilations), ils font partie des groupes les plus prolifiques du Royaume-Uni. Francis Rossi et Rick Parfitt (décédé en 2016) en étaient les figures emblématiques. Status Quo a vendu environ 118 millions d'albums dans le monde au cours de leur carrière. Ce chiffre comprend les albums studio, live, compilations et singles, car le groupe a eu une activité discographique intense depuis les années 60. Status Quo est toujours actif en 2025, bien que dans une forme remaniée par rapport à ses débuts. Francis Rossi, chanteur et guitariste emblématique, est le seul membre fondateur encore en activité dans le groupe. En somme, Status Quo est aujourd’hui un groupe de légende vivant, qui assume son âge tout en gardant la flamme sur scène. C’est un des rares groupes à avoir traversé plus de 60 ans d’histoire du rock avec une telle constance.



26 avril 2025

Musique : The Plastic People of the Universe, ouai






  Bien plus qu'un simple groupe de rock, c’est tout un symbole de résistance culturelle en Tchécoslovaquie pendant la période communiste. Ils sont nés en 1968, juste après le Printemps de Prague. Leur musique est assez expérimentale, mêlant rock psychédélique, avant-garde, et textes souvent sombres et poétiques (parfois basés sur des poèmes interdits). Leur musique est souvent lourde, sombre, dissonante, volontairement non commerciale, avec un ton protestataire et mélancolique. Ils jouent avec des guitares électriques très saturées, des basses lourdes, saxophones, synthétiseurs, violons électriques, et la batterie souvent "libre", pas toujours cadrée par une rythmique classique. 


  Ceci dit, ils utilisent aussi des peignes amplifiés au micro pour faire des sons stridents, des morceaux de viande, casseroles, bouteilles, boîtes métalliques, des vieux synthés bricolés ou complètement désaccordés ainsi que des cordes de fortune pour remplacer des cordes d'instruments cassés. Ce n'était pas systématique sur tous leurs morceaux, mais dans leurs concerts clandestins, ils adoraient faire du bruit brut et explorer l'idée que tout pouvait devenir son et musique. Comme pour dire : "si notre monde est déformé, notre musique l'est aussi." Ils jouaient secrètement dans des caves, des forêts ou des appartements privés, lors de concerts illégaux. 


  Le régime communiste n’a pas du tout apprécié leur liberté artistique, ils ont été censurés, emprisonnés, et leur histoire est même liée à la création de la Charte 77 un grand mouvement de défense des droits de l'homme. Leur procès a transformé une simple scène rock underground en cause politique nationaleIls étaient accusés non pas directement pour leur musique, mais sous des prétextes vagues (comportement antisocial, influences subversives, etc). Ce procès a choqué une partie des artistes et écrivains, qui ont vu que le régime ne s'attaquait plus seulement aux militants politiques mais aussi aux artistes "marginaux".


  Après ce procès et malgré les risques constants d'autres arrestations, ils ont refusé de modifier leur style ou leurs textes pour plaire aux autorités. 


  Ils ont sorti 7 albums studio principaux pendant leur carrière officielle, sans compter des compilations, des lives clandestins et des rééditions post-communisme. Beaucoup de leurs premiers enregistrements circulaient sous forme de samizdats (cassettes clandestines). Après 1989 (chute du communisme), leurs albums ont gagné en notoriété dans le monde underground, mais ils restent un groupe culte plus qu'un groupe commercial. On parle de quelques dizaines de milliers d’exemplaires vendus à l'international, surtout après la chute du Mur de Berlin.

  A écouter : "Podivuhodný mandarín" "Magické noci" "Toxika" "Co znamená vésti koně"



20 avril 2025

Musique : The Small Faces, énergie brute, folie douce et élégance britannique

 








  Dans le swinging London des années 60, quatre jeunes musiciens à l’allure soignée et au son tranchant décident de monter un groupe. Il se forme en 1965 autour de Steve Marriott, Ronnie Lane, Kenney Jonesnet et Jimmy Winston (remplacé plus tard par Ian McLagan aux claviers). Leur nom, "The Small Faces" fait référence à leur petite taille et au mot "face", désignant un mod influent. 


  Très vite, The Small Faces deviennent les chouchous de la scène mod, ce courant british stylé, énergique et amoureux de soul et de rock. Et très vite, ils cartonnent avec des tubes comme Sha-La-La-La-Lee ou Watcha Gonna Do About It, au croisement du Rythm & Blues nerveux et de la pop mélodique. Mais c’est avec l’évolution vers la pop psychédélique que les Small Faces frappent un grand coup. 


