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22 février 2026

Santé : La maladie de Parkinson, signes, évolution et prise en charge

 







  La maladie de Parkinson est une affection neurologique chronique et progressive qui touche principalement le système moteur. Décrite pour la première fois en 1817 par le médecin britannique James Parkinson, elle se caractérise par une dégénérescence lente de certaines cellules du cerveau produisant la dopamine, un neurotransmetteur essentiel au contrôle des mouvements. Aujourd’hui, elle représente la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente après Alzheimer.


  Cette pathologie résulte de la destruction progressive des neurones situés dans une zone appelée substance noire. Lorsque ces cellules disparaissent, le cerveau ne parvient plus à réguler correctement les mouvements volontaires, ce qui provoque des troubles moteurs typiques. La maladie évolue lentement sur plusieurs années, parfois des décennies, ce qui explique que ses premiers signes passent souvent inaperçus. Les symptômes apparaissent généralement après 50 ans, bien que certaines formes précoces existent. Les manifestations les plus fréquentes sont les tremblements au repos, souvent d’une main, la rigidité musculaire, la lenteur des mouvements appelée bradykinésie et les troubles de l’équilibre ou de la posture. À ces signes moteurs peuvent s’ajouter des troubles non moteurs tels que la fatigue, la dépression, les troubles du sommeil, une perte d’odorat ou encore certaines difficultés cognitives.


  La cause exacte de la maladie reste inconnue dans la majorité des cas. Les chercheurs estiment qu’elle résulte d’une combinaison complexe de facteurs génétiques et environnementaux. Certaines expositions à des substances toxiques, comme des pesticides, ou des traumatismes crâniens répétés pourraient augmenter le risque, mais aucune cause unique n’a été identifiée à ce jour. Il n’existe pas encore de traitement capable de guérir la maladie ou d’en stopper totalement la progression. Les thérapies actuelles visent surtout à atténuer les symptômes et à préserver l’autonomie le plus longtemps possible. Les médicaments dopaminergiques compensent partiellement le manque de dopamine, tandis que la kinésithérapie, l’activité physique adaptée et, dans certains cas, la stimulation cérébrale profonde permettent d’améliorer la mobilité et le confort de vie pendant plusieurs années.


  Vivre avec la maladie nécessite une prise en charge globale et personnalisée. Une activité physique régulière, un suivi neurologique attentif, un accompagnement psychologique et des aménagements du quotidien contribuent à maintenir l’autonomie. Le soutien des proches joue également un rôle essentiel, car la maladie impacte autant la personne atteinte que son entourage.


  La maladie de Parkinson demeure aujourd’hui un défi majeur pour la médecine moderne. Bien qu’elle soit incurable, les avancées scientifiques permettent une compréhension de plus en plus fine de ses mécanismes et offrent des traitements capables d’en ralentir les effets. Un diagnostic précoce, l’adoption d’une hygiène de vie adaptée et un suivi médical régulier améliorent nettement la qualité de vie des patients. La recherche continue d’explorer de nouvelles pistes, notamment génétiques et cellulaires, dans l’espoir de parvenir un jour à stopper l’évolution de cette pathologie complexe.



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