  Petite parenthèse, en 1967, les Small Faces doivent jouer à l’Olympia. Mais Steve Marriott refuse de monter sur scène à cause d’un différend avec l’organisateur, qu’il juge irrespectueux. Conséquence, le public est furieux, il y a des bagarres dans les coulisses et des instruments détruits. 


  En 1968, ils sortent Ogden’s Nut Gone Flake, un album concept fou, construit comme un conte psychédélique narré par le délirant Stanley Unwin. C’est l’un des disques les plus audacieux de l’époque, tant par sa forme que par son fond. Lazy Sunday, Afterglow, Song of a Baker... tout y est brillant, audacieux, et dément. “Lazy Sunday” était censée rester une blague, une sorte de délire musical avec accent cockney très marqué. Mais leur label l’a sortie en single sans leur autorisation, la jugeant trop accrocheuse pour être ignorée. Résultat : un énorme succès, mais tension maximale avec le groupe. Leur plus gros hit, Itchycoo Park, une balade planante aux effets studio novateurs (notamment l'utilisation du phasing), reste un classique du Summer of Love made in UK. Le célèbre effet de phasing (le son “tourbillonnant”) qu’on entend dans Itchycoo Park était une première dans l’histoire de la musique pop. Les ingénieurs ont obtenu ce son en synchronisant deux bandes magnétiques, puis en ralentissant manuellement l’une d’elles avec un doigt. Un effet totalement artisanal, mais génial. À l’époque, le morceau a été banni par la BBC sous prétexte qu’il évoquait la drogue. En réalité, c’était vrai.  


  Malheureusement, les étoiles brillent trop fort. Steve Marriott quitte le groupe en 1969 pour fonder Humble Pie. Les autres rejoignent Rod Stewart et Ron Wood pour former The Faces, un autre chapitre culte. Trop souvent relégués au second plan derrière les Beatles, les Stones, les Kinks ou les Who, les Small Faces ont pourtant influencé des générations de musiciens de Blur à Oasis. Leur son, leur énergie et leur sens de l’expérimentation en font des pionniers du rock psyché et une référence absolue du mouvement mod. Bien plus tard, on les considèrent parmi les prophètes de la Britpop. 


  Anecdote : avant de fonder Led Zeppelin, Jimmy Page voulait que Steve Marriott soit le chanteur de son nouveau groupe. Marriott, déjà engagé dans Humble Pie, a décliné. Alors Page est allé chercher un certain Robert Plant. Le destin du rock aurait pu être bien différent !


  Ils ont produit 5 albums studio, 3 EP, 14 compilations... On ne sait pas combien d'albums ont été vendus, surement des millions car leur musique a traversé les décennies, peu importe les chiffres, les Small Faces ont vendu une attitude, un son et un style.



15 avril 2025

Musique : Deep Purple, riffs puissants et virtuosité







  Deep Purple a été fondé en 1968 à Hertford, en Angleterre. Le concept vient de Chris Curtis, un ancien batteur des Searchers, qui a eu la super idée de monter un "super groupe" composé de "super musiciens". Le projet a ensuite été repris par le musicien et producteur Tony Edwards, avec Jon Lord (le claviériste) et Ritchie Blackmore (le guitariste). Au début, le groupe s’appelait d’abord Roundabout, avant de devenir Deep Purple, un nom inspiré par une chanson que la grand-mère de Ritchie Blackmore aimait jouer au piano. Ils ont commencé à répéter à Deeves Hall, une maison de campagne à quelques kilomètres de Hertford, qui leur servait de QG. Deep Purple est l’un des groupes pionniers du hard rock, avec des accents pop et planants, ils ont marqué les années 70 avec des albums mythiques et des morceaux légendaires. Deep Purple a traversé deux grandes époques de 1968 à 1976 et de 1984 à nos jours. neufs changements de line-up. Mais le meilleur élément du groupe était ce fameux Ritchie Blackmore, un guitariste un peu dingo qui a composé les chansons les plus connues du groupe, il est partit du groupe en 1993 mais il reste et restera pour toujours, un monstre sacré de la guitare. Mais aussi un roi du caprice, quittant la scène en plein concert, cassait ses guitares, et refusait de jouer certaines chansons s'il n'était pas de bonne humeur. Mes chansons préférées de ce groupe sont Black Night, Smoke on the Water, Highway Star, Child in Time et Burn. Smoke on the Water est certainement la chanson la plus célèbre et a faillit ne jamais exister... Pendant un concert de Frank Zappa dans un casino à Montreux, un spectateur tire une fusée de détresse qui met le casino en feu ! Le groupe regarde les flammes depuis son hôtel, choqué, et en tire la chanson "Smoke on the Water", racontant l'histoire dans les paroles. Ce morceau est si connu, que dans certains magasins de musique, en Angleterre ou aux USA, il est interdit de le jouer. Le batteur Ian Paice est le seul membre présent dans toutes les formations du groupe depuis 1968. Il a joué sur tous les albums studio. Puissant le gars ! 

Forts de 23 albums studios et une quarantaine de live, coffrets, compilations live, best of par périodes, etc... On estime à environ 130 millions le nombre d'albums écoulés. Deep Purple, c'est du lourd !


22 mars 2025

Musique : Le Club des 27







  Le club des 27 est une expression qui désigne les chanteurs, les artistes et musiciens morts à l'âge de 27 ans ou avant. Il est le sujet de légendes urbaines, qui fascine les mélomanes. Ce phénomène est une légende à propos de cette coïncidence morbide, auréolée d'un certain mysticisme. Elle accompagne les excès liés à la musique rock et son adage "Live Fast, Die Young" qu'il faudrait traduire par : "vie à fond et meurt jeune". Pour la plupart, c'était des gens torturés, qui prenaient de la drogue à haute dose et menaient des vies chaotiques. 

  Les exemples les plus connues sont les suivants :

- Robert Johnson (1911 -1938)

- Brian Jones (1942 - 1969)

- Jimi Hendrix (1942 - 1970)

- Janis Joplin, (1943 - 1970)

- Alan Wilson (1943 - 1970)

- Jim Morrison (1943 - 1971)

- Kurt Cobain (1967 - 1994)

- Amy Winehouse (1983 - 2011)


  Puis il y en a d'autres, moins connus qui sont souvent mort à 27 ans ou avant  :

- Ian Curtis (23 ans)

- Lili Boulanger (24 ans)

- Ritchie Valens (17 ans)

- Frankie Lymon (25 ans)

- Bobby Fuller (23 ans)

- King Curtis (25 ans)

- Sid Vicious (21 ans)

- Duane Allman (24 ans)

- Berry Oakley (24 ans)

- Leslie Harvey (27 ans)

- Eddie Cochran (21 ans)

- Jesse Belvin (27 ans)

- Gene Vincent (26 ans)

- Eric Dolphy (26 ans)

- Karen Carpenter (26 ans)

- Tara Browne (25 ans)

- Santiago Andrade (26 ans)


  Mais aussi des rappeurs :

- Lil Peep (21 ans)

- Yaki Kadafi (19 ans)

- XXXTentacion (20 ans)

- Juice WRLD (21 ans)



18 mars 2025

Musique : Sweetwater, du rock psychédélique









  Sweetwater est un groupe psychédélique formé en 1968 à Los Angeles, cette même année ils produisent l'album Sweetwater, puis Just For You en 1970 et Melon en 1971. Il a produit uniquement ces trois albums, on avance un million de ventes mais on est plus proche de quelques dizaines de milliers. Un groupe original de par ses chansons, de par l'utilisation de violoncelles, de flute et de congas. Un groupe typique de la fin des 60's. Du rock psychédélique comme on l'aime, mêlant parfois du folk rock et du jazz. Ils devaient être les tout premiers à se produire au mythique Festival de Woodstock 69' mais à cause de quelques problèmes techniques (mauvais réglages?) ils furent remplacer par l'artiste Richie Havens. Il furent tout de même le premier groupe à se produire à Woodstock. Leur performance scénique à ce festival devaient leur assurer un impact commercial considérable et une popularisation accrue de sa musique, mais le destin en voulut autrement. Malgré sa jeune existence, le groupe innovait. Les premières chansons avaient déjà quelque chose de très créatifs et leurs mélodies (psychédéliques) s'inscrivent dans le style de leur époque. On leur aurait prêté un destin légendaire, similaire à des groupes du même acabit, du style Jefferson Airplane ou The Doors. Mais voilà, quelques semaines après Woodstock, la chanteuse "Nansi" Nevins est victime d'un accident de voiture particulièrement violent, elle perd des facultés cérébrales, et une de ses cordes vocales. L'accident a détruit sa carrière et celle de son groupe. A cause de ça, les albums suivants rencontrent échecs sur échecs. 

  En 1999 l'histoire de ces artistes est adapté dans un téléfilm nommé Sweetwater : A True Rock Story.

  Le live ci-dessus est de très mauvaise qualité, mais c'est un reliquat des années 60, pour une version plus intéressante, écoutez la version album (sans clip).